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05/10/2009 Un jour de pluie, à la fenêtre...Un jour de pluie, à la fenêtre…
Un souffle impatient secoue les feuilles des arbres, La rivière des pluies glisse sur les toits glabres Et l’horizon blêmit ; Les nuages, affolés, courent se réfugier Dans le cocon ouaté des anges effrayés, Pour attendre la nuit
Des plaques de métal ont mis leur campement Dans le ciel orphelin du doux rayonnement De son astre doré, Assombrissant d’un coup les lisières boisées, Recouvrant de leurs voiles les étendues toisées, De nouveau dédorées.
Tout semble dilué dans cet étrange nu. L’aquarelle figée d’un artiste inconnu Nous emmène hors du temps Nous rappelant ainsi qu’existe l’éphémère, Et que l’homme a le temps d’en connaître l’amer Dans ses cruels instants. ©Nelly 03/07/2008 Tout simplement...Tout simplement…
Marcher dans le silence d’un Etre d’apparence, Me semble pure beauté. Et sortir de son monde sans frôler la démence, Un goût d’éternité !
Comprendre qu’il revient d’une autre page blanche Est un défit aux jours Qui passent et se prélassent, et se payent une tranche Dans le fruit du toujours.
Sans la course du Soir, sans la barque des mots Comment puis-je connaître L’envolée onirique que nous offrent les maux D’une vie de paraître ?
Se souvenir du Tout quand la mémoire est faible, Sur une pierre tombale S’inscriront à jamais les noms que l’on dit fiables ; Les autres en cavale.
S’entrouvrir et soudain, se faire donc parole, Pour les mieux écouter, Et ne plus croire en vain aux douces paraboles, De ces odes ratées.
Etaler le désir des jours parmi les rêves, Silencieux et prudents, Mais le vouloir quand même malgré la triste grève De l’espoir impudent.
Je vais passer le gué et demander rivage, En lançant mes écrits Aux quatre cardinaux… quel étrange voyage, En saurai-je le prix ? ©Nelly 13/06/2008 L'absolu(e)...L’absolu(e)…
Traversée des maux sur un bateau rempli de mots, D'un pont à l'autre, regard vers l'autre rive Douce tristesse, mais sans autre dérive… Quel beau voyage sous Ciel d’émaux !
Le Crépuscule pour l'Aube N'est finalement que l'amant illusoire Qui, au matin se dérobe, Pour mieux s'en revenir dans son manteau du Soir
Le son des vagues et le bruit du Silence Paradoxes divins à chaque pas qui dansent Traducteurs placides d’oreilles accomplies Nous rassurent parfois dans ce monde d’oubli
Et que dire enfin du chant de nos sirènes ? Litanie douloureuse d’ improbables Chimène Ou bien vrai chant d’Amour pour marins avertis Qui ne verront jamais leurs rêves pervertis ?
L’Aube pour le poète devient muse au matin Dévoilant, sensuelle, ses charmes incertains, Acolyte pourtant d’une Nuit qui divise, Martyrisant chacun où chacune s’enlise
Refusant à la page l’entrée de ses douceurs Dans l’immaculée place que cadencent les heures, Martyr du poète qui pourtant ne voudrait, Pour rien au monde en fait, modifier d’un tiret
Ce tortureux* voyage rapporté en ses Terres. L’alchimie des saisons cultivée en parterres D’étranges frondaisons greffées sur des supports, A l’Amour de nos mots, confèrent des efforts.
Toutes ces impressions posées sur une toile, Que les années calmes noblement nous dévoilent, Renforcent nos matins et nos soirs illuminent Par l’ingénue flexion d’une page sublime,
Dévote et si près de nos absolutions, Qu’il nous semble normal d’être imperfection, Bien loin des interdits et des enseignements Que nous avons reçu de nos « sages » parents.
Paradoxe étrange, mais vraie bizarrerie, De se sentir si bien dans ce pur paradis… Pour avoir ce qu’il faut et nous sentir heureux, Mais voudrions quand même asservir les Cieux! ©Nelly 11/04/2008 Rivage...Rivage…
Ô souvenir, tes arbres sont, devant le Ciel, En fleurs, et l’on croirait qu’il neige des pensées ! Ethérées, absolues. Mais la foudre s’éloigne Sur le chemin joyeux, et le Vent en témoigne Par son trop plein de grains qu’il répand, empressé De voir germer l’essence aux effluves de miel,
Matins que nous avions, où l’avenir s’ébat Sur la terrasse avide remplie de sable clair, D’odeurs impénétrables et d’étoffe de pluie ; Transparence superbe dans l’absence de bruit, Près de ce Ciel sans nom, sans notion et sans flair.
Nous le touchions des doigts, dans la même abondance, Ce beau fleuve de Lune coulant sur les bassins, Sans un bruit, lentement, comme se perdent les ans Sur la table terrestre. Qu’il était plaisant De sentir l’autre monde entrer dans la danse !
Fissures dans le mur, tout est transfigurable ! La voix qui veut qu’on l’aime, hâte de descendre Entrer où tout est haut, sans lâcher l’autre main, Souffles mêlés, sans rêves, brûler le blanc-seing, Du feu naissant de soi, en ramasser les cendres, Et comme c’est permis, vouloir l’inestimable !
Souvenir, nous aimions ta façon d’être rêves ; L’un riant, l’autre nu, marchant dans la pénombre Heureux d’entendre, là-bas, sa syrinx* si pure Chanter, tout en aimant, le bonheur sans barrures Qui vite nous menait où la nuit devient grève. ©Nelly
* (nymphe des bois qui vit à l'intérieur d'un arbre et meurt avec lui) 25/03/2008 Festin...Festin…
C’est le passage au Soir qui me ravit toujours Quand se glissent enfin des ombres délicieuses Couvrant d’airain la toile dont l’opale précieuse Découvre lentement ses blessures de jour
Plus d’ennui ! L’œil chargé de pleurs involontaires Le clair-obscur d’argent transpire l’arrogance Couvrant le vert de gris et de rouge l’errance Affolants chaque fois les exquis éphémères
Qui se perdent un instant, confondant les couchants, Rougeoyants sanguinaires, avec la lueur exquise Qui consument leurs ailes, et le cœur des promises Noyées dans la tristesse des amants découchant
Comme des pierres inouïes, comme des flots magiques, Tombant tout doucement en rideaux de cristal Des brumes se suspendent aux enceintes métal Allumant un rempart aux teintes balsamiques
Et des nappes d’eau bleue semblent se déposer Sur des tables de ouate invitant les convives, Ces pèlerins des ombres, toujours sur le qui-vive, En des millions de lieu, à venir festoyer
Dans un Silence d’Or, férus d’éternité, Bâtit somptueusement sur mouvantes merveilles Peintes pour le regard et rien pour les oreilles Que cet air immobile de pure nouveauté ! ©NellyT'ouk.djé.tch'é mang.po * 15/09/2007 Marées...Marées…
Avoir le cœur à marée basse Où l’onde claire se prélasse Est un cadeau bien singulier Un vivier au flux régulier.
L’eau se retire, la marche alors Peut se faire ainsi sans effort Et pour pêche frauduleuse Des mots, être miraculeuse
Dans ce limon de qualité, Où se baignent, sans hésiter, Des sensations particulières Qui n’existent que dans l’éther.
Ces perceptions anesthésiées Moitié douceur, moitié lisier Offrent un lit aux voyageurs De mes idées, de mes humeurs.
Assise au-dessus d’un rocher J’observe la vision cachée D’un univers mélancolique A la substance romantique.
Je m’y sens bien, ne perds pas pied Puisque je ne suis que papier Au fin glacé, texture de soi Qu’en transparence on aperçoit.
Et mes idées sous le crayon Transforment le flux en rayons D’un Soleil, qui, malgré le froid De la page, reprend ses droits.
Avoir le cœur à marée haute Est un état qui pour mes hôtes Se traduit par le résultat D’une éloquence sans débat. ©Nelly 02/08/2007 Porteuse d'O...Je veux, pour mon esprit qui implore le songe Sans vouloir l’envelopper dans la soie du mensonge M’introduire en reine sans bruit et sans valais Dans toutes les granges et dans tous les palais
Coucher auprès du Ciel, voisine des clochers Ou bien dans les harems, auprès des minarets, Peut importe l’endroit pourvu que ma raison Devienne volonté et splendide maison
Le long des vieux faubourgs aux ruelles obsolètes Où les persiennes abritent des fenêtres secrètes Qu’il me sera donc doux d’y aller espionner Les cœurs brûlants d’amour des poètes surannés !
De leurs pensées brûlantes faire une douce atmosphère Pour que l’Eden enfin s’illumine de vert Evoquant le Printemps, prince de sérénité Sous les grands cieux qui font rêver d’éternité
Je prendrai pour modèle mon ami le Soleil Qui ainsi qu’un artiste colore de vermeil D’or bruni et d’Or mat la plus triste masure, Et lui redonne le goût des secrètes luxures
A mon ami le Vent ainsi qu’à Dame Pluie Les plus beaux les plus forts, et les plus incompris ! J’offrirais des béquilles pour supporter leurs peines Afin qu’ils continuent leurs fêtes diluviennes
Et quand viendra l’hiver aux froidures monotones J’appellerai la Neige au manteau monochrome Afin qu’elle m’enveloppe d’une pureté magique Pour bâtir dans mes nuits des espaces féeriques ©Nelly 28/07/2007 Source...
Elle pensait -j’aime tout- Du fleuve et sa boue, Seulement l’apparence Des ombres qui dansent.
Des arbres et des fleurs Sans l’onde des pleurs, L’esprit indolent D’un Ciel de printemps.
La douce lumière Découvrant la pierre, Où ne dorment jamais Les âmes en paix.
Et le plus aussi D’un monde endormi, Où dans les ténèbres La Vie se célèbre,
Et d’où l’on entend Le langoureux chant D’un Amour perdu Qu’on n’atteindra plus.
Le bruit de la source, Dans sa douce course De l’idée du rêve, Jamais ne s'achève.
Ses images dociles Aux mémoires fertiles, Ne peuvent réveiller L’eau inanimée.
Il ne reste en somme,
Qu’un relent de brume, Qui sans hâte aucune., Va s’évaporant...
Elle aimait surtout La paix de l’esprit, Ruisseau sans remous Où coule la Vie.
Elle pense : tout change Mais rien dans ma mélancolie N’a bougé ! C’est étrange, Et c’est bien ainsi. ©Nelly 24/06/2007 Le chant des pluies...
Il pleut sur la terre, le monde, écoutez le chœur Des chants de pluie qui inonde l’Eté, la tiédeur De sa brume qui ferme le chemin
Des flaques qui scintillent au bord du matin Je suis là, j’écoute sa paix, je ne vois rien Sa pensée est d’images construite
Sous mes pas, le chemin est un rêve qui s’abrite Mais son bruit est fait d’ombres furtives qui s’effritent Colonnes errantes d’exhalaisons
De senteurs, de fumées exemptes de raison Les corps que découvre la beauté des saisons Front dans la cendre au nu louable
Matins d’Eté, vitre du rêve, inoubliable Corps alanguis, et sa chaleur, inestimable A mains nues dans l’impulsion du Monde
Et les richesses errantes qui se répandent et fondent Ont envahi le Ciel, demandent et répondent C’est un éclair, un cri, une trêve
Ombres et couleurs qui se déchirent, soudaines, brèves Un autre monde, les bouches s’enivrent remplies de rêves Des vies peut-être, colombes d’ailleurs
Comme il fait bon ce soir marcher dans les saveurs ! A peine si je sais, reconnaître les odeurs, Sur ce chemin, où j’existe encore
Aller ce chemin, ou bien un autre sans remord Ainsi sans hâte va, s’évaporant, cette pluie d’Or Dans l’herbe, troublée un peu mais sans mémoire. ©Nelly 25/04/2007 Traversée...
Le petit pont dressé au-dessus de la rivière,
Où je marchais jadis en humant la bruyère,
Est resté majestueux aux souv’nirs ingénus
De ma mémoire ravie du passé revenu.
A l’instar des instants suspendus dans le vide
Irriguant les cratères des raisonnements arides,
Les grandes solitudes se remplissent toujours
Du flot des souvenirs insouciants qui accourent.
Ce long serpent humide aux reflets vifs-argents
Ondulant et tranquille comme coule le temps,
Continue son chemin caressant au passage
La douce mélancolie ombrageuse et sauvage,
Modifiant à plaisir les formes et les contours
Des pensées attachées à un suivi de cours,
Frôle de brûlantes rives envahies d’idées folles,
Qui se révèlent ainsi sous la bise d’Eole.
Ce vent de Liberté souffle si lentement
Qu’il nous semble invisible émoussé par le temps.
Pourtant son œuvre est là, bluette intemporelle
Sans cesse réécrite à la flamme nouvelle.
Les parfums oubliés se révèlent soudain
Entêtants comme la rose au milieu des jasmins ;
La Nature est un Temple où de vivants piliers
Nous délivrent des messages aux écrits familiers.
Il est des parfums frais aux tendres notes d’enfance
Puis d’autres plus ténus qui chatouillent nos sens,
Martyrisent nos esprits et cherchent dans les mémoires
Les parcours parsemés d’actes rédhibitoires ;
Obstacles insurmontables qui figent nos élans,
Paralysent nos gestes et nous laissent pantelants
Sur le bord des berges, alors qu’il suffirait
De trouver une barque pour traverser le gué…
Je me penche au-dessus du petit pont bâti
Sur le ruisseau des songes au doux reflet bruni,
Et me mire un instant dans le miroir bleuté
De ton regard charmant et m’endors rassurée.
©Nelly 17/03/2007 Traversée...
Perdue dans l’espace de mes pensées
Je songe à toi
Si loin de moi
Mais tellement proche dans ma réalité
Navigatrice de l’immensité bleue
Je viens vers toi
Drapée d’émois
Enchantée de ce voyage fabuleux
Je traverse doucement et prend ta main
Glisse dans tes bras
Je suis à toi
Et plus rien ne compte hors du chemin
La sirène hurle dans la brume joyeuse
Je n’entends pas
Comme chaque fois
Le rythme de la musique bienheureuse
Le bateau tangue si dangereusement
Je sens en moi
Ce chœur qui bat
Au diapason du ballet des amants
Et que m’importe dans cette mer déchaînée
Si je me noie
Car tu es là
Et nous créons dans cette immensité
Le vent se lève pour bercer nos serments
Je reste là
Tout près de toi
Et le navire sombre tout doucement
Le tourbillon des eaux signe la trêve
Tu n’es plus là
Mon corps est las
Mais mon cœur lui s’assoupit dans le rêve
Perdue dans l’espace de mes pensées
Je songe à toi
Si loin de moi
Mais tellement proche dans ma réalité.
©Nelly 31/01/2007 Muse attentive...Ah jolie Muse tu te baignes dans l’eau de mes regrets !
Qui me noient et m’étreignent au fond de mes pensées.
Je ne sais pas pourquoi l’hiver est dans mon cœur
Et raison de ce froid et toutes ses douleurs !
Je suis une femme bénie par l’approche de vie
Puisque chaque matin je respire et je vis !
Pourtant mélancolie trop souvent me regarde
Et murmure à mon Ame des textes qui musardent,
Pénètrent dans les brèches laissées par l’ignorance ;
La force d’inconnus aimés dans la souffrance,
Et jetés en pâture sur la grève où se meurent
Mes plus jeunes années qui se figent et demeurent.
Je te vois mon Amie, qui contemple ma chance,
Magnifique et rebelle marquée par l’existence,
En cadeaux d’amitié et de doux réconforts
Qui bien souvent jadis bâtirent des contreforts.
Aujourd’hui, il est vrai, je me sens plus sereine,
Comme le deviendrait un beau jour une Reine
En voyant son royaume doucement refleurir
Après bien des tourments, pour enfin s’alanguir.
C’est dans la soie des mots que tu tisses ton œuvre
Ô ma muse diseuse ! Et jamais ne manœuvre
Dans le sens opposé de ma douce inconscience,
Pour me bien diriger dans la belle existence.
Et témoigner d’un temps ou mon esprit voyage
Sous la voile du Vent et l’étole de l’orage,
En saupoudrant de mots, ses riches broderies
Que sont rythme et sagesse, dans l’Or de mes écrits.
C’est dans l’encre de Vie que s’enlisent désormais,
Les merveilleux instants qui se fondent à jamais
Dans la dentelle divine des actes sibyllins,
Offerts comme des trésors par mon ami Destin.
©Nelly 26/12/2006 Ondine...J’ai vu sourire dans mon rêve
Tel le Soleil sur la grève
Une femme au corps de sève
A la chevelure châtaine
D’une sirène
Une Ondine au blanc visage
Apparition ou mirage
Laissant dans son doux sillage
Une traînée parfumée
A vous damner
Tout un univers lointain
Brille dans son regard mâtin
A l’azur des beaux matins
Des forêts aromatiques
Pleines de musique
Mer d’ébène nacrée d’opale
En mélange subliminal
Célèbre ses lèvres pâles
Où le cœur donne à son tour
Le fin contour
Le contraste d’ombre et d’ivoire
De la douceur des mâchoires
Couvre de satin la gloire
D’un ovale presque parfait
Au bel effet
Où les boucles aux bords duv’tés
S’amusent indisciplinées
A rendre l’azur éthéré
Au glacis de ses yeux bleus
Comme les Cieux
Un collier de perles rares
Où se mêlent l’Or et la moire
Orne d’éternelle gloire
Sa gorge délicate et crème
Comme l’onde blême
Et le message qui suivit
Est pour toi mon Bel Ami
Qui promène mélancolie…
Avec le Souv’nir recule
Le Crépuscule
©Nelly 02/12/2006 Baignade...
©Nelly 10/10/2006 Passion...
Quand nos regards se prennent Aux doux jeux sensuels, Les éléments s’enchaînent En tourbillons charnels :
L’Ouragan se déchaîne Sur la plage indomptée, Magnifique et sereine D’une île inachevée.
Et la Pluie diluvienne Fait renaître les fleurs, Des jardins qui s’éteignent Et rajeuni les cœurs.
Et le Vent nous ramène Au bord de la jetée, Après des jours de peines En sourires exaltés.
L’Océan nous entraîne Dans l’espace du temps, Comme une sublime chaîne Qui nous enserre doucement.
Et le Ciel nous emmène Dans sa douce aquarelle, Qu’il dessine dans sa traîne ; Explosion de dentelle.
Et le Soleil sans gêne Cuivre nos corps allongés, Enlacés qui s’étreignent Puis s’endorment épuisés.
Et la Lune, cette reine S’agenouille tendrement, Berce dans sa toile de laine Le sommeil des amants.
Le souffle du Soir baigne En ondes murmurant, Et parfums où s’égrènent Des fleuves de serments.
Puis le Bonheur qui règne Désormais au matin, Repose dans l’arène ; L’Amour est souverain. ©Nelly
01/10/2006 Envol...Il sonne à nos portes
Le temps qui emporte
Nos insondables tourments.
Emmène avec lui
Toutes les longues nuits ;
Fontaines de larmes d’enfants.
Aux jardins des peurs
Des angoisses sœurs
Le jardinier s’est enfui.
Cueillir de l’amour
Pour sa Belle de Jour
Sous la Lune attendrie.
Boire à la fontaine de nos aveux
Les perles douces de nos adieux.
Pouvoir doucement
Avancer gaiement
Aux doux rayons jaune d’Or.
Offrir en hommage
Sans aucun outrage
La nudité de nos corps,
Reflet de nos âmes
Que plus rien ne damne.
Dans la force d’être enfin
Ni martyrs d’envie,
Ni souffrants d’ennui
Mais riches, et chaque matin,
Boire à la fontaine de nos aveux
Les perles douces de nos adieux.
Admirer béats
Soleil et frimas
Jouer ensembles, tour à tour
En subtiles lueurs
Qui ravissent le cœur
Libéré de ses atours.
Hurler de bonheur
Sans en avoir peur
Ne plus compter chaque pas.
Prendre la lumière
D’une ville entière
Et lui souffler « souviens toi »!
Boire à la fontaine de nos aveux
Les perles douces de nos adieux.
©Nelly 21/09/2006 Flots...
Quand te toucherais-je enfin Pour naviguer sur les flots ? Douces larmes des jardins Secrets pèsent sur mes mots.
Douces larmes des jardins Qui naviguent sur les flots, Féeriques serpentins Langoureux comme un repos.
Féeriques serpentins Langoureux comme un repos, Arabesques des jardins Que sont les larmes des flots.
Que sont les larmes des flots Qui pleurent des lendemains, Mélancoliques sanglots De nos sublimes jardins.
De nos sublimes jardins Où dorment nos héros, Protecteurs des lendemains Où ne coulent pas les mots.
Où ne coulent pas les mots Comme pluie sur le chemin, Etouffés par les sanglots Dès que tu lâches ma main.
Dès que tu lâches ma main Pour naviguer sur les flots, Quand te toucherais-je enfin Pour apaiser mes sanglots ?
Pour apaiser mes sanglots Je me donnerai enfin, Et navigu’rai sur les flots Pour que rient les lendemains. ©Nelly 03/08/2006 Nuées bleues...
Crépite pluie magique Sur nos fenêtres joyeuses Danse et chante l’élite De la musique rieuse
Tourbillonne en ronde De bulles éphémères Scintillantes qui fondent En gracieux ballets de lumière
Jolies coulées diamantines Serpents de rubans moirés Transparence cristalline Emerveillent nos yeux étonnés
Une ribambelle de joyeux lutins Fanfarons et farceurs Extravagants musiciens D’un univers de bonheur
Promènent nos consciences Dans des volutes multicolores Faites de corps sans substance Nébuleuses pour mythique décor
Ressurgissent les arabesques mues Devant nos nez collés aux carreaux De nos époques douces et ingénues Où chaque récréation était un show
Bain de fraîcheur et de jouvence A la fontaine de nos souvenirs Sortis tout droit de notre enfance Reviens-nous vite pour notre plaisir ©Nelly 23/07/2006 L'eau...
Contemplez cette eau pure dégringoler la pente Majestueuse transparence et si douce tourmente Croyez-vous qu’elle écrive sous ce beau pli nimbé Aux elfes et aux fées jusqu’au cœur des forêts ?
Chaque galet joyeux accueille ses caresses En implorant encore jouissant de sa tendresse Ces moments privilégiés de fraîcheur si intense Que l’onde peut distiller dans sa magnificence
Quel bonheur ce doit être que de sentir se fondre Cette pure merveille en cascade qui s’effondre Sur nos corps à la fête et tout émerveillés Les irradiant de reflets et d’écume irisée
Comme j’aimerais être de ces statiques sculptures Des jardins et des parcs baignées dans la luxure De l’ondée permanente qui caresse leurs flancs Et chuchote à leurs oreilles d’ésotériques serments
Dans le secret des alcôves des somptueux torrents Qui décrivent et partagent avec elle des instants Que seul les photographes artistes des splendeurs Volent à ces ébats pour notre plus grand bonheur
Tumultes et passions, et fusions éternelles En son sein et son ventre puissance originelle De tous ces éléments que la nature ne lèse Et partie que nous sommes de sa force en genèse
Une splendeur en somme mais qui pourtant s’épuise Qui malgré sa réserve tout doucement s’amenuise Si l’homme ne se défend de tempérer ses envies Ne protège pas cette eau plus précieuse que tout l’or réunit ©Nelly 19/07/2006 Sous la voûte céleste...
J’aime la pluie En vraie nantaise accomplie Pour tous ses parfums inédits Toutes ses couleurs travesties
J’aime l’ondée Rafraîchissante après la tiédeur Si sensuelle dans sa moiteur Nous auréole de sa douceur
J’aime l’averse Quand elle dégringole en cascade Créé en giclant au-dessus des barricades D’éphémères et lumineux viaducs de cristal
J’aime l’orage Ses fantasmagoriques éclairs Spectacle de sons et de lumières Qui nous emporte au biotope de l’enfer
J’aime les flots et les torrents Qui dans leurs complets déchaînements M’apportent sans conteste l’apaisement Myriades de calme et de tourments
Après la pluie dit-on souvent Brille le soleil plus ardemment Artiste en verve perpétuellement Créé l’esquisse au firmament Un dôme chamarré époustouflant Chef-d’œuvre abouti dès lors expirant Qui nous enchante éternellement Illumine et révèle notre âme d’enfant… ©Nelly |
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