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    27/01/2009

    La beauté des souvenirs...

    La beauté des souvenirs…

     

    Avant que le rêve ne nous prenne, indécis,

    Le rossignol a chanté encore une fois.

    Ce fut comme un frisson dans ma mémoire, ici,

    Il a chanté comme s’endort la vie parfois.

    Et c’était de l’Or.

     

    Sur la couche de son plaisir, puis du repos,

    Ainsi, consentit son rêve, à l’arrivant,

    Où faisait halte son errance, dans cet îlot,

    Il avait replié sous sa tête, l’avant.

    Sublime décor.

     

    C’était comme un sommeil d’été, des choses proches,

    Un feu qui passe, chaque fois, de branche en branche,

    Transmutation des métaux en rêve, approche,

    D’un univers si clôturé, une revanche ;

    Une année encore.

     

    Dans les brumes de mes sommeils si incessants,

    Aller ainsi, avec le même orient, si loin,

    Au-delà des images, tableaux harassants,

    Qui chacun, parfaits firmaments d’étoiles, oints,

    Deviennent trésor.

     

    Les soirs n’ont tant de la beauté qui s’attarde,

    Ne peut quitter une terre qu’elle a tant aimée,

    La façonnant de ses mains de lumière blafarde

    Qui dévale avec grand bruit dans mon écharde

    D’avenir sans mors.

     

    Et disent autre chose que ce qui est vraiment,

    Leur beauté, leurs mensonges, traverser l’angoisse

    De quelques-uns, mais aussi le bonheur, présent,

    Dont le feu court dans le passé en cendre ; la poisse

    Fait place à l’aurore.

    ©Nelly

    13/01/2009

    Croyance...

     

    Croyance…

     

    L'espérance d'un Dieu inaccessible et beau...
    Tout ce qui brille, hélas n'est pas d'or, et faux maître
    Trop souvent, il devient quand se forge le traître
    Et lancinant fleuve de charrieurs d'émaux.

    Pourtant fable d'Eden ressens-tu son absence?
    En Déesse-joyau, brave de ta présence
    Le bel Astre de nuit ou scintillent les belles
    Etoiles radieuses au dessus d'Immortels !

    Rauques en étaient les voix brûlantes dans les restes,
    Et rouge était le ciel sur les terres arides.
    Tout un fleuve de Lune sur la table terrestre
    Ouvrait, fermait les yeux d'une clarté livide.

    Là ou l'eau des bassins coulait sans aucun bruit
    Brillaient dans l'herbe pure une lumière divine ;
    Chemins de sable clair que le jour assassine
    Si proche, comme ce sein pour les lèvres, enfin fruits.

    Limpide son regard, véritable nature,
    Hèle plus qu'entités! Ou de fausses errances.
    Mes présages en "nouvelles" ; céleste nourriture,
    Invite à l'amour en unique croyance.

    Est t-il besoin encore de dire mon bleue de Mère
    Devant cet évidence, origine berceau ?
    Rêveur nie ses prières, aveugle son âme claire ;
    Vision originelle où perle son cœur... beau.

    ©Nelly et Domi

    29/12/2008

    Tant de choix...

     

    Tant de choix…

     

    Et des choses et des noms, c’était comme si

    Les voies, les espérances s’unissaient en même point ;

    A l’aval de ce fleuve, fleuve de paix, d’amour,

    Trop pour ce monde, entre ciel et chambre, ainsi

    Qu’un soleil terrestre, le minime dans ses mains

    Où parfois le miroir se prend au jeu du toujours.

     

    Evidence d’une vérité qui avance,

    Comme l’enfant émerveillé sous la treille,

    Étonné d’être là, si petit, cœur battant.

    Il se dresse heureux, perdu d’innocence,

    Tend sa main pour saisir les merveilles ;

    La grappe rouge du raisin, insouciant.

     

    Tant de Lumière dans son cœur où n’est plus

    La chaleur d’un sourire, une main maternelle

    Caressant ses souffrances, comme on flatte la vie.

    L’enfant-roi, disparu, englouti, reclus

    Dans son antre sans paix, indifférent au ciel

    Qui se couvre parfois au détour d’une obvie

     

    Comme s’il allait nu, sur une plage, ici

    Ou là, seul dans sa voix, dans ses rêves, incertain.

    Il s’arrête pourtant, distrait, et son pied pousse

    L’eau dans le sable, une lampe cachée, voici,

    L’ombre dansante dans la trouée d’un matin,

    Telle cette lumière dans l’esprit, pâle et douce.

     

    Vivante illusion que ces mains savantes, avant,

    Qui préservèrent la braise sous la cendre, si vives,

    Si vraies. Qui d’un pied nu aura laissé l’empreinte ?

    Qui redessine ce doux visage d’enfant ?

    Nul n’a voulu, nul n’est venu, qui vive,

    Seulement le souvenir dans la mémoire qui s’éreinte.

    ©Nelly

    01/07/2008

    Nomade...

     

    Nomade…

     

    Tu as souvent marché dans mon jardin secret

    Sans jamais écraser les roses de l’enfance

    Et cueillant chaque instant au fort de l’impatience

    Symbole de Soleil et d’Amour sans décret

     

    Tu n’as jamais voulu forcer sa frêle porte,

    Pour cela tu as mis un peu plus que le temps,

    A venir doucement me parler plus longtemps

    Au creux de mes images que les visions emportent

     

    Je bois tout doucement aux sources de tes mots,

    Désaltérant mon âme écrasée de chaleur

    Dans ce désert de voix qu’élude la douleur

    De n’avoir pas pu être une autre mer d’émaux

     

    Limpidité profonde d’un esprit qui s’évade

    Epris de liberté pour être créateur

    Impossible d’entraves au décompte des heures

    Magnifique et suprême dans sa belle parade

     

    Je n’ai jamais pu lire la beauté de tes yeux,

    Que je devine à cœur, saignante et délicieuse,

    Comme le fruit donné à l’Eve curieuse,

    Mais qui ne sera pas ambassadeur des pieux

     

    Bel exemple d’Amour qui se tient à distance

    Observant, sensuel, la coulée de la boue

    Qui recouvre parfois les impressions floues

    Mais ne retient en fait que la magnificence

     

    Tu es venu souvent dans mon jardin secret…

    ©Nelly

    16/06/2008

    Repos éternel...

     

    Repos éternel…

     

    Lorsque je dormirai, en belle ténébreuse,

    Au fond d’un mausolée construit de marbre rose,

    Et que je n’aurai là, plus matière à mes proses,

    Tu seras mon suaire à défaut de vareuse

     

    Quand la dalle posée, empêchera le Vent,

    De venir soulever mes volutes d’enfance-

    Cet avant d’être femme, au temps de l’innocence-

    Tu deviendras le mot qui dit l’auparavant

     

    Lorsque mes doigts raidis ne caresseront plus

    Cette feuille si douce où mes écrits aimaient

    A venir s’enivrer du plaisir d’être lus,

     

    Le tombeau, confident de mon rêve infini

    (Car le tombeau toujours complice du poète)

    Te dira : « Songe Artiste, car la page finie… ».

    ©Nelly

    20/05/2008

    Songez...

     

    Songez…

     

    Mystère de nos pensées

    Quand l'onde disparaît

    Sous le masque cassé

    Dissimulant les traits...

     

    Je m’éveillai, c’était la maison natale

    Perdue au milieu de nulle part, elle disait

    L’odeur de l’horizon, ce que l’onde lisait

    En jouant sur la grève dans son aube fœtale

     

    Mystère de l’accompli

    Quand la Nuit disparaît

    Sous le masque assoupi

    Qu’illuminent les rais

     

    Je m’éveillais ; Elle devenait fluviale

    Et l’eau étincelait sur des miroirs brisés

    C’était de ces reflets à la douce rosée

    Souriants quelquefois à des fleurs apétales

     

    Mystère de l’incompris

    D’un décor souverain

    Qui, bien que parti pris,

    Se remplissait d’airain

     

    Je m’éveillais ; dans une case hivernale

    Et la flamme soufflée ne se rallumait pas

    J’étais seule sur le seuil au cœur d’un vent froid,

    Là, tenant la lampe du monde vespéral

     

    Mystère de l’insoumis

    Quand le Jour apparaît

    Sous les traits assoupis

    D’une couleur de craie

     

    Je m’éveillais, et c’était un mirage

    Que ce monde oublié, dans des brumes claires

    Aux images trop vastes, prenantes, qui errent

    Et décrivent si bien, de rien, un bel orage

     

    Mystère défini

    Dans le contour du fait

    D’un tableau imparfait

    Mais, qui tout, réunit.

    ©Nelly

    06/05/2008

    Demandez-moi...

     

    Demandez-moi…

     

    Demandez-moi d’aller combattre le « diable »
    D'aller parler aux anges du néant
    De vous écrire des chansons et des fables
    Sur des sables mouvants.


    Demandez-moi d’abattre les murailles

    En soufflant sur le feu des volcans

    De détruire sans livrer de batailles
    Les frontières et les camps.

    Pour ne plus jamais trahir cet homme,

    Cet homme-loup au cœur brisé,
    Qui devant la détresse des hommes,

    Une fois, s’est agenouillé.


    Demandez-moi d’apporter la Lumière
    Sur cette terre où nos dieux sont perdus
    Et de réduire en poussière
    L’intolérable absolu.


    Demandez-moi de trouver les repères
    Et d'arrêter le cours du temps
    Afin d’entendre les prières

    De ces milliers d’enfants…

    Pour ne plus jamais trahir cet homme,

    Cet homme-loup au cœur brisé,
    Qui devant la détresse des hommes,

    Pour toujours, s’est agenouillé.

    ©Nelly

    15/04/2008

    Des...goûts...

     

    Des…goûts…

     

    L’amertume eut, jadis, la ferme intention,

    A travers mes écrits, de bien vouloir aimer

    Se faire délétère et porter affliction

    A mes jeunes pensées quelquefois malmenées

     

    Egarée par le temps, et mes propres voyages,

    J’ai cherché la façon de revenir après

    Chacun de mes chagrins, au lâché des agrès,

    Pour retrouver enfin le blond de mes rivages

     

    Je n’ai pas su vraiment retrouver le chemin

    Qui fut tracé pour moi il y a bien longtemps

    Et que je remodèle à chacun des instants

    Qui rythment le bonheur des carillons germains.

     

    Sans terreau pour germer, aucunes autres semailles

    N’en peut saisir le jour au creux de son décor,

    Malodorant c’est sûr, aussi bien qu’un mucor,

    Désireux de savoir, au pied de ses murailles

     

    Comment grandir vraiment, reproduisant ainsi

    L’héritage des pairs, par son instinct, vivant

    Contaminant, c’est vrai, les pauvres paravents

    Que nous avons dressé dans nos songes d’ici

     

    L’amertume est un don, orgueil des papilles,

    Et ne doit se trouver que dans le beau subtil

    D’une nuance salée, sucrée, ou bien futile

    Qui en chasse, de fait, l’infâme qui le pille.

    Nelly

    27/03/2008

    Remède...

     

    Remède…

     

    Et la Vie a passé, mais elle t’a gardé !

    Vive ton illusion que sont ses mains savantes !

    Qui trient le bonheur parmi les souvenirs

    Et invisiblement recousent sans rien dire

    Toutes les déchirures dont les plaies s’apparentent

     A des larmes que creusent les mémoires dardées

     

    C’était un chant de rien, de rien que quelques notes,

    Qui a voulu ce chant dans la parole née

    Qui révèle encore les braises d’autrefois

    Couvant dessous la cendre et chantant quelquefois.

    En dehors de l’errance d’une essence damnée ?

    Nul n’a voulu, c’est sûr, un quelconque antidote !

     

    Parler, presque chanter, et même avoir rêver,

    Nulle chose passée que nous ne sûmes pas

    Qui d’un pied nu aura dessiné son empreinte

    Dans le sable mouvant que le reflux éreinte

    Et, petit à petit, entrevoit son trépas

    Dans la force des maux qu’il lui faut achever

     

    Ni le courant des mots, ni déjà la musique,

    Ne semblent reposer dans cette grande chambre

    Au creux duquel, enfin, rajeunirait le monde,

    Si d’aventure là, s’arrêtait cette ronde

    Infernale et sublime quand se tordent ses membres

    Dans un dernier effort de leur gorge phtisique

     

    Les cascades sonores des propos disparaissent

    Dispersant les émois aux quatre cardinaux

    Aussitôt que le Vent les rappelle au passé

    Dans cet étrange lieu par la vue dépassé

    Au-delà de l’entente des douces sopranos

    Qui entonnent leurs odes, puis, au Soir disparaissent

     

    C’était un chant de rien, de rien que quelques notes,

    Qui a voulu ce chant dans la parole née

    Qui révèle encore les braises d’autrefois

    Couvant dessous la cendre et chantant quelquefois.

    En dehors de l’errance d’une essence damnée ?

    Nul n’a voulu pardi ! Ce banal antidote !

    Nelly

    07/12/2007

    Vie d'espoir...(Lueurs suite)

     

    Vie d’espoir….

     

    Sur l’espérance d’une Vie

    Fleurissent les jardins secrets

    Dans les rencontres servies

    Sur des plateaux indiscrets

     

    Ils ont espéré pouvoir

    Sur l’espérance d’une Vie

    Se rencontrer et savoir

    Si leur cœur avait envie

     

    Leur espérance avait gravit

    Comme les rayons du Soleil

    Sur l’espérance d’une Vie

    La montagne et ses merveilles

     

    Depuis ce jour béni se mirent

    Dans la foudre inassouvie,

    Leurs âmes jumelles qui bâtirent

    Sur l’espérance d’une Vie

    Nelly

    05/12/2007

    Lueurs...

     

    Lueurs…

     

    Tous les jours un goût différent

    Donne le ton de l’aventure

    Au Siècle des mésaventures

    Où l’Amour est indifférent

    A tout ce qui jamais ne dure

     

    L’antre des communications

    Devient un gouffre universel

    Où lentement se noie le Ciel

    D’avoir préférer l’affliction

    A la douceur de l’Eternel

     

    Tous les jours une autre nuance

    Réinvente une Loi meilleure

    Pour éviter les bras vengeurs

    Et les injustices qui tancent

    Les éléments d’humains moteurs

     

    Tant d’heures ! Et tant de désespoir !

    Alors que depuis si longtemps

    Déjà, la Nuit sans contretemps,

    Aurait dû terminer l’histoire

    Voilant l’Hiver pour le Printemps

     

    Mais la crête enflammée résiste,

    Tardant à paraître, rougit,

    Et au bout de quelques bougies

    S’empourpre et puis persiste ;

    Ciel et Monde d’anthologie.

    Nelly

    25/10/2007

    Claire voyance…

     

    Claire voyance…

     

    Je vais pouvoir me poser ici désormais,

    Car mon voyage à tes côtés est à jamais

    Ma peau contre ta peau pour repérer,

    Comme un bateau cherchant, jamais désespéré,

    Le phare la Nuit tombée, et puis l’apercevoir,

    Et me laisser par ta Lumière percevoir.

     

    J’en envie la passion à la foi si tenace,

    Persuadée que parfois la foudre nous menace,

    Car je vois défiler sous mon œil clairvoyant

    Des hordes de visages glacés et fuyants,

    Comme les fronts ténébreux des poètes illustres

    Dont les écrits fiévreux ressemblent à de vieux lustres

    Dont le génie clinquant illuminait nos faces

    Et troublait nos plasmas en effaçant les traces.

     

    Encore que la plupart resteront des portraits

    A l’indicible charme et au troublant attrait !

    Empoussiérés, figés, magiques et discrets,

    Falotes sentinelles d’un escalier secret,

    Dont l’enchevêtrement des balustres convie

    Les mystères des pensées aux tournures obvies

    A quémander des mains fines et intellectuelles

    Qui, dénuées de visions, frôlent l’irrationnel.

     

    Mais Toi tu es réel, Etre fait de tendresse,

    De force et de ferveur qui parfois disparaissent

    Pour faire place aux douceurs d’un visage d’enfant,

    Dont le bel arrondi nargue si bien le temps,

    Conjuguant au futur le présent imparfait

    Où passé et blessures signent un accord parfait,

    Délimite humblement une orée de jeunesse

    Dans l’ombre des regards dont les gris transparaissent,

     

    Et le bleu de l’azur où nous aimons marcher.

    La mémoire hors du temps se prend à raconter

    Nos lentes progressions à chaque souvenir,

    Puis s’échappe un moment pour mieux nous revenir

    Dans cette cour joyeuse dont la récréation

    Nous permet de souffler sur  les situations

    Que nous avons créé dans le livre divin ;

    Onglets, pages d’Amour, genèse d’écrivains.

    Nelly  

     

    02/10/2007

    Oh Liberté!...

     

     

    Oh Liberté !... (Pamphlet muet)

     

    D’une femme, vision hémostatique

    Aux préceptes démocratiques

    Dont la projection cathodique

    Paracentèse

    L’ordre établit qui bien à l’aise

    Grandiloquent dans sa foutaise

    Détruisant les forces en genèse

    Sans sourciller

    S’amuse à tuer les bergers

    Spoliant le lien d’humanité

    En violant la Liberté

    Sans un regard

    Sur toutes les autres histoires

    Ecrites à l’encre-désespoir

    Brûlant au cœur de l’encensoir

    Des génocides

    La violence à de nouveau

    Vomit du sang sur son drapeau

    Sous l’orchestration des photos

    Soudain placides…

     

    Au grand mépris des Droits de l’Homme !

    Nelly

    23/08/2007

    La Mémoire...

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    Chemin faisant est

    Que daigne la pluie d’été,

    Que nous voyons errer

    Au Ciel qui disparaît.

     

    Fontaine où brille l’eau,

    Un autre instant, une autre vie,

    Comme on cherche l’écho,

    Dans l’arène, des rêves, enfouie.

     

    Malgré le temps, elle va

    Enseignant ses paradigmes

    A ceux qui cherchent, là-bas

    A être le sens malgré l’énigme

     

    Colorier un instant, si furtif

    Pour être une oasis, une terre

    Dans le regard intuitif

    De ce qui est primaire.

     

    Les signes dans les images

    La couleur des sons, sans paroles,

    Les visions d’un autre âge

    Dont l’éloquence raffole,

     

    Qui leurre autant la raison que le rêve

    Enlève la beauté aux heures

    Mais abandonne les mots qui crèvent

    Et sèchent sur le lit des douleurs.

     

    L’offre de la beauté dans la vérité,

    Et qu’à enfin rêver,

    Une autre terre elle soit, eau agitée

    Reflétant la Lumière sauvée.

    Nelly

    21/04/2007

    Etincelle...

    Tristesse infinie que les larmes réprouvent
    Je t’aime Félicité !
    Petit jardin secret dont enfin la porte s’ouvre ;
    Je m’y suis promenée 
     
    Découverte de fleurs où l’humide étincelle
    D’Amour à tout pailleté
    Jusqu’au cœur du Lotus et la rose nouvelle
    Tendrement enlacés
     
    Eclairés doucement au Soleil du matin
    Sous les yeux étonnés
    Des alouettes graciles aux ailes d’airain
    Délicates alliées
     
    D’un enchantement en genèse, timide esquisse
    Que rien ne peut altérer.
    Ni le plâtre qui s’écaille sur le mur des supplices
    Aux nuances passées
     
    Laissant apparaître une merveille bien enfouie
    Tel un trésor caché
    Aux yeux concupiscents des souvenirs enfuis,
    Brusquement révélée,
     
    Ni les cendres du phénix telle une prophétie
    Qui me fut révélée
    Dans les dunes d’un rêve aux contours imprécis
    Mais d’une saveur épicée
     
    J’ai tout revu, tout senti jusqu’à l’ivresse
    Rien ne pourra changé
    Berceau de douceur où repose la tendresse
    Quand les larmes ont séché.
    Nelly
    14/04/2007

    Au diapason du coeur...

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    Je sais bien qu’on oublie simplement l’essentiel
    Et que le cœur parfois, voyage au bord du Ciel
    Bien que souvent l’Amour nous diffuse des messages
    En forme d’ondes légères pour nos divins voyages
     
    Ne vouloir qu’un instant regarder dans l’azur
    Au milieu des orages où les brumes impures
    Cachent le paysage aux yeux qui voudraient voir
    Mais abandonnent vite nourris de désespoir.
     
    Ne jamais négliger le faisceau lumineux
    Qui brille au firmament de tous nos rêves bleus
    Nourriture de l’âme nécessaire au chemin
    Qui change le voyageur en obstiné pèlerin
     
    Si la quête est si longue c’est qu’il est méritoire
    Pour celui qui parvient d’en goûter la victoire
    Car l’obstination dite, n’est en fait qu’un vain mot
    Tant que le résultat ne s’accorde au Credo.
     
    Si l’arbre des « pourquoi » pouvait offrir des fruits
    Serait là un marché établi pour la vie
    Où chacun à son tour, viendrait vendre ou acheter
    Sans trouver les réponses sous leurs étals cachées.
     
    La récolte sûrement, serait vite gâchée
    Par les rayons brûlants d’un Soleil bien fâché
    Que les regards se portent sur les fragiles parties
    Des ombres dessinées par tant de parti pris
     
    Le mieux serait donc bien d’aligner son esprit
    Au diapason du cœur où la paix rajeunit
    En dehors de tout âge comme une protection
    Les corps dev’nus mendiants dépendants des questions.
    Nelly
    22/03/2007

    Pas perdu(s)?...

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    Voile d’éternité
    Embaumeur de mémoire
    Sur la pierre tâchée
    De mousse, danse l’espoir.
     
    L’herbe folle et nue
    Dans son linceul drapée
    Dit l’hiver venu
    Et son message glacé.
     
    Un peu de soleil
    Brille dans l’avenue
    Laissant le sommeil
    Dans les maisons perdues.
     
    La vie qui s’éveille
    Pour celle qui s’achève
    C’est l’étoile qui veille
    Et dort parmi plein de rêves.
     
    Silence dans sa trêve
    Simple te soit l’écoute
    Sur la frêle grève
    De sable fin sans doute.
    Nelly
    25/11/2006

    Souvenirs...

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    Mystérieuse épopée que celle de la Mémoire
    Qui s’enfuit un moment en nous disant au revoir
    Puis étrangement revient sans y être invitée
    Comme une douleur aigue qu’on aurait mal pansé.
     
    Tel un Ange cruel chassé du Paradis
    Qui brûlerait le Ciel en vengeance assouvie,
    La Mémoire envahit tous nos moindres recoins
    En allumant des cierges de souvenirs malsains.
     
    C’est un Artiste fou qui apparaît alors,
    Oubliant son génie, et détruit sans remord
    Son chef-d’œuvre magnifique désormais inutile,
    Entraînant dans sa chute l’apparence fragile.
     
    Ses hurlements, ses cris ne changeront plus rien
    A la marche implacable de son triste destin ;
    Comme une armée hideuse qui se tenait dans l’ombre,
    En attendant l’instant d’agir dans la pénombre.
     
    Plus rien n’arrêtera désormais ce combat,
    Du Bien contre le Mal si tel en est le cas,
    Aux confins de l’enfance où l’Ame fut noyée
    Par la terrible engeance douloureuse du passé.
     
    Quand au fond de l’abîme où la Mémoire se perd
    Ne brille aucune lueur aux souvenirs d’hier,
    Que le tombeau nous semble un délicieux ami,
    Il est temps, je le crois, de renaître à la Vie.
     
    Et qu’importe le prix qu’il nous faudra payer,
    Tribu sera moins lourd que de ne point lutter,
    Pour adorer encore et aimer furieusement,
    Ce qu’il nous est donné de vivre intensément.
     
    Bien sûr il est certain qu’il nous faille accepter,
    Le fait qu’être un adulte est par l’enfant doté,
    Et que dans nos refus et nos acceptations,
    Il nous observe toujours avec ostentation.
     
    Notre double regard et la Petite voix,
    Sont de précieux présents pour chacun de nos pas,
    La vision du Passé devient songe d’Avenir,
    Et le Divin Murmure, message qu’il nous faut dire.
     
    La Mémoire devient guide dans la Nuit terrifiante
    Com’ le Phare aux bateaux, dans la brume déroutante,
    Evite bien des drames aux marins avertis,
    Qui sans cette Lumière se trouv’raient engloutis.
     
    Allons-nous donc maudire nos souvenirs venus
    Déranger nos tiroirs où ils étaient tenus ?
    Où bien allons-nous vivre enfin cette Liberté,
    De respirer l’air pur, la Tempête passée ?
    Nelly
    07/11/2006

    Confession...

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    Comme ces longues nuits d’hiver qui tombent sans bruit,
    L’amour ne viendra pas glisser à pas de loup
    Dans ton cœur ô poète ! Toi qui a tant menti,
    En murmurant des mots et des écrits si doux.
     
    Le cynisme est danger pour tous les sentiments
    Dont tu uses avec jeu pour ton unique plaisir ;
    Enfer de cruauté pour d’éternels serments,
    Paradis de souffrance au triste devenir.
     
    Qu’as-tu donc en ton cœur : que ce désert aride ?
    Miroir au marbre froid reflet de tes états,
    Que tu camoufles tel un visage sans rides,
    Par quelques diableries fardées sans un éclat.
     
    Prends-tu soin de ton âme ? As-tu donc peur d’aimer ?
    D’ouvrir à tes écarts, les portes de sagesse ?
    Le bonheur est infâme pour qui veut le spolier
    Mais il est fort aussi sans aucune promesse.
     
    De ta bouche de miel coulent des mots sucrés,
    Pendant que dans ton corps d’affreuses sensations
    Envahissent l’éther de tes cellules dorées,
    Pour en mieux oxyder l’absolue vibration.
     
    Que ce regard si triste me fait saigner le cœur !
    Alors que ton sourire trahit cette affliction…
    D’écrivain tu deviens un marchand de malheurs
    Pour l’espoir féminin, sans autre vocation
     
    Qu’affirmer ta suprême densité d’arrogance
    En te servant, c’est sûr de ton don reconnu ;
    Joueur d’arabesques pieds en douces consonances
    Qu’on aime à parcourir comme une belle avenue.
     
    Avoir tant de trésors enfouis au fond de toi
    Sans les bien partager que pour semer le mal,
    La douleur et l’engeance qui emboîtent le pas
    A la cruelle saison de froidure viscérale.
     
    Point n’est besoin pourtant pour toi de tout détruire
    Puisque la vie s’en charge à chaque jour suivi !
    Nous oblige à marcher sur ses cendres pour souffrir
    Du feu qui nous consume aux confins de nos vies.
     
    Si le jeu de souffrance te convient si gaiement,
    Vas mon Ami là-bas où l’on meure sans rien dire,
    Malgré toutes les prières qui fusent au firmament,
    Et tu sauras vraiment ce que pouvoir veut dire.
     
    Comme ces longues nuits d’hiver qui tombent sans bruit,
    L’amour ne viendra pas glisser à pas de loup
    Dans ton cœur ô poète ! Toi qui a tant menti,
    Mais il n’est point trop tard c’est moi qui te l’avoue !
    Nelly
    24/10/2006

    Un présent...

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    Le lecteur et le poète
     
    Mais que serait donc le poète
    S’il n’y avait pas de lecteur ?
    Sa plume resterait muette
    Sans le doux soutien de son cœur.
     
    Selon les lois de la nature
    Le don apporte profusion,
    C’est seulement dans l’ouverture
    Que s’écoule l’inspiration.
     
    Celui qui écrit pour le monde
    Ouvre dans cet élan son cœur,
    Laissant venir et partir l’onde
    Chargée de perles et de pleurs.
     
    Le poète n’invente rien,
    Il ne fait que tremper sa plume
    Dans les bonheurs, dans les chagrins,
    Parfois même dans l’amertume.
     
    Par l’encre de nos émotions,
    Il a matière à composer,
    En y mêlant ses ambitions,
    Des vers doux, durs, ou même osés.
     
    Alors il sait les redonner
    Au sein d’un poème audacieux
    Légué à la postérité,
    Son nom montera jusqu’au cieux.
     
    Où les muses l’entonneront,
    Lui rendant un puissant hommage,
    Répandant par ses vibrations,
    De la poésie dans nos pages.
     
    Merci ô poètes aînés,
    Et merci à toi mon lecteur,
    Par vous cette boucle est bouclée,
    Et moi un maillon créateur.
     Lémuel
     
    Voici comme un présent, ce poème, écrit par Lémuel http://www.lapassiondes poemes.com et offert par mon Cher Ami et professeur des Ecoles dans son pays si loin là-bas, mais si près de mon coeur : Daï Adung. Merci mon autre.
    C'est son cadeau, mais c'est aussi le mien pour vous qui me lisez tous les jours...Merci.