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    02/11/2009

    Instants de grâce...(recueil Rêves divers)

     

    Au temple de mes rêves, je médite un moment,

    Admirant l’alchimie filer tout doucement

    L’écheveau des pensées, aux lisières du Levant,

    En mélanges bleutés que disperse le vent.

     

    Je suis une sirène, transformée par l’écrin

    De velours d’une scène d’arabesques d’airain,

    Sous le joug du pinceau de l’Artiste serein,

    Qui se plaît à briser la ligne de mes reins.

     

    Toute d'or, puis grisée ; jolie métamorphose,

    D’une femme et d’un rêve en parfaite symbiose,

    Qui s’amusent à s’unir dans l’alcôve des choses,

    Libérées un beau jour sur un chemin d’osmose.

     

    Si les courbes sublimes d’un corps éthéré,

    Lentement se devinent sous l’ombre jaspée,

    Par instant se répand, dans les nues irisées,

    Des nuances légères, savamment stylisées.

     

    Comme un petit enfant s’élance, oublieux

    Des dangers du dehors, l’esprit se prend au jeu

    Des subtils labyrinthes en jolis camaïeux,

    Où se perdent, ravis, les chemins du gracieux.

     

    Ces écharpes de soie qui se fondent et se traînent

    Dans le satin des gestes, délivrés de leurs chaînes,

    Frappés comme le seing sur le corps d’une reine,

    Disent la liberté et la joie suzeraines.

    ©Nelly

    25/10/2009

    Rêve sur la Loire...(recueil Rêves divers)

     

     

    C'était un matin, un matin décor,

    De ces doux débuts, quand l'âme s'endort.

    Le vent a soufflé, a soufflé si fort,

    Que les souvenirs furent silence d'Or.

     

    C’était un jour où, les mains se pressentent,

    Une aube comme ça, au cœur d’amarante,

    Où les liens terrestres, parfois, s’apparentent

    Aux déclarations d’enflammées amantes.

     

    Prophètes des soifs en ces gracieux jours,

    Superbes et muettes esquisses d’amour,

    Les doigts avertis d’un artiste sourd

    Au soleil ligneux, s'unissent toujours.

     

    La main du claveau se gante bientôt,

    Jette le plus loin son gris paletot,

    Dénude son corps comme l’Hottentot,

    Et grise les cœurs pris dans son étau,

     

    Pour trouver enfin les corps en déroute,

    Dans de vieux linceuls imbibés de doute.

    Et l'ombre noiraude, appauvrie sans-doute

    Par trop de lumière mise sur sa route,

     

    A coiffé le ciel d’un imperméable,

    Pour bien protéger les pleurs admirables,

    De ces espérances, enfin, avouables,

    Dans l’esprit ravi d’âmes charitables.

     

    C'était un matin, un matin décor,

    De ces doux débuts, quand l'âme s'endort.

    Le vent a soufflé, a soufflé si fort,

    Que les souvenirs furent silence d'Or.

    ©Nelly

    18/10/2009

    Chemin faisant…

     

    Cueille la vie, car le bonheur n'est pas

    Dans le Paradis des cimetières,

    Aussi belle que sera  la tombe,

    Aussi nombreux que tous ceux-là

    Qui feront semblant de te regretter

     

    Tout deviendra pauvre, nu, transfigurable,

    Nos meubles seront simples, simples comme des pierres

    La soif ne sera plus, nous qui aimions la soif

    Cette brûlure avait le don de nous faire vivre

     

    Mais le plus cher, et non le moins cruel

    De tous les souvenirs sera la pluie

    Soudaine, brève, cette pluie d’été

    Dont nos bouches surprises s’enivraient

     

    Nous marchions dans ce rideau, ces ondes rebelles

    C’était un autre monde que nous touchions, brillant,

    Remplaçant de ses larmes que nous n’avions plus

    Et nous en aimions tant le goût sur nos lèvres

     

    Nos sens s’enivraient de cette odeur d’herbe

    Fraîche et vivante mais pourtant déjà loin

    Souffles mêlés, cheveux défaits, de l’or

    De l’or encore sans le savoir, la fin.

     

    D’un horizon précaire, l’avenir était roi,

    Souverain incrédule d’un royaume au déclin.

    Pourtant tout est paisible, écouté sans regret,

    Mais malade en dedans, quand tout brille au dehors.

     

    Oui, cueille la vie, elle te sera plus belle,

    Au jardin des sans-noms, l’écriture est si fine !

    Et l’histoire est sereine nimbée de sa blancheur ;

    Compte bien chaque instant au cadran de ta vie.

    ©Nelly

    03/10/2009

    Songe d'automne

    Image hébergée gratuitement chez www.imagehotel.net

     

    Songe d’automne…

     

    Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres

    Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !

    La brume est épaissie, il pleut en do funèbre,

    J’entends déjà venir le cortège si lourd

     

    D’octobre et de novembre, ces jumeaux en colère,

    Qui, d’un coup sec et dur, balayent les mystères

    Des soirées douces et tièdes, parfumées d’espérance.

    Comme une fée allume, dans un ciel infernal

    L’aurore d’un miracle d’une scène banale

     

    J’écoute en frémissant le doux chant d’un oiseau

    Egaré, inconscient, jetant des petits cris,

    Comme de l’eau bénite sur mon cœur prit d’assaut,

    Par les plaies de ce froid où le soleil fut prit.

     

    Tout l’hiver va rentrer dans mon être forcé,

    Et, comme le soleil que le jour froid, glacé,

    Etreint, décolorant dans ses bras qui ne bougent

    Mon cœur enseveli dans un bloc froid et rouge.

     

    Il me semble pourtant – C’était hier l’été ?

    Et voici qu’il est là ce rougeoyant automne,

    Avec ses compagnes les langueurs monotones !

    Ce bruit mystérieux sonne l’éternité.

    ©Nelly

    06/07/2009

    Voyage...

     

    Voyage…

     

    Nous partons mon Chéri

    A la flamme du temps !

    Et qu’importe le vent

    Qu’importe les marées

    Nous partons mon Chéri

    A la flamme du temps !

     

    Le voyage est un fou

    Qu’aucune loi n’émeut

    Il vole les matins

    Et s’élance au-dehors

    Le voyage est un fou

    Qu’aucune loi n’émeut

     

    Et les quatre-saisons

    En font leur loi divine

    Renaissant chaque fois

    Qu’il est possible d’être

    Et les quatre-saisons

    En font leur loi divine

     

    Alors, sabre-au-clair

    Marchons la tête haute

    Sans regarder l’avant

    Autrement qu’en nos rêves

    Alors, sabre-au-clair

    Marchons la tête haute

     

    Nous partons mon Chéri

    A la flamme du temps !

    Et qu’importe le vent

    Qu’importe les marées

    Nous partons mon Chéri

    A la flamme du temps !

    ©Nelly

    14/05/2009

    Sans histoire...

     

    Sans histoire…

     

    Je veux vous raconter ces molles enchanteresses

    Ces diverses beautés qui parent la jeunesse

    Je veux peindre en tout point la beauté de ces temps

    Où l’enfance s’allie aux matures latent

     

    Quand au vent balayant, ils offrent leur minois

    Ils nous font cet effet, à la coque de noix,

    D’un beau navire partant en conquête de large

    Placides et triomphants dans leurs habits si larges

     

    Et pourtant si fragiles dans leurs espoirs dormants

    Ces futurs chevaliers, ou ces pauvres amants

    Leurs gorges qui s’avancent, panneaux bombés et clairs

    Comme des boucliers accrochent leurs éclairs

     

    Quand au vent balayant, ils offrent leurs minois

    Ils nous font cet effet de craintes qui se noient

    Dans le sillage triste de ces étranges grâces

    Qui ont perdu la foi et se trouvent en disgrâce

     

    Et pourtant si fragiles dans leurs espoirs dormants

    Ils conquièrent parfois bien inopinément

    Ce rythme caressant, si lent, si paresseux,

    De ceux qui bougent tout sans devenir chanceux

     

    Je veux vous raconter ces molles enchanteresses,

    Ces diverses vertus dont seul une maîtresse

    Ne connaît pas le prix puisque libre est son corps ;

    Armoire aux doux secrets, alcôve sans décor

     

    Sous les volcans qu’ils chassent survivent les tourments

    Quand au vent balayant ils offrent leurs minois

    Qui, pourtant si fragiles dans leurs espoirs dormants

    Veulent vous raconter ces craintes qui se noient.

    ©Nelly

    29/04/2009

    Mon herbier imparfait...

     

    Mon herbier imparfait…

     

    Le plaisir de plonger dans cette volupté

    D’évoquer le Printemps avec ma volonté

    De tirer un soleil de mon cœur et de faire

    De mes immaculées une tiède atmosphère

    Est un reste d’enfance au parfum de verveine

    De menthe et de jasmin, qui souvent me reviennent

    Et font s’évaporer mes soucis vers le Ciel

    En remplissant gaiement tous mes sens de miel

     

    C’est un si vaste champ que l’on peut feuilleter

    Cet herbier-souvenir au corps agrémenté

    D’herbes devenues rares, bric-à-brac si confus

    De formes et de couleurs, de parfums inconnus

    De majestueuses lignes comme un cygne évadé

    De sa cage de vert dont l’or vient à aider

    Le soleil délicat par fragments s’établir

    Achevant en beauté la page souvenir

     

    Dans la fraîcheur des prés où la rosée s’amuse

    A rajeunir l’été pour en être sa muse

    Par la grâce de l’herbe s’allument les couleurs

    Pour le bal des amis habillés de lueurs

    Nuances de doré, de pourpre ou de carmin

    Toute vie en essence parcoure ces chemins

    Comme on cherche le rêve, nous voyons nos sommeils

    Danser sur une terre parsemée de vermeil

    Et, quand la nuit tombée, ils entrouvrent leurs mains

    Les anges aux cheveux blonds dansent avec les lutins

     

    Rien ne bouge vraiment, et pourtant tout s’anime

    Dès que nos yeux parcourent l’immensité de rimes

    Butent sur l’ancien nom au latin suranné

    Et que l’on décortique comme le ferait un nez

    Respirant malgré nous ces parfums de jeunesse

    Nous enivrant, ravis, des errances traîtresses

    Nous parcourrons ainsi millier de kilomètres

    En voyant l’aube pâle grandir à la fenêtre

     

    Ainsi dans l’océan où mon esprit s’exile

    Je pense aux matelots oubliés dans une île

    Par la verte bleutée d’une algue capricieuse

    Qui résonna sans doute d’une voie mélodieuse

    Les trompant sans vergogne dans ce somptueux décor

    Où ils cherchent toujours le plus petit accord

    Qui les réunira, ouvrira leur pensers

    Pour un beau jour enfin ! Chez eux les ramener.

     

    Mon herbier imparfait, mon monde de fraîcheur,

    Derrière les ennuis et les vastes douleurs,

    Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,

    Devient celui qui peut, d’une aile vigoureuse

    S’élancer vers les champs lumineux et sereins

    A l’instar d’un ange et son grand front d’airain

    Qui, ailes déployées, par-delà la mappemonde

    Sillonne gaiement l’immensité profonde.

     

    Souvent, pour m’amuser, je prends pour équipage

    Les étoiles de mer, et les algues sauvages,

    Les jolies fleurs des champs, et les herbes folâtres

    Et je sèche leurs corps comme statue d’albâtre,

    Eternisant ainsi leur beauté éphémère

    Mêlant à chaque fois la forêt et la Mer.,

    Dans une union sacrée aux espaces limpides

    Dont le feu clair remplit leur délicieux vide.

     

    Il est possible en fait de renouer l’alliance

    Mystérieuse et subtile, où la nature danse

    Entre plantes et femmes, hommes et adiantes.

    Ressusciter ce pacte entre créatures vivantes,

    Tous à la recherche de l’essentiel, transparente

    Magie des instants oubliés, mystères des corps

    Des âmes en fusion, dont la souffrance s’endort

    Dès lors que l’union s’accomplie, tout doucement

    Force d’aimer, originel enchantement.

     

    La voie des sens, des parfums, raffinement extrême

    Perception de ce que nous devons être mêmes

    Et non de ce que nous sommes, las, devenus.

    Nos émotions, nos instincts profonds, confondus

    En mémoires natives, à l’inverse des synthèses,

    Ne se contentent pas d’ouvrir une parenthèse

    Mais une émotion vraie, excursionniste et pure

    Pèlerine d’émois dans un désert impur

     

    J’aime ce monde là, végétal et vivant,

    Simples des jardins, sauvages nées sous le Vent.

    Tel un arbre et son écorce, je respire, grandit,

    Dans cette alchimie séculaire, mon souffle suffit.

    Je ferme les yeux et perçoit cet horizon

    De nacre et de bleu en parfaite floraison.

    Point n’est besoin pour moi d’être ailleurs qu’ici,

    La force de mon corps, symbolique sursit.

     

    Marche en avant précise sur les sentiers du temps

    Cœur et cheveux au Vent, je me donne souvent,

    Amoureuse d’effluves nécessaires à ma vie,

    Surprise à chaque fois quand l’étreinte survit

    Longtemps après que les corps se soient dispersés…

    Et doucement je flotte, douce coquille bercée,

    Fragile dans la mère des senteurs recouvrées,

    Où j’aime me noyer…venez m’y retrouver.

    ©Nelly

    09/02/2009

    Ebauche de l'esprit...

     

     

    Ebauche de l’esprit…

     

    Le charme est indéniable pour le cœur amoureux…

    Dans le nid de ces yeux, où rien ne se révèle

    De doux, ni d’amer,

    Se blottissent, ravis, les sens où s’entremêlent,

    L’Or avec le fer

    Orfèvrerie si pure et ahurissant jeu

     

    Comme le sable morne recherche le désert,

    Le sentiment perdu réclame son azur

    Dans ton corps si beau !

    Resplendit à jamais comme un trésor qui dure

    Miroir de ta peau

    Mer odorante et vaste, et jamais ne se perd

     

    Quand tout n’est qu’Or, acier, lumière et diamant,

    La froide majesté ni trouve point sa place

    Belle d’abandon

    Et son âme rêveuse se liquéfie de glace

    Cherchant à tâton

    Le fardeau de l’errance pendue au firmament

     

    Lors sa tête d’enfant écrasée de paresse

    Se balance en cadence alanguie et heureuse

    Au creux de ton cou

    Et la bouche remonte lentement et fiévreuse

    Recherche le tout

    Promis par cette nature avide de caresses

     

    Rappelons-nous l’objet que nous vîmes, mon âme,

    Ce beau matin d’été, sous un Soleil si doux

    Et Ciel pour témoin

    Au fond de nos regards, lit semé de cailloux,

    Au vent du matin

    Qui, surpris, nous regarde, puis d’un souffle se pâme

     

    Tout cela descendait, montait comme une vague,

    Déferlante et docile, tout à tour, et vivante

    Egale au plaisir

    En formes effacées, fluides, comme l’eau courante

    Tel un souvenir…

    Une traînée de vide et de plein qui divaguent

     

    Ebauche lente à venir sur la toile oubliée,

    Perdue dans le dédale de toutes ses pensées

    Et que l’Artiste achève juste par la mémoire

    Mais au fait j’y songe… Etait-ce la mémoire ?

    ©Nelly

    20/11/2008

    C'est si beau...

     

    C’est si beau…

     

    Un cœur qui brille dans la pénombre

    Et ne sait plus où est le nombre

    Tant la Lumière est apparente

    Et la Vérité sous-jacente

    C’est si beau

    Un ange parfois assoupie

    Au bord du Monde qui dévie         

    Comme le satin d’un cercueil

    Qui oblige qu’on s’y recueille

    C’est si beau

     

    Un violon nomade du Soir

    Qui chante le doux sur le tard

    Sans accompagner la tristesse

    Vers la sortie telle une princesse

    C’est si beau

    Ces mains qui jouent de l’arc-en-ciel

    Sur la toile de l’inertiel

    Et puis ces cris…et puis ces riens

    Qui changent le pieu en païen

    C’est si beau

     

    C’est si beau de croire à l’oubli

    D’y voir un champ sans aucun pli

    Un chant d’Amour qu’aurait aimé

    Un poète fou ou bien désuet

    C’est si beau …

    C’est si beau de croire que jamais

    L’ab solitude est un chevet

    Sur lequel repose le foyer

    Qui brûle au cœur d’un air noyé

    C’est si beau

     

    De penser au lieu de le faire

    De l’espérer comme l’enfer

    Alors que l’Amour inédit

    Se contente du Paradis

    C’est si beau

    De regarder sans vraiment voir

    La peau si blanche sous satin noir

    Et la noirceur du désespoir

    C’est si beau

     

    De se réveiller un matin

    Et de se dire : « je n’crois en rien ! »

    Et de sourire à l’enfant né,

    Simple caprice d’ailleurs, inné

    C’est si beau

    Un cœur qui brille dans la pénombre

    Et ne sait plus si vit son ombre.

    C’est si beau…

    ©Nelly

    22/04/2008

    Ferveur...

     

    Ferveur…

     

    Je remercie le destin et je rends grâce,

    Au déroulé des jours qui s’amusent, et passent,

    Pour ce cadeau du Ciel

    Qu’est l’Amour Eternel

     

    Quand je te regarde, je sais ce qu’est ma Vie ;

    Le chemin des doutes de mes rêves, suivi,

    Nos croisements de cœur

    Perdus, à contrecœur.

     

    La rivière de nos heures charrie les sens,

    De ces journées quotidiennes qui encensent

    Les peines qui s’éloignent

    En douceur et témoignent

     

    De notre rencontre et de notre richesse.

    Etre à tes côtés est une allégresse,

    Une suite de joies

    Qui tapisse de soie

     

    La maison de nos rêves que nous partageons

    Simplement, avec tous les êtres sans façon,

    Priant qu’ils soient heureux

    Dans ce monde poudreux.

    ©Nelly

    09/04/2008

    Percée...

     

    Percée…

     

    Là où la lampe brille, où la porte grince,

    En s’ouvrant davantage, il y a ce rayon.

    Il recolore le sable où dansent les grillons,

    Collectionneurs d’obscurs, dans l’aube qui se rince

     

    Sans mémoire ni visage, quel mal ont-ils souffert,

    Avant même de naître princesses ou même princes ?

    Dans un monde vénal ou l’orgueilleux nous pince,

    Il dansent dans le sable qu’ont foulé tant de serfs

     

    Rentre, lui a-t-on chuchoté, à ce rayon,

    N’éclaire pas trop loin les marâtres diurnes

    Préfère donc ainsi les envolées nocturnes

    Noyées dans l’ivresse d’un joyeux tourbillon

     

    Telle cette Lumière dans l’esprit taciturne

    Qui luit quand on la quitte, hésitation de l’iambe,

    Qui ne veut plus écrire et se perds dans ses jambes,

    Et ne franchira pas le cercle de saturne

     

    Il s’en va retrouver une autre ombre dansante,

    Ni déjà la musique, ni déjà plus le bruit,

    Une douce façon de laisser dans le fruit,

    Le vers qui s’emmitoufle de songes qui le hante

     

    Qu’aura donc duré, en temps, cet étrange abri ?

    Au creux duquel, pourtant rechanterait le monde

    S’il savait écouter avec la foi profonde

    De ceux qui n’ont plus rien mais savent le sens_cri.

    Nelly

    17/03/2008

    Organza...

     

    Organza…

     

    La forme de nos rêves se confond en instants

    Chaque fois que le Ciel se perd dans l’Océan

    En kyrielle d’éclats ressemblant aux opales

    Qui parsèment le Temps d’aurores boréales

    Où s’oublie l’absolu dans l’antre bienséant

     

    Et que nous engluons d'un manteau éphémère

    Qui détruirait nos âmes si nous n'étions d'éthers...

    Du règne végétal, je retire un instant

    Un chef-d’œuvre de verre où dormira longtemps

    L'impression que nos rêves redorent notre Terre

     

    Parcourrant en riant les chemins de nos odes.

    Transparente de bleus la Fiancée de l’Aube

    Dans ses voiles nimbés de fragiles ulmaires

    Chuchote aux oreilles des bises de Frimaire

    Des flocons de serments qui souplement s’érodent

     

    Et répandent lascifs des volutes d’esters.

    De n’avoir pas suivi le sentier des épeires

    L’oranger sécrété des pétales corrode

    Le carmin sanguinaire que l’Aurore rebrode

    De nos regards anis où l’étoilée se perd

     

    La soierie des visions tapisse l’horizon

    De dentelles subtiles au délicat coton

    Qu’un délicieux nacré sublime de parterres

    Où grandissent ravies les douce cimeterres

    Gardiennes silencieuses des secrets adytons.

    Nelly

    15/02/2008

    Recueil

     

    Roman noir…et blanc

     

     

    Lecture…

                                            I

    Beauté sauvage d’une illusion comme un voyage

    Comme un chemin qui nous parcoure de douceur blonde.

    Une lecture, pour nous précieuse, dans nos bagages

    Que nous aimons à parcourir ; chemin de ronde.

     

    Quand l’air est immobile, tout semble rêvasser ;

    On dirait que le Ciel aime la solitude

    Et que l’onde elle-même adore bavasser

    En glissements emprunts d’une grave attitude.

     

    Dans cette promenade, l’espérance construite

    Résonne doucement d’un air tendre et serein ;

    Un mystère divin que l’homme, tout de suite,

    De questions, assombrit d’une chape d’airain.

     

    Comme une sérénade rédigée par amour

    Que l’on déclame un soir au bonheur d’un balcon,

    Et qui, dès l’aube née, dénuée de glamour,

    S’assoupit lentement dans nos esprits féconds.

     

    Puis le Silence fait qu’on voudrait se sauver,

    Ce Silence éternel protecteur et sournois,

    Qui s’abat sur le corps tel un lieu dépravé,

    Qui d’accueillant le soir, à l’aurore nous noie.

     

                                            II

    Tout à l’heure j’entendais résonner doucement,

    L’orage des pensées, tourbillonnantes rondes,

    Nuées de ces soirées en étoffe d’aimant

    Qui s’accolent à mon être comme un essaim de mondes.

     

    A chaque fois que je m’enivre de ses mots

    Il devient une pluie, surprenante et cruelle,

    Brève et pourtant si longue dans les plis de mes maux,

    Mais si chère à mon âme dont elle est la ruelle !

     

    Comme une pluie d’été, nous en aimons le goût

    Sur nos lèvres scellées, quand seuls nos sens aigus

    Aiment à emporter les aquarelles, où,

    Les yeux se sont perdus dans des rêves ambigus.

     

    Une hâte secrète nous appelle parfois

    Derrière les volets qui cèlent nos envies ;

    Cet or que l’alchimie, au manquement de foi,

    Aura autant cherché, que l’esprit, l’exuvie.

     

    Diva, ne nous sachant, la lecture innocente,

    Fait entendre sa voix qui veut si bien qu’on l’aime,

    Et tôt après le Ciel nous donnait, consentante,

    La clarté du Soleil à l’étrange enthymème.

     

                                             III

    Parcourir aussi bien le mystère profond

    De ces livres si chers aux âmes engourdies,

    Est un plaisir charnel, comme serait, au fond,

    Le sein qu’aime à rêver l’artiste au cœur transit

     

    L’étoffe des écrits tapisse les heures sombres

    De rouge dégradé du rose à l’indigo

    Imagine, passant, la musique des nombres

    Souffles mêlés des rêves aux instants mendigots

     

    Lumière de nos la, éprise de son chant,

    Dansante, illuminée, accompagnant le temps

    Où le refuge n’est plus qu’un cri chevauchant

    La monture des sens emportés pour longtemps

     

    Qu’en lieu, encore, de nuit, elle s’arrête et frappe

    A des portes fermées d’où les mots inversés

    Retrouvent enfin le rêve quand le sommeil nous frappe

    Et entrouvre ses mains pour mieux nous caresser

     

    Penchons-nous l’un vers l’autre, en se touchant à peine,

    Rassemblons tous nos mots pour enfin se comprendre,

    Et nous verrons ainsi nos ombres sous les frênes,

    Lourdes d’eau et de musc, s’aromatiser d’ambre.

     

                                            IV

    Avant le jour si clair, comme peut-être la Nuit,

    La beauté absolue des signes accordés

    Dans l’accords des principes des lignes raccordées

    Devient fleuve de vie aux couleurs sans ennuis

     

    Du sable, puis de l’écume dans ce lit préparé,

    Plus de passage à gué, rien que de l’herbe haute

    Et dessin qu’elles nous font quand le rêve tressaute

    En marchant sur les dunes sans jamais l’écraser

     

    Que son monde demeure à l’absence sans mots

    Si d’aventure nous ne serions qu’un à jamais

    Dans la couleur de l’ombre, et si désormais

    La feuille devient sèche sous le regard d’émaux

     

    Et lorsque l’on revient dans la chambre si claire

    Pour revoir notre hier plein de désillusions

    C’est à demain nos ombres faisant leurs ablutions

    Que je confierai bien le bâti de mon aire

     

    Pourvoir prêter l’oreille pour entendre d’abord

    La musicalité des écrits de jadis

    Du sang de nos aèdes, coulant des interstices

    De nos statues vivantes figées de prime abord.

     

                                             V

    Aux lecteurs avisés je ne dirais qu’un mot :

    Vous avez empoigné les crins de l’aventure

    Avec une telle fougue que l’on pourrait y voir

    Un œil remplit de feu et de mésaventures

    Oublieux de maîtrise au pied de l’écritoire !

     

    Poète, notre sang, bouillonne dans nos corps !

    Suintant comme l’encre à travers le buvard

    Expirant chaque jour en bénissant nos plumes

    Qui confère puissance et faiblesse au hasard

    En fabriquant de l’or transpirant par nos pores

     

    Et quand je m’assieds face au jusant de ces larmes,

    Que mes amis si chers ont versé dans la brume

    Pour essayer en vain de nous apercevoir,

    Je me dis que la vie est faite d’amertume

    Mais aussi de parfums qui souvent nous désarme

     

    Qu’il serait bon je crois de ne plus regarder

    Qu’avec les yeux du cœur, ou tout du moins le soir

    Aux lueurs des chandelles, relire nos bouquins

    Pour y puiser la force un rien ostentatoire

    Et continuer de lire sans jamais décider

     

    De ce qui est ou non le meilleur du souffrir

    Et prendre le chemin du sentier taquin

    Qui titille, ravit, nos souvenirs légers

    Qui, de leurs promenades, ramèneront chacun

    Un peu de leur vécu qu’ils voudront nous offrir.

    Nelly

    07/02/2008

    Départ...(L'Hiver suite et fin)

     

    Départ…

     

    Tu disparais ainsi, glacé sous ton manteau

    Fantomatique Hiver au teint marmoréen

    Dans l’autrefois sans tain de la Lumière d’airain

    D’humaines vies précaires déposant leur veto

     

    Elles aiment les clameurs des bruits de ton silence

    Feutrées par la froidure sous un soleil meurtrit

    Mais ta couleur laiteuse, au cœur des incompris

    S’apparente à la mort, singeant son indolence

     

    Il manque en eux c’est vrai, cette odeur d’herbe sèche

    Restée à les attendre depuis le dernier Vent

    Cachée dans leur mémoire, bien orgueilleux savant

    Qui dort dans leurs eaux calmes où l’esprit se dessèche

     

    Dans leurs maisons perdues de trop longues journées

    Leurs mots ne semblaient plus ne parler d’autre chose

    Que de ton remplaçant au corps tiède qui ose

    Détrôner dans leurs couches cet amant suranné

     

    Ils savaient tous aussi, que l’été allait poindre

    Ramenant avec lui les rayons salutaires

    Avançant, majestueux, brillant au baptistaire,

    Dans l’acte lumineux des âmes qu’il faut oindre.

    Nelly

    02/02/2008

    Recueil

    Roman noir…et blanc

     

    Confidences…

     

                                           I

    J’aime le souvenir de ces époques là,

    Dimensions incertaines où l’esprit aime à dire

    La jouissance des songes source de l’au-delà ;

    Corps simples que le temps ne saurait assagir.

     

    Poète d’aujourd’hui, j’aime ainsi de pouvoir

    Ecrire sans façon les natives erreurs

    Des vues de nos esprits, ces lieux où se fait voir

    La nudité de l’homme au tréfonds des splendeurs.

     

    Voilà pourquoi je plante le décor des plaisirs

    En délicates phrases ou plaisantes couleurs,

    Car la Nuit est plus belle quand elle peut s’enrichir

    Des sentiments cachés dans l’antre des ferveurs,

     

    Et son rire trempé de pleurs qu’on ne voit pas

    Peut inonder les terres de sentiments nouveaux,

    Pourvu que l’eau en sang ne se transforme pas

    En creusant des trous grands comme un champ de tombeaux ;

     

    - Réceptacle vivant d’impassibles rosaires,

    Où il faut employer la pelle et le râteau-

    Trouvera dans son sol un peu de notre terre

    Pour l’emporter enfin vers l’île de Watteau.

     

    Et qui sait si les fleurs enfin tapisseront

    Les murs de nos hommages aux idées d’autrefois,

    Si j’aime, aux souvenances, préférer le giron

    De l’Amour romantique qui s’enfuit quelquefois !

     

                                           II

    Appelant les morsures que le temps nous inflige

    Des « cicatrices » dues à nos erreurs passées,

    Nous martelons ainsi la terre qui nous afflige

    En nous forçant à vivre d’un poids outrepassé,

     

    Et d’un rayon d’hiver transperçons nos étés

    Tout chargé de mystère et de faible froidure,

    Afin que nos enfants n’aient point à supporter

    Les croyances de fer qui lestent nos armures.

     

    Comme l’azur du Ciel, les oiseaux et les fleurs,

    Nos parfums, nos chansons et nos écrits laissés

    Dénués de l’orgueil que l’on prête aux vainqueurs,

    Glisseront, tel un baume, sur les âmes blessées,

     

    Répandant, insouciants, leurs effluves nacrés,

    Construits de bonheurs simples et générosité,

    Dans l’œil limpide et clair d’une source sacrée

    Où la sainte jeunesse sera infinité.

     

                                           III

    J’aime aussi la pensée de voir qu’on peut aimer

    L’idée, même sans elle, pourvu qu’elle soit ermite

    Dans l’esprit d’un ascète, puis devient favorite

    Par la force d’un Vent, libertin, déclamé,

     

    Qui joue avec le Ciel, cause avec les nuages

    Pour retranscrire en pur tout ce qui ne l’est pas,

    Cherchant à deviner sans le moindre faux-pas,

    Au moins ce qui ne peut être de son voyage ;

     

    Car l’espoir est ainsi, usurpant les passions.

    Il pose sur nos têtes sa forte et frêle main,

    Se frayant en nos âmes un douloureux chemin

    Fait de force et de vies baignées dans la scission,

     

    Division de couronnes, de terre et puis d’enfer

    Dans les rangs douloureux de nos saintes questions,

    Imposer par le fait même de nos actions

    De traverser les temps et tous les univers.

     

    Comme de longs échos qui de loin se confondent

    Dans une ténébreuse et profonde unité,

    Nos jugements érodent de pâle absurdité

    Nos intuitions si belles qui à jamais se fondent.

     

                                            IV

    Quel dommage mes amis ! Que la pensée ne soit

    Que cette onde légère dans l’esprit incertain !

    Car si dans le contraire, elle devenait une arme

    Nous serions sans doute combattants du matin,

    Pleins de force et de vie où la violence sursoit !

     

    Nous voudrions, c’est sûr, sécher toutes les larmes !

    Sans en omettre aucune ! Déni de la raison

    Que ce flot intangible, qui coule lentement,

    En dehors de nos corps comme autant de saisons,

    Devenant, chaque fois, fleuve qui nous désarme.

     

    Les yeux pleurent souvent, mais le corps rarement

    Ou alors quand il pleure nous ne l’entendons pas,

    Convertis que nous sommes à nos chagrins apôtres.

    Pourtant qu’il est si doux de se plaindre, n’est-ce pas ?

    A vous faire oublier la force des serments !

     

    J’aime à penser parfois que la raison se vautre

    Dans les limbes du temps en oubliant ainsi

    De tout réglementer dans un ordre passif :

    Les sentiments, l’amer, la victoire d’un autre,

    Ou d’une autre vision que l’on perçoit aussi,

     

    Qui s’arrête ravie de nous apercevoir,

    Puis ramasse ses gouaches pour aller peindre ailleurs

    Un tableau délicat qu’une âme plus subtile

    Glissera lentement dans le creux de ses heures

    Pour pouvoir écouter les mots qu’on ne peut voir.

     

    Oui vraiment, mes amis, l’aboutit est bien vil,

    Si nous nous persuadons que la pensée n’est rien !

    Qu’une secrète lueur dans le nid de nos âmes ;

    Résultante improbable d’un produit eulérien,

    Inondant nos déserts d’une pluie infertile !

     

                                           V

    Indubitablement, mon intention d’écrire,

    Obscurcie de question dans ma Lumière moderne,

    Devenait prosodie, mystérieux délire

    Constitué de pensées que la musique cerne.

     

    C’est vous dire, Chers Amis, à quel point il est pur

    De contempler, sereins, nos raisons jouvencelles !

    Et d’en admirer l’art d’une fraîcheur qui dure

    Avant que de comprendre son âge réel

     

    Si primitivement, nos intuitions réveillent

    En nous quelques questions, il est sain d’aborder

    L’origine des lois, qui régissent l’éveil

    Dans le fait de poser simplement nos idées,

     

    Sur de très jolies feuilles, blanches, immaculées

    Et de bien savamment les assombrir de lettres,

    D’expressions ou de termes, où se trouvent acculés

    Nos chagrins et nos rires dans les rangs de nos êtres.

     

    Puis, juste divaguer dans le bruit du silence,

    L’esprit baissé sur le futur, poudré de rêves,

    De ceux qui aiment là, éclabousser l’enfance

    De belles confidences qui parcourent la drève.

    Nelly

    28/01/2008

    Nuit d'hiver...(L'Hiver suite)

     

    Nuit d’hiver…

     

    Hiver du fond des âges, enfant aux yeux obscurs

    Comme toi, Nuit immense, mes pensées sont mêlées

    De foi et de tendresse, de parfums qui rassurent

    De rondes avec les elfes et séraphins ailés.

    Hiver du fond des âges, enfant aux yeux obscurs

     

    Par ton charme profond, magique, tu nous grises

    Amante sensuelle, égérie de nos songes

    Je reconnais bien là ton Eminence grise

    Tapie au fond des grâces désavouant le mensonge.

    Par ton charme profond, magique, tu nous grises

     

    Amante de l’hiver, tu aimes à contempler

    La douceur d’un foyer, la beauté des caresses

    Tel un fluide pudique qu’il nous  faut inhaler ;

    Effluves interdits qu’on dévoile aux maîtresses.

    Amante de l’hiver, tu aimes à contempler

     

    Tous ces serments d’éther, ces baisers interdits

    -Que ta robe épaissit ainsi qu’une cloison-

    Rendent doux et amer ton hiver érudit

    Elevant en mémoire d’une lente oraison

    Tous ces serments d’éther, ces baisers interdits

     

    Beau cadre sans peinture où le génie s’éveille

    Tu as je ne sais quoi d’étrange et captivant

    Tel un spectre limpide glissant dans nos sommeils

    Tu effraies, tu fascines, libérant tes solvants.

    Beau cadre sans peinture où le génie s’éveille

     

    Tous mes écrits pareils à des fables casuelles

    Se distinguent parfois des volontés mystiques

    Diluant en ton corps leurs ombres spirituelles

    Où l’ébène remplit d’idéal ascétique

    Tous mes écrits pareils à des fables casuelles

    Nelly

    14/01/2008

    Adamantin...(L'Hiver suite)

     

    Adamantin…

     

    C’est le socle d’un cœur

    Le souvenir lointain

    D’un Printemps libertin

    D’anémones en fleurs

     

    Paraphant le diamant

    D’une épitaphe libre

    Ce radieux équilibre

    Singe le firmament

     

    Pour l’esprit qui s’évade

    La promenade est belle

    Dans ce lieu irréel

    Où le songe parade

     

    La pureté des actes

    Redonne le frisson

    Aux donneurs de leçons

    Qui distribuent les tracts

     

    Sur les terrains minés

    Des moins belles histoires

    Destructrices d’espoir

    Aux fins déterminées

     

    Il suffit de vouloir

    Voir le socle d’un cœur

    D’un Printemps sans rancœur

    Pour t’y apercevoir…

     

    Adamantin…souvenir.

    Nelly

    06/01/2008

    Façades...(l'Hiver suite)

     

    Façades…

     

    Les immenses façades qui ne reflètent rien

    Alignés sous mes yeux qui ne regardent pas

    Font partie d’un décor que je ne renie pas

    Et que j’aime à dorer au gré de mes instincts.

     

    Je perçois une vie aux fenêtres celées

    Qui dissimule tout et révèle si bien

    Le battement d’un cœur aux rythmes amphibiens

    Tel un fleuve serein aux joies dissimulées.

     

    Une fenêtre et puis, une fenêtre encore

    Et parfois un balcon au cœur d’une mêlée

    De jardinières vides, où les fleurs adulées

    Reviennent refleurir, au Printemps, le décor.

     

    De toutes les couleurs, c’est le gris qui domine,

    Car le Soleil d’hiver ne se charge pas d’Or ;

    Les illuminations se logent au dehors,

    Dans les douces guirlandes qui lui donnent bonne mine.

     

    Alors les arabesques, légères et dorées,

    Qui rappellent aux fleurs leur écrin d’étamine

    Colorent ainsi les rues, et façades illuminent,

    Comme des miroirs sans tain, mais que j’aime à dorer.

    Nelly

    03/01/2008

    L'Hiver...

     

    L’Hiver…

     

    Sous son glacial manteau, je contemple l’Hiver

    Qui gélifie mes mots et engourdit mes vers ;

    Aux Editions « glacées », l’éditeur est « divers ».

    Oui, sous son froid manteau, je contemple l’Hiver.

     

    Parfois, au fil des mots, je perçois le revers :

    Que sous son blanc manteau, il tremble mon Hiver ,

    Et grelotte de froid dans ses voies de travers.

    Oui, sous son froid manteau, je contemple l’Hiver.

     

    Calligraphiant le beau, je découvre l’envers

    Du décor d’émaux où s’est oublié le vert…

    Précipité de gris comme un tableau d’Anvers.

    Oui, sous son froid manteau, je contemple l’Hiver.

     

    Même les chants d’oiseaux, emprisonnés du verre

    Du linceul de l’eau, « remplissent » l’Univers

    De murmures feutrés, lorsque l’écho s’avère.

    Oui, sous son froid manteau, je contemple l’Hiver.

     

    Pourtant sous ce manteau, mes stances si sévères,

    Se réchauffent de beau au feu de tes yeux verts

    Où la flamme d’Amour se tortille, légère,

    Oui, sous son froid manteau, j’adule mon Hiver.

    Nelly

    04/12/2007

    Le bleu de notre azur...(L'Aube Nouvelle suite et fin)

     

    Le bleu de notre Azur…

     

    Etonnamment visible

    Au bleu de notre azur

    S’accroche l’invincible

    Au saphir de nos murs

     

    Il revêt l’impossible

    D’une douce parure

    Etonnamment visible

     

    L’image qui perdure

    Capture l’accessible

    Dans le bleu de l’azur

     

    Où le son inaudible

    Des accords, semble pur,

    Etonnamment visible

     

    Quand s’ébat la mesure

    Sur des Ut impassibles

    Dans le bleu de l’azur

     

    Et mon rêve accessible

    Regagne mon cœur pur

    Etonnamment visible

    Dans le bleu de l’azur

    Nelly