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    05/10/2009

    Un jour de pluie, à la fenêtre...

     

    Un jour de pluie, à la fenêtre…

     

    Un souffle impatient secoue  les feuilles des arbres,

    La rivière des pluies glisse sur les toits glabres

    Et l’horizon blêmit ;

    Les nuages, affolés, courent se réfugier

    Dans le cocon ouaté des anges effrayés,

    Pour attendre la nuit

     

    Des plaques de métal ont mis leur campement

    Dans le ciel orphelin du doux rayonnement

    De son astre doré,

    Assombrissant d’un coup les lisières boisées,

    Recouvrant de leurs voiles les étendues toisées,

    De nouveau dédorées.

     

    Tout semble dilué dans cet étrange nu.

    L’aquarelle figée d’un artiste inconnu

    Nous emmène hors du temps

    Nous rappelant ainsi qu’existe l’éphémère,

    Et que l’homme a le temps d’en connaître l’amer

    Dans ses cruels instants.

    ©Nelly

    03/07/2008

    Tout simplement...

     

    Tout simplement…

     

    Marcher dans le silence d’un Etre d’apparence,

    Me semble pure beauté.

    Et sortir de son monde sans frôler la démence,

    Un goût d’éternité !

     

    Comprendre qu’il revient d’une autre page blanche

    Est un défit aux jours

    Qui passent et se prélassent, et se payent une tranche

    Dans le fruit du toujours.

     

    Sans la course du Soir, sans la barque des mots

    Comment puis-je connaître

    L’envolée onirique que nous offrent les maux

    D’une vie de paraître ?

     

    Se souvenir du Tout quand la mémoire est faible,

    Sur une pierre tombale

    S’inscriront à jamais les noms que l’on dit fiables ;

    Les autres en cavale.

     

    S’entrouvrir et soudain, se faire donc parole,

    Pour les mieux écouter,

    Et ne plus croire en vain aux douces paraboles,

    De ces odes ratées.

     

    Etaler le désir des jours parmi les rêves,

    Silencieux et prudents,

    Mais le vouloir quand même malgré la triste grève

    De l’espoir impudent.

     

    Je vais passer le gué et demander rivage,

    En lançant mes écrits

    Aux quatre cardinaux… quel étrange voyage,

    En saurai-je le prix ?

    ©Nelly

    13/06/2008

    L'absolu(e)...

     

    L’absolu(e)…

     

    Traversée des maux sur un bateau rempli de mots,

    D'un pont à l'autre, regard vers l'autre rive

    Douce tristesse, mais sans autre dérive…

    Quel beau voyage sous Ciel d’émaux !

     

    Le Crépuscule pour l'Aube

    N'est finalement que l'amant illusoire

    Qui, au matin se dérobe,

    Pour mieux s'en revenir dans son manteau du Soir

     

    Le son des vagues et le bruit du Silence

    Paradoxes divins à chaque pas qui dansent

    Traducteurs placides d’oreilles accomplies

    Nous rassurent parfois dans ce monde d’oubli

     

    Et que dire enfin du chant de nos sirènes ?

    Litanie douloureuse d’ improbables Chimène

    Ou bien vrai chant d’Amour pour marins avertis

    Qui ne verront jamais leurs rêves pervertis ?

     

    L’Aube pour le poète devient muse au matin

    Dévoilant, sensuelle, ses charmes incertains,

    Acolyte pourtant d’une Nuit qui divise,

    Martyrisant chacun où chacune s’enlise

     

    Refusant à la page l’entrée de ses douceurs

    Dans l’immaculée place que cadencent les heures,

    Martyr du poète qui pourtant ne voudrait,

    Pour rien au monde en fait, modifier d’un tiret

     

    Ce tortureux* voyage rapporté en ses Terres.

    L’alchimie des saisons cultivée en parterres

    D’étranges frondaisons greffées sur des supports,

    A l’Amour de nos mots, confèrent des efforts.

     

    Toutes ces impressions posées sur une toile,

    Que les années calmes noblement nous dévoilent,

    Renforcent nos matins et nos soirs illuminent

    Par l’ingénue flexion d’une page sublime,

     

    Dévote et si près de nos absolutions,

    Qu’il nous semble normal d’être imperfection,

    Bien loin des interdits et des enseignements

    Que nous avons reçu de nos « sages » parents.

     

    Paradoxe étrange, mais vraie bizarrerie,

    De se sentir si bien dans ce pur paradis…

    Pour avoir ce qu’il faut et nous sentir heureux,

    Mais voudrions quand même asservir les Cieux!

    ©Nelly

    11/04/2008

    Rivage...

     

    Rivage…

     

    Ô souvenir, tes arbres sont, devant le Ciel,

    En fleurs, et l’on croirait qu’il neige des pensées !

    Ethérées, absolues. Mais la foudre s’éloigne

    Sur le chemin joyeux, et le Vent en témoigne

    Par son trop plein de grains qu’il répand, empressé

    De voir germer l’essence aux effluves de miel,

     

    Matins que nous avions, où l’avenir s’ébat

    Sur la terrasse avide remplie de sable clair,

    D’odeurs impénétrables et d’étoffe de pluie ;

    Transparence superbe dans l’absence de bruit,

    Près de ce Ciel sans nom, sans notion et sans flair.

     

    Nous le touchions des doigts, dans la même abondance,

    Ce beau fleuve de Lune coulant sur les bassins,

    Sans un bruit, lentement, comme se perdent les ans

    Sur la table terrestre. Qu’il était plaisant

    De sentir l’autre monde entrer dans la danse !

     

    Fissures dans le mur, tout est transfigurable !

    La voix qui veut qu’on l’aime, hâte de descendre

    Entrer où tout est haut, sans lâcher l’autre main,

    Souffles mêlés, sans rêves, brûler le blanc-seing,

    Du feu naissant de soi, en ramasser les cendres,

    Et comme c’est permis, vouloir l’inestimable !

     

    Souvenir, nous aimions ta façon d’être rêves ;

    L’un riant, l’autre nu, marchant dans la pénombre

    Heureux d’entendre, là-bas, sa syrinx* si pure

    Chanter, tout en aimant, le bonheur sans barrures

    Qui vite nous menait où la nuit devient grève.

    ©Nelly

     

    * (nymphe des bois qui vit à l'intérieur d'un arbre et meurt avec lui)

    25/03/2008

    Festin...

     

    Festin…

     

    C’est le passage au Soir qui me ravit toujours

    Quand se glissent enfin des ombres délicieuses

    Couvrant d’airain la toile dont l’opale précieuse

    Découvre lentement ses blessures de jour

     

    Plus d’ennui ! L’œil chargé de pleurs involontaires

    Le clair-obscur d’argent transpire l’arrogance

    Couvrant le vert de gris et de rouge l’errance

    Affolants chaque fois les exquis éphémères

     

    Qui se perdent un instant, confondant les couchants,

    Rougeoyants sanguinaires, avec la lueur exquise

    Qui consument leurs ailes, et le cœur des promises

    Noyées dans la tristesse des amants découchant

     

    Comme des pierres inouïes, comme des flots magiques,

    Tombant tout doucement en rideaux de cristal

    Des brumes se suspendent aux enceintes métal

    Allumant un rempart aux teintes balsamiques

     

    Et des nappes d’eau bleue semblent se déposer

    Sur des tables de ouate invitant les convives,

    Ces pèlerins des ombres, toujours sur le qui-vive,

    En des millions de lieu, à venir festoyer

     

    Dans un Silence d’Or, férus d’éternité,

    Bâtit somptueusement sur mouvantes merveilles

    Peintes pour le regard et rien pour les oreilles

    Que cet air immobile de pure nouveauté !

    ©Nelly

    Bleutée

    T'ouk.djé.tch'é  mang.po *

    15/09/2007

    Marées...

     
     

    Marées…

     

    Avoir le cœur à marée basse

    Où l’onde claire se prélasse

    Est un cadeau bien singulier

    Un vivier au flux régulier.

     

    L’eau se retire, la marche alors

    Peut se faire ainsi sans effort

    Et pour pêche frauduleuse

    Des mots, être miraculeuse

     

    Dans ce limon de qualité,

    Où se baignent, sans hésiter,

    Des sensations particulières

    Qui n’existent que dans l’éther.

     

    Ces perceptions anesthésiées

    Moitié douceur, moitié lisier

    Offrent un lit aux voyageurs

    De mes idées, de mes humeurs.

     

    Assise au-dessus d’un rocher

    J’observe la vision cachée

    D’un univers mélancolique

    A la substance romantique.

     

    Je m’y sens bien, ne perds pas pied

    Puisque je ne suis que papier

    Au fin glacé, texture de soi

    Qu’en transparence on aperçoit.

     

    Et mes idées sous le crayon

    Transforment le flux en rayons

    D’un Soleil, qui, malgré le froid

    De la page, reprend ses droits.

     

    Avoir le cœur à marée haute

    Est un état qui pour mes hôtes

    Se traduit par le résultat

    D’une éloquence sans débat.

    ©Nelly

    02/08/2007

    Porteuse d'O...

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    Je veux, pour mon esprit qui implore le songe

    Sans vouloir l’envelopper dans la soie du mensonge

    M’introduire en reine sans bruit et sans valais

    Dans toutes les granges et dans tous les palais

     

    Coucher auprès du Ciel, voisine des clochers

    Ou bien dans les harems, auprès des minarets,

    Peut importe l’endroit pourvu que ma raison

    Devienne volonté et splendide maison

     

    Le long des vieux faubourgs aux ruelles obsolètes

    Où les persiennes abritent des fenêtres secrètes

    Qu’il me sera donc doux d’y aller espionner

    Les cœurs brûlants d’amour des poètes surannés !

     

    De leurs pensées brûlantes faire une douce atmosphère

    Pour que l’Eden enfin s’illumine de vert

    Evoquant le Printemps, prince de sérénité

    Sous les grands cieux qui font rêver d’éternité

     

    Je prendrai pour modèle mon ami le Soleil

    Qui ainsi qu’un artiste colore de vermeil

    D’or bruni et d’Or mat la plus triste masure,

    Et lui redonne le goût des secrètes luxures

     

    A mon ami le Vent ainsi qu’à Dame Pluie

    Les plus beaux les plus forts, et les plus incompris !

    J’offrirais des béquilles pour supporter leurs peines

    Afin qu’ils continuent leurs fêtes diluviennes

     

    Et quand viendra l’hiver aux froidures monotones

    J’appellerai la Neige au manteau monochrome

    Afin qu’elle m’enveloppe d’une pureté magique

    Pour bâtir dans mes nuits des espaces féeriques

    ©Nelly

    28/07/2007

    Source...

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    Elle pensait -j’aime tout-

    Du fleuve et sa boue,

    Seulement l’apparence

    Des ombres qui dansent.

     

    Des arbres et des fleurs

    Sans l’onde des pleurs,

    L’esprit indolent

    D’un Ciel de printemps.

     

    La douce lumière

    Découvrant la pierre,

    Où ne dorment jamais

    Les âmes en paix.

     

    Et le plus aussi

    D’un monde endormi,

    Où dans les ténèbres

    La Vie se célèbre,

     

    Et d’où l’on entend

    Le langoureux chant

    D’un Amour perdu

    Qu’on n’atteindra plus.

     

    Le bruit de la source,

    Dans sa douce course

    De l’idée du rêve,

    Jamais ne s'achève.

     

    Ses images dociles

    Aux mémoires fertiles,

    Ne peuvent réveiller

    L’eau inanimée.

     

    Il ne reste en somme,

    Qu’un relent de brume,

    Qui sans hâte aucune.,

    Va s’évaporant...

     

    Elle aimait surtout

    La paix de l’esprit,

    Ruisseau sans remous

    Où coule la Vie.

     

    Elle pense : tout change

    Mais rien dans ma mélancolie

    N’a bougé ! C’est étrange,

    Et c’est bien ainsi.

    ©Nelly

    24/06/2007

    Le chant des pluies...

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    Il pleut sur la terre, le monde, écoutez le chœur

    Des chants de pluie qui inonde l’Eté, la tiédeur

    De sa brume qui ferme le chemin

     

    Des flaques qui scintillent au bord du matin

    Je suis là, j’écoute sa paix, je ne vois rien

    Sa pensée est d’images construite

     

    Sous mes pas, le chemin est un rêve qui s’abrite

    Mais son bruit est fait d’ombres furtives qui s’effritent

    Colonnes errantes d’exhalaisons

     

    De senteurs, de fumées exemptes de raison

    Les corps que découvre la beauté des saisons

    Front dans la cendre au nu louable

     

    Matins d’Eté, vitre du rêve, inoubliable

    Corps alanguis, et sa chaleur, inestimable

    A mains nues dans l’impulsion du Monde

     

    Et les richesses errantes qui se répandent et fondent

    Ont envahi le Ciel, demandent et répondent

    C’est un éclair, un cri, une trêve

     

    Ombres et couleurs qui se déchirent, soudaines, brèves

    Un autre monde, les bouches s’enivrent remplies de rêves

    Des vies peut-être, colombes d’ailleurs

     

    Comme il fait bon ce soir marcher dans les saveurs !

    A peine si je sais, reconnaître les odeurs,

    Sur ce chemin, où j’existe encore

     

    Aller ce chemin, ou bien un autre sans remord

    Ainsi sans hâte va, s’évaporant, cette pluie d’Or

    Dans l’herbe, troublée un peu mais sans mémoire.

    ©Nelly

    25/04/2007

    Traversée...

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    Le petit pont dressé au-dessus de la rivière,
    Où je marchais jadis en humant la bruyère,
    Est resté majestueux aux souv’nirs ingénus
    De ma mémoire ravie du passé revenu.
     
    A l’instar des instants suspendus dans le vide
    Irriguant les cratères des raisonnements arides,
    Les grandes solitudes se remplissent  toujours
    Du flot des souvenirs insouciants qui accourent.
     
    Ce long serpent humide aux reflets vifs-argents
    Ondulant et tranquille comme coule le temps,
    Continue son chemin caressant au passage
    La douce mélancolie ombrageuse et sauvage,
     
    Modifiant à plaisir les formes et les contours
    Des pensées attachées à un suivi de cours,
    Frôle de brûlantes rives envahies d’idées folles,
    Qui se révèlent ainsi sous la bise d’Eole.
     
    Ce vent de Liberté souffle si lentement
    Qu’il nous semble invisible émoussé par le temps.
    Pourtant son œuvre est là, bluette intemporelle
    Sans cesse réécrite à la flamme nouvelle.
     
    Les parfums oubliés se révèlent soudain
    Entêtants comme la rose au milieu des jasmins ;
    La Nature est un Temple où de vivants piliers
    Nous délivrent des messages aux écrits familiers.
     
    Il est des parfums frais aux tendres notes d’enfance
    Puis d’autres plus ténus qui chatouillent nos sens,
    Martyrisent nos esprits et cherchent dans les mémoires
    Les parcours parsemés d’actes rédhibitoires ;
     
    Obstacles insurmontables qui figent nos élans,
    Paralysent nos gestes et nous laissent pantelants
    Sur le bord des berges, alors qu’il suffirait
    De trouver une barque pour traverser le gué…
     
    Je me penche au-dessus du petit pont bâti
    Sur le ruisseau des songes au doux reflet bruni,
    Et me mire un instant dans le miroir bleuté
    De ton regard charmant et m’endors rassurée.

    ©Nelly

    17/03/2007

    Traversée...

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    Perdue dans l’espace de mes pensées
    Je songe à toi
    Si loin de moi
    Mais tellement proche dans ma réalité
     
    Navigatrice de l’immensité bleue
    Je viens vers toi
    Drapée d’émois
    Enchantée de ce voyage fabuleux
     
    Je traverse doucement et prend ta main
    Glisse dans tes bras
    Je suis à toi
    Et plus rien ne compte hors du chemin
     
    La sirène hurle dans la brume joyeuse
    Je n’entends pas
    Comme chaque fois
    Le rythme de la musique bienheureuse
     
    Le bateau tangue si dangereusement
    Je sens en moi
    Ce chœur qui bat
    Au diapason du ballet des amants
     
    Et que m’importe dans cette mer déchaînée
    Si je me noie
    Car tu es là
    Et nous créons dans cette immensité
     
    Le vent se lève pour bercer nos serments
    Je reste là
    Tout près de toi
    Et le navire sombre tout doucement
     
    Le tourbillon des eaux signe la trêve
    Tu n’es plus là
    Mon corps est las
    Mais mon cœur  lui s’assoupit dans le rêve
     
    Perdue dans l’espace de mes pensées
    Je songe à toi
    Si loin de moi
    Mais tellement proche dans ma réalité.

    ©Nelly

    31/01/2007

    Muse attentive...

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    Ah jolie Muse tu te baignes dans l’eau de mes regrets !
    Qui me noient et m’étreignent au fond de mes pensées.
    Je ne sais pas pourquoi l’hiver est dans mon cœur
    Et raison de ce froid et toutes ses douleurs !
     
    Je suis une femme bénie par l’approche de vie
    Puisque chaque matin je respire et je vis !
    Pourtant mélancolie trop souvent me regarde
    Et murmure à mon Ame des textes qui musardent,
     
    Pénètrent dans les brèches laissées par l’ignorance ;
    La force d’inconnus aimés dans la souffrance,
    Et jetés en pâture sur la grève où se meurent
    Mes plus jeunes années qui se figent et demeurent.
     
    Je te vois mon Amie, qui contemple ma chance,
    Magnifique et rebelle marquée par l’existence,
    En cadeaux d’amitié et de doux réconforts
    Qui bien souvent jadis bâtirent des contreforts.
     
    Aujourd’hui, il est vrai, je me sens plus sereine,
    Comme le deviendrait un beau jour une Reine
    En voyant son royaume doucement refleurir
    Après bien des tourments, pour enfin s’alanguir.
     
    C’est dans la soie des mots que tu tisses ton œuvre
    Ô ma muse diseuse ! Et jamais ne manœuvre
    Dans le sens opposé de ma douce inconscience,
    Pour me bien diriger dans la belle existence.
     
    Et témoigner d’un temps ou mon esprit voyage
    Sous la voile du Vent et l’étole de l’orage,
    En saupoudrant de mots, ses riches broderies
    Que sont rythme et sagesse, dans l’Or de mes écrits.
     
    C’est dans l’encre de Vie que s’enlisent désormais,
    Les merveilleux instants qui se fondent à jamais
    Dans la dentelle divine des actes sibyllins,
    Offerts comme des trésors par mon ami Destin.

    ©Nelly

    26/12/2006

    Ondine...

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    J’ai vu sourire dans mon rêve
    Tel le Soleil sur la grève
    Une femme au corps de sève
    A la chevelure châtaine
    D’une sirène
     
    Une Ondine au blanc visage
    Apparition ou mirage
    Laissant dans son doux sillage
    Une traînée parfumée
    A vous damner
     
    Tout un univers lointain
    Brille dans son regard mâtin
    A l’azur des beaux matins
    Des forêts aromatiques
    Pleines de musique
     
    Mer d’ébène nacrée d’opale
    En mélange subliminal
    Célèbre ses lèvres pâles
    Où le cœur donne à son tour
    Le fin contour
     
    Le contraste d’ombre et d’ivoire
    De la douceur des mâchoires
    Couvre de satin la gloire
    D’un ovale presque parfait
    Au bel effet
     
    Où les boucles aux bords duv’tés
    S’amusent indisciplinées
    A rendre l’azur éthéré
    Au glacis de ses yeux bleus
    Comme les Cieux
     
    Un collier de perles rares
    Où se mêlent l’Or et la moire
    Orne d’éternelle gloire
    Sa gorge délicate et crème
    Comme l’onde blême
     
    Et le message qui suivit
    Est pour toi mon Bel Ami
    Qui promène mélancolie…
    Avec le Souv’nir recule
    Le Crépuscule

    ©Nelly

    02/12/2006

    Baignade...

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    Dans le creux de tes mains je bois l’eau de mes veines,
    A la fontaine du cœur qu’est la source des Reines,
    Et trace les chemins de notre beau domaine,
    Que nous parcourrons à en bien perdre haleine.
     
    Dans ta sublime toison aussi sombre que l’hiver,
    Je glisse sensuellement mes musiciennes serres
    Qui dans tes mèches jouent de sensuels airs,
    Sur la gamme du plaisir qu’électrise ta chair.
     
    Dans ton radieux sourire se dessine un tableau,
    Sur une toile d’avenir dans un endroit si beau
    Que vouloir le décrire serait comme prendre l’eau,
    Dans l’étoffe d’une étoile pour faire boire un oiseau.
     
    Dans l’esquisse de tes lèvres, où se perd mon fusain,
    Qui me donnent la fièvre, j’imagine des demains,
    Qu’illuminent mes rêves tous remplis de bambins,
    Sur les visages desquels survivront mes dessins.
     
    Des perles de tes larmes je ferai des bijoux
    Qui du soir au matin brilleront à mon cou,
    En hommage à ton cœur qui se garde debout,
    Pour protéger mon Ame des blessures de la Roue.
     
    Et c’est ensemble bien sûr, quelque soient nos voyages,
    Que nous embarquerons, sans tristesse ni dommages,
    Pour l’ultime dernier en donnant du courage,
    A ceux qui restent à quai pour leur rendre hommage.
     
    Dans cet Amour si fort je puise mon énergie.
    Sans regrets ni remords, puisqu’il en est ainsi,
    Je plonge dans tes yeux et je me noie, ravie,
    De ne pas remonter au sommet de cette Vie.

    ©Nelly

    10/10/2006

    Passion...

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    Quand nos regards se prennent

    Aux doux jeux sensuels,

    Les éléments s’enchaînent

    En tourbillons charnels :

     

    L’Ouragan se déchaîne

    Sur la plage indomptée,

    Magnifique et sereine

    D’une île inachevée.

     

    Et la Pluie diluvienne

    Fait renaître les fleurs,

    Des jardins qui s’éteignent

    Et rajeuni les cœurs.

     

    Et le Vent nous ramène

    Au bord de la jetée,

    Après des jours de peines

    En sourires exaltés.

     

    L’Océan nous entraîne

    Dans l’espace du temps,

    Comme une sublime chaîne

    Qui nous enserre doucement.

     

    Et le Ciel nous emmène

    Dans sa douce aquarelle,

    Qu’il dessine dans sa traîne ;

    Explosion de dentelle.

     

    Et le Soleil sans gêne

    Cuivre nos corps allongés,

    Enlacés qui s’étreignent

    Puis s’endorment épuisés.

     

    Et la Lune, cette reine

    S’agenouille tendrement,

    Berce dans sa toile de laine

    Le sommeil des amants.

     

    Le souffle du Soir baigne

    En ondes murmurant,

    Et parfums où s’égrènent

    Des fleuves de serments.

     

    Puis le Bonheur qui règne

    Désormais au matin,

    Repose dans l’arène ;

    L’Amour est souverain.

    ©Nelly

     

     

     

    01/10/2006

    Envol...

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    Il sonne à nos portes
    Le temps qui emporte
    Nos insondables tourments. 
    Emmène avec lui
    Toutes les longues nuits ;
    Fontaines de larmes d’enfants.
    Aux jardins des peurs
    Des angoisses sœurs
    Le jardinier s’est enfui.
    Cueillir de l’amour
    Pour sa Belle de Jour
    Sous la Lune attendrie.
     
     
    Boire à la fontaine de nos aveux
    Les perles douces de nos adieux.
     
     
    Pouvoir doucement
    Avancer gaiement
    Aux doux rayons jaune d’Or.
    Offrir en hommage
    Sans aucun outrage
    La nudité de nos corps,
    Reflet de nos âmes
    Que plus rien ne damne.
    Dans la force d’être enfin 
    Ni martyrs d’envie,
    Ni souffrants d’ennui
    Mais riches, et chaque matin,
     
     
    Boire à la fontaine de nos aveux
    Les perles douces de nos adieux.
     
     
    Admirer béats
    Soleil et frimas
    Jouer ensembles, tour à tour
    En subtiles lueurs
    Qui ravissent le cœur
    Libéré de ses atours.
    Hurler de bonheur
    Sans en avoir peur
    Ne plus compter chaque pas.
    Prendre la lumière
    D’une ville entière
    Et lui souffler « souviens toi »!
     
    Boire à la fontaine de nos aveux
    Les perles douces de nos adieux.

    ©Nelly

    21/09/2006

    Flots...

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    Quand te toucherais-je enfin

    Pour naviguer sur les flots ?

    Douces larmes des jardins

    Secrets pèsent sur mes mots.

     

    Douces larmes des jardins

    Qui naviguent sur les flots,

    Féeriques serpentins

    Langoureux comme un repos.

     

    Féeriques serpentins

    Langoureux comme un repos,

    Arabesques des jardins

    Que sont les larmes des flots.

     

    Que sont les larmes des flots

    Qui pleurent des lendemains,

    Mélancoliques sanglots

    De nos sublimes jardins.

     

    De nos sublimes jardins

    Où dorment nos héros,

    Protecteurs des lendemains

    Où ne coulent pas les mots.

     

    Où ne coulent pas les mots

    Comme pluie sur le chemin,

    Etouffés par les sanglots

    Dès que tu lâches ma main.

     

    Dès que tu lâches ma main

    Pour naviguer sur les flots,

    Quand te toucherais-je enfin

    Pour apaiser mes sanglots ?

     

    Pour apaiser mes sanglots

    Je me donnerai enfin,

    Et navigu’rai sur les flots

    Pour que rient les lendemains.

    ©Nelly

    03/08/2006

    Nuées bleues...

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    Crépite pluie magique

    Sur nos fenêtres joyeuses

    Danse et chante l’élite

    De la musique rieuse

     

    Tourbillonne en ronde

    De bulles éphémères

    Scintillantes qui fondent

    En gracieux ballets de lumière

     

    Jolies coulées diamantines

    Serpents de rubans moirés

    Transparence cristalline

    Emerveillent nos yeux étonnés

     

    Une ribambelle de joyeux lutins

    Fanfarons et  farceurs

    Extravagants musiciens

    D’un univers de bonheur

     

    Promènent nos consciences

    Dans des volutes multicolores

    Faites de corps sans substance

    Nébuleuses pour mythique décor

     

    Ressurgissent les arabesques mues

    Devant  nos nez collés aux carreaux

    De nos époques douces et ingénues

    Où chaque récréation était un show

     

    Bain de fraîcheur et de jouvence

    A la fontaine de nos souvenirs

    Sortis tout droit de notre enfance

    Reviens-nous vite pour notre plaisir

    ©Nelly

    23/07/2006

    L'eau...

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    Contemplez cette eau pure dégringoler la pente

    Majestueuse transparence et si douce tourmente

    Croyez-vous qu’elle écrive sous ce beau pli nimbé

    Aux elfes et aux fées jusqu’au cœur des forêts ?

     

    Chaque galet joyeux accueille ses caresses

    En implorant encore jouissant de sa tendresse

    Ces moments privilégiés de fraîcheur si intense

    Que l’onde peut distiller dans sa magnificence

     

    Quel bonheur ce doit être que de sentir se fondre

    Cette pure merveille en cascade qui s’effondre

    Sur nos corps à la fête et tout émerveillés

    Les irradiant de reflets et d’écume irisée

     

    Comme j’aimerais être de ces statiques sculptures

    Des jardins et des parcs baignées dans la luxure

    De l’ondée permanente qui caresse leurs flancs

    Et chuchote à leurs oreilles d’ésotériques serments

     

    Dans le secret des alcôves des somptueux torrents

    Qui décrivent et partagent avec elle des instants

    Que seul les photographes artistes des splendeurs

    Volent à ces ébats pour notre plus grand bonheur

     

    Tumultes et passions, et fusions éternelles

    En son sein et son ventre puissance originelle

    De tous ces éléments que la nature ne lèse

    Et partie que nous sommes de sa force en genèse

     

    Une splendeur en somme mais qui pourtant s’épuise

    Qui malgré sa réserve  tout doucement s’amenuise

    Si l’homme ne se défend de tempérer ses envies

    Ne protège pas cette eau plus précieuse que tout l’or réunit

    ©Nelly

    19/07/2006

    Sous la voûte céleste...

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    J’aime la pluie

    En vraie nantaise accomplie

    Pour tous ses parfums inédits

    Toutes ses couleurs travesties

     

    J’aime l’ondée

    Rafraîchissante après la tiédeur

    Si sensuelle dans sa moiteur

    Nous auréole de sa douceur

     

     

    J’aime l’averse

    Quand elle dégringole en cascade

    Créé en giclant au-dessus des barricades

    D’éphémères et lumineux viaducs de cristal

     

     

    J’aime l’orage

    Ses fantasmagoriques éclairs

    Spectacle de sons et de lumières

    Qui nous emporte au biotope de l’enfer

     

     

    J’aime les flots et les torrents

    Qui dans leurs complets déchaînements

    M’apportent sans conteste l’apaisement

    Myriades de calme et de tourments

     

     

    Après la pluie dit-on souvent

    Brille le soleil plus ardemment

    Artiste en verve perpétuellement

    Créé l’esquisse au firmament

    Un dôme chamarré époustouflant

    Chef-d’œuvre abouti dès lors expirant

    Qui nous enchante éternellement

    Illumine et révèle notre âme d’enfant…

    ©Nelly