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27/01/2009 La beauté des souvenirs...La beauté des souvenirs…
Avant que le rêve ne nous prenne, indécis, Le rossignol a chanté encore une fois. Ce fut comme un frisson dans ma mémoire, ici, Il a chanté comme s’endort la vie parfois. Et c’était de l’Or.
Sur la couche de son plaisir, puis du repos, Ainsi, consentit son rêve, à l’arrivant, Où faisait halte son errance, dans cet îlot, Il avait replié sous sa tête, l’avant. Sublime décor.
C’était comme un sommeil d’été, des choses proches, Un feu qui passe, chaque fois, de branche en branche, Transmutation des métaux en rêve, approche, D’un univers si clôturé, une revanche ; Une année encore.
Dans les brumes de mes sommeils si incessants, Aller ainsi, avec le même orient, si loin, Au-delà des images, tableaux harassants, Qui chacun, parfaits firmaments d’étoiles, oints, Deviennent trésor.
Les soirs n’ont tant de la beauté qui s’attarde, Ne peut quitter une terre qu’elle a tant aimée, La façonnant de ses mains de lumière blafarde Qui dévale avec grand bruit dans mon écharde D’avenir sans mors.
Et disent autre chose que ce qui est vraiment, Leur beauté, leurs mensonges, traverser l’angoisse De quelques-uns, mais aussi le bonheur, présent, Dont le feu court dans le passé en cendre ; la poisse Fait place à l’aurore. ©Nelly 13/01/2009 Croyance...Croyance…
L'espérance d'un Dieu inaccessible et beau... ©Nelly et Domi 29/12/2008 Tant de choix...
Tant de choix…
Et des choses et des noms, c’était comme si Les voies, les espérances s’unissaient en même point ; A l’aval de ce fleuve, fleuve de paix, d’amour, Trop pour ce monde, entre ciel et chambre, ainsi Qu’un soleil terrestre, le minime dans ses mains Où parfois le miroir se prend au jeu du toujours.
Evidence d’une vérité qui avance, Comme l’enfant émerveillé sous la treille, Étonné d’être là, si petit, cœur battant. Il se dresse heureux, perdu d’innocence, Tend sa main pour saisir les merveilles ; La grappe rouge du raisin, insouciant.
Tant de Lumière dans son cœur où n’est plus La chaleur d’un sourire, une main maternelle Caressant ses souffrances, comme on flatte la vie. L’enfant-roi, disparu, englouti, reclus Dans son antre sans paix, indifférent au ciel Qui se couvre parfois au détour d’une obvie
Comme s’il allait nu, sur une plage, ici Ou là, seul dans sa voix, dans ses rêves, incertain. Il s’arrête pourtant, distrait, et son pied pousse L’eau dans le sable, une lampe cachée, voici, L’ombre dansante dans la trouée d’un matin, Telle cette lumière dans l’esprit, pâle et douce.
Vivante illusion que ces mains savantes, avant, Qui préservèrent la braise sous la cendre, si vives, Si vraies. Qui d’un pied nu aura laissé l’empreinte ? Qui redessine ce doux visage d’enfant ? Nul n’a voulu, nul n’est venu, qui vive, Seulement le souvenir dans la mémoire qui s’éreinte. ©Nelly 01/07/2008 Nomade...Nomade…
Tu as souvent marché dans mon jardin secret Sans jamais écraser les roses de l’enfance Et cueillant chaque instant au fort de l’impatience Symbole de Soleil et d’Amour sans décret
Tu n’as jamais voulu forcer sa frêle porte, Pour cela tu as mis un peu plus que le temps, A venir doucement me parler plus longtemps Au creux de mes images que les visions emportent
Je bois tout doucement aux sources de tes mots, Désaltérant mon âme écrasée de chaleur Dans ce désert de voix qu’élude la douleur De n’avoir pas pu être une autre mer d’émaux
Limpidité profonde d’un esprit qui s’évade Epris de liberté pour être créateur Impossible d’entraves au décompte des heures Magnifique et suprême dans sa belle parade
Je n’ai jamais pu lire la beauté de tes yeux, Que je devine à cœur, saignante et délicieuse, Comme le fruit donné à l’Eve curieuse, Mais qui ne sera pas ambassadeur des pieux
Bel exemple d’Amour qui se tient à distance Observant, sensuel, la coulée de la boue Qui recouvre parfois les impressions floues Mais ne retient en fait que la magnificence
Tu es venu souvent dans mon jardin secret… ©Nelly 16/06/2008 Repos éternel...Repos éternel…
Lorsque je dormirai, en belle ténébreuse, Au fond d’un mausolée construit de marbre rose, Et que je n’aurai là, plus matière à mes proses, Tu seras mon suaire à défaut de vareuse
Quand la dalle posée, empêchera le Vent, De venir soulever mes volutes d’enfance- Cet avant d’être femme, au temps de l’innocence- Tu deviendras le mot qui dit l’auparavant
Lorsque mes doigts raidis ne caresseront plus Cette feuille si douce où mes écrits aimaient A venir s’enivrer du plaisir d’être lus,
Le tombeau, confident de mon rêve infini (Car le tombeau toujours complice du poète) Te dira : « Songe Artiste, car la page finie… ». ©Nelly 20/05/2008 Songez...Songez…
Mystère de nos pensées Quand l'onde disparaît Sous le masque cassé Dissimulant les traits...
Je m’éveillai, c’était la maison natale Perdue au milieu de nulle part, elle disait L’odeur de l’horizon, ce que l’onde lisait En jouant sur la grève dans son aube fœtale
Mystère de l’accompli Quand la Nuit disparaît Sous le masque assoupi Qu’illuminent les rais
Je m’éveillais ; Elle devenait fluviale Et l’eau étincelait sur des miroirs brisés C’était de ces reflets à la douce rosée Souriants quelquefois à des fleurs apétales
Mystère de l’incompris D’un décor souverain Qui, bien que parti pris, Se remplissait d’airain
Je m’éveillais ; dans une case hivernale Et la flamme soufflée ne se rallumait pas J’étais seule sur le seuil au cœur d’un vent froid, Là, tenant la lampe du monde vespéral
Mystère de l’insoumis Quand le Jour apparaît Sous les traits assoupis D’une couleur de craie
Je m’éveillais, et c’était un mirage Que ce monde oublié, dans des brumes claires Aux images trop vastes, prenantes, qui errent Et décrivent si bien, de rien, un bel orage
Mystère défini Dans le contour du fait D’un tableau imparfait Mais, qui tout, réunit. ©Nelly 06/05/2008 Demandez-moi...Demandez-moi…
Demandez-moi d’aller combattre le « diable »
En soufflant sur le feu des volcans De détruire sans livrer de batailles Cet homme-loup au cœur brisé, Une fois, s’est agenouillé.
De ces milliers d’enfants… Cet homme-loup au cœur brisé, Pour toujours, s’est agenouillé. ©Nelly 15/04/2008 Des...goûts...Des…goûts…
L’amertume eut, jadis, la ferme intention, A travers mes écrits, de bien vouloir aimer Se faire délétère et porter affliction A mes jeunes pensées quelquefois malmenées
Egarée par le temps, et mes propres voyages, J’ai cherché la façon de revenir après Chacun de mes chagrins, au lâché des agrès, Pour retrouver enfin le blond de mes rivages
Je n’ai pas su vraiment retrouver le chemin Qui fut tracé pour moi il y a bien longtemps Et que je remodèle à chacun des instants Qui rythment le bonheur des carillons germains.
Sans terreau pour germer, aucunes autres semailles N’en peut saisir le jour au creux de son décor, Malodorant c’est sûr, aussi bien qu’un mucor, Désireux de savoir, au pied de ses murailles
Comment grandir vraiment, reproduisant ainsi L’héritage des pairs, par son instinct, vivant Contaminant, c’est vrai, les pauvres paravents Que nous avons dressé dans nos songes d’ici
L’amertume est un don, orgueil des papilles, Et ne doit se trouver que dans le beau subtil D’une nuance salée, sucrée, ou bien futile Qui en chasse, de fait, l’infâme qui le pille. Nelly 27/03/2008 Remède...Remède…
Et la Vie a passé, mais elle t’a gardé ! Vive ton illusion que sont ses mains savantes ! Qui trient le bonheur parmi les souvenirs Et invisiblement recousent sans rien dire Toutes les déchirures dont les plaies s’apparentent A des larmes que creusent les mémoires dardées
C’était un chant de rien, de rien que quelques notes, Qui a voulu ce chant dans la parole née Qui révèle encore les braises d’autrefois Couvant dessous la cendre et chantant quelquefois. En dehors de l’errance d’une essence damnée ? Nul n’a voulu, c’est sûr, un quelconque antidote !
Parler, presque chanter, et même avoir rêver, Nulle chose passée que nous ne sûmes pas Qui d’un pied nu aura dessiné son empreinte Dans le sable mouvant que le reflux éreinte Et, petit à petit, entrevoit son trépas Dans la force des maux qu’il lui faut achever
Ni le courant des mots, ni déjà la musique, Ne semblent reposer dans cette grande chambre Au creux duquel, enfin, rajeunirait le monde, Si d’aventure là, s’arrêtait cette ronde Infernale et sublime quand se tordent ses membres Dans un dernier effort de leur gorge phtisique
Les cascades sonores des propos disparaissent Dispersant les émois aux quatre cardinaux Aussitôt que le Vent les rappelle au passé Dans cet étrange lieu par la vue dépassé Au-delà de l’entente des douces sopranos Qui entonnent leurs odes, puis, au Soir disparaissent
C’était un chant de rien, de rien que quelques notes, Qui a voulu ce chant dans la parole née Qui révèle encore les braises d’autrefois Couvant dessous la cendre et chantant quelquefois. En dehors de l’errance d’une essence damnée ? Nul n’a voulu pardi ! Ce banal antidote ! Nelly 07/12/2007 Vie d'espoir...(Lueurs suite)Vie d’espoir….
Sur l’espérance d’une Vie Fleurissent les jardins secrets Dans les rencontres servies Sur des plateaux indiscrets
Ils ont espéré pouvoir Sur l’espérance d’une Vie Se rencontrer et savoir Si leur cœur avait envie
Leur espérance avait gravit Comme les rayons du Soleil Sur l’espérance d’une Vie La montagne et ses merveilles
Depuis ce jour béni se mirent Dans la foudre inassouvie, Leurs âmes jumelles qui bâtirent Sur l’espérance d’une Vie Nelly 05/12/2007 Lueurs...Lueurs…
Tous les jours un goût différent Donne le ton de l’aventure Au Siècle des mésaventures Où l’Amour est indifférent A tout ce qui jamais ne dure
L’antre des communications Devient un gouffre universel Où lentement se noie le Ciel D’avoir préférer l’affliction A la douceur de l’Eternel
Tous les jours une autre nuance Réinvente une Loi meilleure Pour éviter les bras vengeurs Et les injustices qui tancent Les éléments d’humains moteurs
Tant d’heures ! Et tant de désespoir ! Alors que depuis si longtemps Déjà, la Nuit sans contretemps, Aurait dû terminer l’histoire Voilant l’Hiver pour le Printemps
Mais la crête enflammée résiste, Tardant à paraître, rougit, Et au bout de quelques bougies S’empourpre et puis persiste ; Ciel et Monde d’anthologie. Nelly 25/10/2007 Claire voyance…
Claire voyance…
Je vais pouvoir me poser ici désormais,
Car mon voyage à tes côtés est à jamais
Ma peau contre ta peau pour repérer,
Comme un bateau cherchant, jamais désespéré,
Le phare la Nuit tombée, et puis l’apercevoir,
Et me laisser par ta Lumière percevoir.
J’en envie la passion à la foi si tenace,
Persuadée que parfois la foudre nous menace,
Car je vois défiler sous mon œil clairvoyant
Des hordes de visages glacés et fuyants,
Comme les fronts ténébreux des poètes illustres
Dont les écrits fiévreux ressemblent à de vieux lustres
Dont le génie clinquant illuminait nos faces
Et troublait nos plasmas en effaçant les traces.
Encore que la plupart resteront des portraits
A l’indicible charme et au troublant attrait !
Empoussiérés, figés, magiques et discrets,
Falotes sentinelles d’un escalier secret,
Dont l’enchevêtrement des balustres convie
Les mystères des pensées aux tournures obvies
A quémander des mains fines et intellectuelles
Qui, dénuées de visions, frôlent l’irrationnel.
Mais Toi tu es réel, Etre fait de tendresse,
De force et de ferveur qui parfois disparaissent
Pour faire place aux douceurs d’un visage d’enfant,
Dont le bel arrondi nargue si bien le temps,
Conjuguant au futur le présent imparfait
Où passé et blessures signent un accord parfait,
Délimite humblement une orée de jeunesse
Dans l’ombre des regards dont les gris transparaissent,
Et le bleu de l’azur où nous aimons marcher.
La mémoire hors du temps se prend à raconter
Nos lentes progressions à chaque souvenir,
Puis s’échappe un moment pour mieux nous revenir
Dans cette cour joyeuse dont la récréation
Nous permet de souffler sur les situations
Que nous avons créé dans le livre divin ;
Onglets, pages d’Amour, genèse d’écrivains.
Nelly
02/10/2007 Oh Liberté!...
Oh Liberté !... (Pamphlet muet)
D’une femme, vision hémostatique Aux préceptes démocratiques Dont la projection cathodique Paracentèse L’ordre établit qui bien à l’aise Grandiloquent dans sa foutaise Détruisant les forces en genèse Sans sourciller S’amuse à tuer les bergers Spoliant le lien d’humanité En violant la Liberté Sans un regard Sur toutes les autres histoires Ecrites à l’encre-désespoir Brûlant au cœur de l’encensoir Des génocides La violence à de nouveau Vomit du sang sur son drapeau Sous l’orchestration des photos Soudain placides…
Au grand mépris des Droits de l’Homme ! Nelly 23/08/2007 La Mémoire...Chemin faisant est Que daigne la pluie d’été, Que nous voyons errer Au Ciel qui disparaît.
Fontaine où brille l’eau, Un autre instant, une autre vie, Comme on cherche l’écho, Dans l’arène, des rêves, enfouie.
Malgré le temps, elle va Enseignant ses paradigmes A ceux qui cherchent, là-bas A être le sens malgré l’énigme
Colorier un instant, si furtif Pour être une oasis, une terre Dans le regard intuitif De ce qui est primaire.
Les signes dans les images La couleur des sons, sans paroles, Les visions d’un autre âge Dont l’éloquence raffole,
Qui leurre autant la raison que le rêve Enlève la beauté aux heures Mais abandonne les mots qui crèvent Et sèchent sur le lit des douleurs.
L’offre de la beauté dans la vérité, Et qu’à enfin rêver, Une autre terre elle soit, eau agitée Reflétant la Lumière sauvée. Nelly 21/04/2007 Etincelle...Tristesse infinie que les larmes réprouvent
Je t’aime Félicité !
Petit jardin secret dont enfin la porte s’ouvre ;
Je m’y suis promenée
Découverte de fleurs où l’humide étincelle
D’Amour à tout pailleté
Jusqu’au cœur du Lotus et la rose nouvelle
Tendrement enlacés
Eclairés doucement au Soleil du matin
Sous les yeux étonnés
Des alouettes graciles aux ailes d’airain
Délicates alliées
D’un enchantement en genèse, timide esquisse
Que rien ne peut altérer.
Ni le plâtre qui s’écaille sur le mur des supplices
Aux nuances passées
Laissant apparaître une merveille bien enfouie
Tel un trésor caché
Aux yeux concupiscents des souvenirs enfuis,
Brusquement révélée,
Ni les cendres du phénix telle une prophétie
Qui me fut révélée
Dans les dunes d’un rêve aux contours imprécis
Mais d’une saveur épicée
J’ai tout revu, tout senti jusqu’à l’ivresse
Rien ne pourra changé
Berceau de douceur où repose la tendresse
Quand les larmes ont séché.
Nelly 14/04/2007 Au diapason du coeur...Je sais bien qu’on oublie simplement l’essentiel
Et que le cœur parfois, voyage au bord du Ciel
Bien que souvent l’Amour nous diffuse des messages
En forme d’ondes légères pour nos divins voyages
Ne vouloir qu’un instant regarder dans l’azur
Au milieu des orages où les brumes impures
Cachent le paysage aux yeux qui voudraient voir
Mais abandonnent vite nourris de désespoir.
Ne jamais négliger le faisceau lumineux
Qui brille au firmament de tous nos rêves bleus
Nourriture de l’âme nécessaire au chemin
Qui change le voyageur en obstiné pèlerin
Si la quête est si longue c’est qu’il est méritoire
Pour celui qui parvient d’en goûter la victoire
Car l’obstination dite, n’est en fait qu’un vain mot
Tant que le résultat ne s’accorde au Credo.
Si l’arbre des « pourquoi » pouvait offrir des fruits
Serait là un marché établi pour la vie
Où chacun à son tour, viendrait vendre ou acheter
Sans trouver les réponses sous leurs étals cachées.
La récolte sûrement, serait vite gâchée
Par les rayons brûlants d’un Soleil bien fâché
Que les regards se portent sur les fragiles parties
Des ombres dessinées par tant de parti pris
Le mieux serait donc bien d’aligner son esprit
Au diapason du cœur où la paix rajeunit
En dehors de tout âge comme une protection
Les corps dev’nus mendiants dépendants des questions.
Nelly 22/03/2007 Pas perdu(s)?...Voile d’éternité
Embaumeur de mémoire
Sur la pierre tâchée
De mousse, danse l’espoir.
L’herbe folle et nue
Dans son linceul drapée
Dit l’hiver venu
Et son message glacé.
Un peu de soleil
Brille dans l’avenue
Laissant le sommeil
Dans les maisons perdues.
La vie qui s’éveille
Pour celle qui s’achève
C’est l’étoile qui veille
Et dort parmi plein de rêves.
Silence dans sa trêve
Simple te soit l’écoute
Sur la frêle grève
De sable fin sans doute.
Nelly 25/11/2006 Souvenirs...Mystérieuse épopée que celle de la Mémoire
Qui s’enfuit un moment en nous disant au revoir
Puis étrangement revient sans y être invitée
Comme une douleur aigue qu’on aurait mal pansé.
Tel un Ange cruel chassé du Paradis
Qui brûlerait le Ciel en vengeance assouvie,
La Mémoire envahit tous nos moindres recoins
En allumant des cierges de souvenirs malsains.
C’est un Artiste fou qui apparaît alors,
Oubliant son génie, et détruit sans remord
Son chef-d’œuvre magnifique désormais inutile,
Entraînant dans sa chute l’apparence fragile.
Ses hurlements, ses cris ne changeront plus rien
A la marche implacable de son triste destin ;
Comme une armée hideuse qui se tenait dans l’ombre,
En attendant l’instant d’agir dans la pénombre.
Plus rien n’arrêtera désormais ce combat,
Du Bien contre le Mal si tel en est le cas,
Aux confins de l’enfance où l’Ame fut noyée
Par la terrible engeance douloureuse du passé.
Quand au fond de l’abîme où la Mémoire se perd
Ne brille aucune lueur aux souvenirs d’hier,
Que le tombeau nous semble un délicieux ami,
Il est temps, je le crois, de renaître à la Vie.
Et qu’importe le prix qu’il nous faudra payer,
Tribu sera moins lourd que de ne point lutter,
Pour adorer encore et aimer furieusement,
Ce qu’il nous est donné de vivre intensément.
Bien sûr il est certain qu’il nous faille accepter,
Le fait qu’être un adulte est par l’enfant doté,
Et que dans nos refus et nos acceptations,
Il nous observe toujours avec ostentation.
Notre double regard et la Petite voix,
Sont de précieux présents pour chacun de nos pas,
La vision du Passé devient songe d’Avenir,
Et le Divin Murmure, message qu’il nous faut dire.
La Mémoire devient guide dans la Nuit terrifiante
Com’ le Phare aux bateaux, dans la brume déroutante,
Evite bien des drames aux marins avertis,
Qui sans cette Lumière se trouv’raient engloutis.
Allons-nous donc maudire nos souvenirs venus
Déranger nos tiroirs où ils étaient tenus ?
Où bien allons-nous vivre enfin cette Liberté,
De respirer l’air pur, la Tempête passée ?
Nelly 07/11/2006 Confession...Comme ces longues nuits d’hiver qui tombent sans bruit,
L’amour ne viendra pas glisser à pas de loup
Dans ton cœur ô poète ! Toi qui a tant menti,
En murmurant des mots et des écrits si doux.
Le cynisme est danger pour tous les sentiments
Dont tu uses avec jeu pour ton unique plaisir ;
Enfer de cruauté pour d’éternels serments,
Paradis de souffrance au triste devenir.
Qu’as-tu donc en ton cœur : que ce désert aride ?
Miroir au marbre froid reflet de tes états,
Que tu camoufles tel un visage sans rides,
Par quelques diableries fardées sans un éclat.
Prends-tu soin de ton âme ? As-tu donc peur d’aimer ?
D’ouvrir à tes écarts, les portes de sagesse ?
Le bonheur est infâme pour qui veut le spolier
Mais il est fort aussi sans aucune promesse.
De ta bouche de miel coulent des mots sucrés,
Pendant que dans ton corps d’affreuses sensations
Envahissent l’éther de tes cellules dorées,
Pour en mieux oxyder l’absolue vibration.
Que ce regard si triste me fait saigner le cœur !
Alors que ton sourire trahit cette affliction…
D’écrivain tu deviens un marchand de malheurs
Pour l’espoir féminin, sans autre vocation
Qu’affirmer ta suprême densité d’arrogance
En te servant, c’est sûr de ton don reconnu ;
Joueur d’arabesques pieds en douces consonances
Qu’on aime à parcourir comme une belle avenue.
Avoir tant de trésors enfouis au fond de toi
Sans les bien partager que pour semer le mal,
La douleur et l’engeance qui emboîtent le pas
A la cruelle saison de froidure viscérale.
Point n’est besoin pourtant pour toi de tout détruire
Puisque la vie s’en charge à chaque jour suivi !
Nous oblige à marcher sur ses cendres pour souffrir
Du feu qui nous consume aux confins de nos vies.
Si le jeu de souffrance te convient si gaiement,
Vas mon Ami là-bas où l’on meure sans rien dire,
Malgré toutes les prières qui fusent au firmament,
Et tu sauras vraiment ce que pouvoir veut dire.
Comme ces longues nuits d’hiver qui tombent sans bruit,
L’amour ne viendra pas glisser à pas de loup
Dans ton cœur ô poète ! Toi qui a tant menti,
Mais il n’est point trop tard c’est moi qui te l’avoue !
Nelly 24/10/2006 Un présent...
Le lecteur et le poète
Mais que serait donc le poète
S’il n’y avait pas de lecteur ?
Sa plume resterait muette
Sans le doux soutien de son cœur.
Selon les lois de la nature
Le don apporte profusion,
C’est seulement dans l’ouverture
Que s’écoule l’inspiration.
Celui qui écrit pour le monde
Ouvre dans cet élan son cœur,
Laissant venir et partir l’onde
Chargée de perles et de pleurs.
Le poète n’invente rien,
Il ne fait que tremper sa plume
Dans les bonheurs, dans les chagrins,
Parfois même dans l’amertume.
Par l’encre de nos émotions,
Il a matière à composer,
En y mêlant ses ambitions,
Des vers doux, durs, ou même osés.
Alors il sait les redonner
Au sein d’un poème audacieux
Légué à la postérité,
Son nom montera jusqu’au cieux.
Où les muses l’entonneront,
Lui rendant un puissant hommage,
Répandant par ses vibrations,
De la poésie dans nos pages.
Merci ô poètes aînés,
Et merci à toi mon lecteur,
Par vous cette boucle est bouclée,
Et moi un maillon créateur.
Lémuel
Voici comme un présent, ce poème, écrit par Lémuel http://www.lapassiondes poemes.com et offert par mon Cher Ami et professeur des Ecoles dans son pays si loin là-bas, mais si près de mon coeur : Daï Adung. Merci mon autre.
C'est son cadeau, mais c'est aussi le mien pour vous qui me lisez tous les jours...Merci. |
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