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30/11/2008 L'étoile livide...(A mon ami d'enfance, Philippe, disparu le 27 Novembre dernier)L’étoile livide…
Ils s'attardaient, le soir, sur la terrasse d'ambre D'où partaient les chemins, de sable clair et doux Sous un ciel sans nombre. Et si nue devant nous Etait l'Etoile sans vie, nous devenions ses membres
Elle était l’illusion, un espoir que l’on fume, Le feu naissant de soi, des cendres désunies. A la flamme plus vaste que celle d’un ciel terni, Ce jour là nous avons rendu ce que nous fûmes.
Et nos pas s’en allèrent dans l’herbe sans mémoire, Dormant, ne nous sachant, nous en aimions le goût. Suante, empoussiérée, l’attente malgré nous, Poursuivait son chemin, recherchant le savoir.
Au lieu qu’encor, de nuit, sous des arbres bruyants, Elle s’arrête et frappe à des portes fermées, Elle préférait marcher vers des mains endiablées Et, d’un cri, embrasé, le crépuscule fuyant.
Et vite elle nous menait là où la nuit retombe, Là où deux pas devant il n’est plus rien qu’on sache. Plus de chemin pour nous ; de l’herbe qu’on arrache, Plus de passage à gué…un parfum d’outre-tombe. ©Nelly
03/10/2007 Jour d'Automne...
Jour d’automne…
Les larmes rousses en héritage Glissant sur les joues de l’Eté Rappellent la froide austérité De ma jeunesse
Qui fut un ténébreux orage Baignant l’Or des voûtes azurées D’une étrange stérilité Et de détresse
Les pluies ont fait en nettoyage Ménage d’Automne et ses idées Pour baigner mes terres inondées De sa paresse
Et m’ont pourvu d’un fort courage Transformant la complexité De ma Vie en sincérité Et en tendresse
Les Fleurs Nouvelles de mes voyages Poussent sur ce sol bien lavé Dans la douceur bleu délavée De ma tristesse
Et leurs semailles en héritage A chaque saison usitée Recouvrent leur droit de Cité Dans ma sagesse ©Nelly 10/09/2007 Larmes de Vie...
Non ce n’est pas un masque Ce visage éclairé d’une exquise grimace Mais pourquoi pleure-t-elle -Cette beauté parfaite- son encre de miel ? Quel mal mystérieux Ronge donc ainsi son bel esprit radieux ?
Elle pleure d’avoir vécu L’Amour qui foule à ses pieds, l’esprit corrompu, Le magnifique fleuve Qui accueille ses pleurs, dans son cœur où s’abreuve, Le genre humain si beau.
Aux humides brouillards qui noie ses Watteau Sous des soleils malsains, Elle offre nonchalamment l’esquisse de ses seins, Comme un hameau paisible Au pied d’une montagne ; force impassible, Que l’on compare au vin, Nous offrant l’abîme infernal et divin.
Ainsi vois-t-on, fatale Volupté d’un charme, promettant le Tantale A la gorge asséchée Et aux mains souffrantes, d’avoir trop caressé. Et le regard charmant Où se confondent, bien l’aurore et le couchant, Peu à peu s’est figé.
Ce trésor de couleurs De marbre est devenu, oubliant la chaleur Des serments murmurés, De ceux qui tournoyaient autour de sa beauté, Se noyant dans ses feux.
Naïfs et aveuglés par ses chants voluptueux Tel celui des sirènes, Où ils se sont couverts, abhorrant la déveine, De ce manteau de femme Devinant que son cœur couve une sombre flamme.
Oui elle pleure, lassée, De ce qu’elle a vaincu, et de son cœur blessé Qui ne sait plus frémir, Et que demain, hélas, elle verra revenir, Mensonges qui enivrent, Et flots que la douleur fait jaillir et survivre. ©Nelly 29/04/2007 Dormir...Alors ce soir je vais dormir
J’ai la pensée un peu amère
L’impression d’être sur une terre
Où il n’y a plus de souvenirs
Si dans mon cœur souffle un vent froid
C’est qu’il s’est bien déshabillé
Au contact des réalités
Oubliant la nature des lois
Un jour un être m’a fait passer
Un message que je n’ai pas lu
Où la force blessée et nue
N’a jamais pu se relever
Alors ce soir je vais partir
Sans regarder au fond du cœur
De peur d’y voir mourir les heures
Pendant lesquelles j’ai pu grandir
Si dans ma tête dort l’océan
C’est qu’il n’y a plus de miroir
Dans lequel le reflet du soir
Se mourait admirablement
Un jour peut-être je reviendrai
A l’origine de mes tourments
Pour les puiser indolemment
A la fontaine de mes regrets
En attendant je vais dormir.
©Nelly 29/03/2007 Floraison...Tout n’est que pâle comédie
Hormis la pluie et le Vent
Tout n’est que mensonges dits
Hors de la bouche des enfants
Nos amertumes en errance
Et nos troubles dissolus
L’idéal et la romance
Quittent nos âmes dépourvues
Le temps refuse le répit
Et se joue de nos tourments
Par la rage et le dépit
Nous pousse à l’effondrement
Au bord de ce grand abîme
Le regard s’éteint doucement
Les rêves lentement s’abîment
Au récif des châtiments
Avec le souffle d’un été
Va cette brise venue d’ailleurs
Refleurir de vérité
Pour en extraire le meilleur
L’élixir d’une vie de fête
Où le bon reste à venir
Sans bataille et sans défaite
Pleine d’ivresse et de délire
Je tisse ces vers à présent
Comme une étoffe à deux sous
Que j’offre comme un présent
D’Amour et de joie pour nous.
©Nelly 21/03/2007 L'absence...Alanguie sur le sable des esprits titubants
L’ancre jetée, je repose : l’écume des brisants.
Et la Vie m’a offert un fabuleux présent
Pour récompense d’Amour
Je referme mes bras sur de nobles détours
Pour ne faire qu’une avec la chaleur des beaux jours
Qui passe imperceptiblement sous ta main pour
Se faire porte-parole
J’ouvre les yeux sur le sentiment d’exil
Et les larmes qui troublent l’aurore futile
Et qui murent les plus simples mots, inutile
Pluie qui mande rivage
Je veux que tu écoutes : ce symphonique orage
Frêle voix comme savent murmurer les mirages
Aux miroirs du temps des bateaux hors d’usage ;
Une île dans l’absence
Entourée d’une eau pure : montagne sans errance
Dénuée de grands abîmes constamment en partance
Le murmure sans fin des ombres du silence
La Lumière enfin là !
Telle une nuit d’été qui n’a pas de rives
Le feu subtilement le feuillage ravive
Sur la vitre du rêve : Et la joie est vive
A la fin du voyage.
©Nelly 11/02/2007 Le Bonheur...
Les contes de fées se déroulent-ils toujours ailleurs ?
Chercher ce qui fait le temps du conte dans les heures
Réussissant en même temps à rester indéterminé,
Se termine t-il toujours dans la joie et la gaieté ?
Force est de bien vouloir admettre en vérité
Que nous sommes tous en quête d’un rêve de Liberté,
Chevaliers de l’espoir sous un masque grimé
De langage courant, pour ne rien dévoiler.
A chaque aube venue et à chaque être aimé,
Sur un chemin d’Amour nous avons bien semé
L’espérance, et la Vie dans sa plus pure essence,
Pour voir enfin venir la belle renaissance.
Si la mélancolie dans sa persévérance
Nous assaille et nous cèle sous une fausse apparence,
Elle n’en est pas moins belle sous son voile de tristesse
Car elle nous permet bien de chasser la détresse.
Sous son armure d’airain qui l’étouffe et l’oppresse
La douce nostalgie dessine mots et caresses,
Pour faire naître au grand jour l’éclatante beauté
D’une œuvre magnifique dans sa réalité.
L’accomplissement d’Amour à chaque jour répété
Par des gestes et des mots, des écrits, des pensées,
Dans la joie des doux instants de fou rires et de pleurs
Fait de nous, à chaque page l’Artisan du Bonheur.
©Nelly 26/01/2007 Ecoute...Beauté pure et glacée d’un ciel rose indigo
Comme le fond de ton cœur que je n’ose explorer,
Tant le remous des ans au dessous de zéro
A geler tes amours et ton cœur a blessé.
Si tu savais mon Ange, ce que la Vie m’a prit,
Et donner en échange sans même me parler,
Tu reviendrais je crois, visiter mon pays,
Pour y voir refleurir les jardins condamnés.
Pour offrir en hommage tes plaintes et tes soupirs
Au centre d’un orage qui sèmera des fleurs,
Mes larmes salvatrices née de somptueux délires
Dilueront dans l’eau bleue les chagrins et les pleurs,
Qui deviendront couleurs irréelles et superbes,
Jetées sur une toile par l’Artiste inconnu,
Magnifiques et rebelles dont les reflets acerbes,
N’entacheront jamais le sublime fondu.
Si tu veux me laisser t’apprendre la lecture
Du bonheur en tableau sous ce pinceau divin,
Tu pourras enfin lire dans ces scènes qui furent
L’absolue déraison de l’ivresse des devins.
Pour libérer ton Etre de cet infâme asile,
Je prierai tous les Dieux en quête de Vérité.
Pour mieux bercer ton Ame devenue si fragile,
Je chanterai mes proses que le vide a grimées.
De ton ciel d’amertume je chass’rai les nuages
Et le silence pesant devenu insout’nable,
Et comblerai les vides de bien-être sans rage
Et d’horloges sans heures au rythme interminable.
Nous regard’rons mourir le dépit de l’attente
Qui aimait bien jadis parcourir les chemins,
Et te laissait glacé dans le froid de la tente
Où sombrait ta raison dans l’errance des matins.
©Nelly 24/01/2007 Mystères... Cette peine infinie dont tu parles si bien Ne peut s’effacer qu’aux douceurs des demains. Dans le froid de ton cœur où se glisse la neige, Montre-moi la couleur d’une note d’arpège. Le blanc manteau de l’Immaculée qui se tisse Dans le fond de ton âme en douloureuse esquisse, Ne pourra recouvrir la croissance de ces fleurs Que sont tes nostalgies aux parfums de douleur. Les maillons de tes chaînes, que sont les tendres mots, S’élèvent et entraînent ton esprit sans repos Dans une valse folle qui te voit mal armée, Mais si belle et si pure qu’on ne peut que t’aimer. Tourne et vole dans ce Ciel infini qui s’éveille A tes sens endormis, et pourtant s’émerveillent De ressentir encore les desseins du désir, Puis se figent au matin en teintes de saphir. Des milliers de facettes satinées parsèment L’univers de tes rêves en étranges diadèmes, Posés comme des perles sur coussin de brocart, Aux teintes remarquables de doré et de noir. Dans le jade de tes yeux se dessine un éclat, Une lueur transparente qui parfois se débat Dans l’écume irisée du glacis du regard, Qui te fige et te glace dans le tain du miroir. N’aie pas peur de cette autre, car elle est ton amie Ce visage des beaux jours, ou celui de l’ennui, Qui marque à plaisir des sillons sur ton cœur, Et sème, pour ton bien, des effets de douceur. Cette tristesse infinie dont tu parlais si bien Est aujourd’hui celée, car nous sommes demain. Et le rayon de ton cœur qui fit fondre la neige, A laisser place, enfin, aux échos de l’arpège. ©Nelly 12/12/2006 Tristesse mystique...Si la tristesse ne se lit pas dans les yeux Elle se voit dans les cœurs. Elle se dessine dans le sillon des creux D’un sourire qui meurt, Et s’agrandit ainsi qu’une cloison. Elle s’élance loin de l’espérance qui recule Et détruit l’horizon, Où la frontière de l’invisible qui circule, Mêle en pamoison La raison d’être avec le souvenir. Elle noie les sens, l’âme et la pensée, Oubliant le désir, Cette essence suprême qui nous fait avancer Et nous permet de dire Si la tristesse ne se lit pas dans les yeux. ©Nelly 28/10/2006 L'instant...C’est l’sourire d’un enfant qui m’a rendu le mien
Feu brûlant à l’âtre de mes peines et chagrins,
Qui un soir de grisou, tout au fond de mon cœur,
Ensoleilla mes doutes d’une douce chaleur.
J’étais adolescente et pas très sûre de moi,
Réactive et souffrante, en infinis faux-pas,
Maudissant le matin qui m’égarait souvent
Dans des ch’mins de regrets où s'enlisait le Vent.
De ces sombres labyrinthes où mouraient mes proses
Sous les larmes acides dénuées d'essence de rose,
Je ne retiendrais pas la souffrance qui me vint,
Mais plutôt le regard d’Amour qui me parvint.
L’immensité liquide de l’azur qui noya
Mes plages de douleur à ce beau moment là,
A rempli à jamais d’un Océan de fleurs
Mon coeur martyrisé de tellement de douleurs.
Et son sourire radieux rempli d’étoiles filantes
Semblait si bien comprendre mes peines et mes tourmentes,
Qu’il changea à jamais mon regard sur la vie,
Et a guérit mon âme de toutes ses folies.
Cette enfant dont je ne connaîtrais pas le nom,
A modifié mon ciel et tracé l’horizon
D’un indigo de miel d’une infinie douceur,
Et a fait naître en moi cette femme de coeur.
Merci ô belle enfant remplie de compassion !
A ton âme si pure dire sans ostentation
Que désormais la route à ce jour fut tracée,
Envolées furent les peurs, et les doutes chassés.
Et depuis, chaque fois qu’un enfant me sourie,
Une onde de bonheur doucement m’envahit
Dévoilant souplement la toile de mon présent,
Et je sourie aussi complice d’un instant.
©Nelly 27/10/2006 Pourquoi?...Mon inquiétude n’a d’égale Que l’amplitude du temps qui passe Tout le reste m’est bien égal Seulement savoir ce qui se passe…
Où es-tu donc mon cher poète ? Un jour tu dis : « je rentre chez moi » Et depuis lors plus de tempêtes Pleines de fous rires remplis de joie.
Un grand linceul de silence S’est abattu comme l’hiver Gelant le charme de nos danses Et la musique de tes vers.
Dans l’ossuaire de ta Nuit Où trébuche ma lumière Qu’as-tu donc fait mon Bel Ami Pour que se brûlent mes éphémères ?
A la flamme de ton absence Ils se consument, pauvres éblouis, Sans la chaleur de ta présence Loin de tes baisers infinis.
Pour tous nos songes et nos promesses Nos promenades radieuses Aux sentiers de toutes nos ivresses J’irai défier les nébuleuses.
Je déchirerai le voile si sombre Qui obscurcit notre mémoire Pour que renaisse dans la pénombre La douce lueur de nos espoirs.
Lors sur le miroir des amants Marbre précieux jamais brisé Je déposerai doucement Une mousseline de soie dorée.
Voile de ces mots d’Amour jetés Sur la psyché des sentiments Qui de bonheur enveloppait De merveilleux nos chers instants.
Avec ta verve de poète Ecran d’amour bien illusoire Tu ne me laisses que des miettes Et des écrits ostentatoires.
Au bout de la jetée des rêves Où dans l’attente plus rien n’existe Que le clair obscur de la grève Que reste t-il de réaliste ? ©Nelly 24/10/2006 Ouverture...Fenêtre ouverte sur l’essence de ma vie,
Qui devient par les années, comme ces orchidées
Précieuses odoriférantes et adulées,
Sereine et discrète comme une douce amie.
Sans que le temps n’ait prise sur le bonheur des nuits,
Tièdes et parfumés flacons de mes pensées,
Où je voyage tant, que jamais fatiguée,
Je renoue l’aventure à chaque jour fini.
Que les soleils sont beaux aux souv’nirs des années !
Qu’ils emportent joyeusement comme un chaud tourbillon
Pour bercer ma mémoire et mieux la faire danser !
Derrière les fenêtres ouvertes, le trublion
Passé, désormais, cesse de voiler les plaisirs,
Et jouer les trouble-fêtes dans ses pâles cotillons.
©Nelly 15/10/2006 Conviction...La rupture du temps Dans le fond de mon cœur, Laissera t-elle longtemps Cette plaie qui demeure…
Quand l’Amour s’enfui Et que pleurent les âmes, Est-il donc fini De croire à la flamme ?
Si la trahison devient Reine Et que jamais je ne ressens, Cette douleur diluvienne Que donne la Liberté d'avant ;
L’instinct qui est né De la force d’être, Ressenti inné, Est-il le bien-être ?
Dans le regard on voit tout. Et pour la voix on regarde Si, dans les sens en éveil, Résonne le « non » qui s’attarde.
Ne jamais regretter D’avoir ressenti La force d’aimer, Sans lever l’interdit.
Et pourquoi la peur Donne t-elle des ailes, A l’instar du bonheur Qui refait l’irréel ?
Dans le lac des songes On aperçoit parfois, Le repos du mensonge A l’orée des effrois ,
Qui, tapi dans l’ombre, Attend l’heure farouche Où dans la pénombre, Brûlera la couche.
Le mariage des couleurs Comme celui des années, Qui attendent et se meurent De n’être point écoutées,
Salissent à la longue Le chef-d’œuvre si parfait, A la rondeur oblongue D’un visage …à jamais. ©Nelly 06/10/2006 Rue Vérité...
Qu’il est triste parfois d’être la Vérité,
Blessée, sans sa robe de mensonges,
Offerte, sans un égard pour sa nudité
Telle une traîtresse, quand on y songe.
L’amour est un joyau aux multiples facettes,
Que l’on espère approcher,
Mais que jamais dans ses pensées les plus secrètes,
On n’ peut réellement toucher.
Il demande sacrifice, dénuement complet
Comme un désert sans oasis,
Où le voyageur pour pouvoir s’y arrêter
Doit risquer d’y mourir aussi.
On a dit tant de choses, et tant de choses non dites :
La peur de n’être plus vraiment
Libre de respirer ce parfum de mérite,
Aux yeux de l’être aimé, longtemps.
Et de bientôt descendre de son beau piédestal
En regardant venir le soir,
Sur nos belles années où deviendra fatal,
Le voile grisonnant du miroir.
Qu’il est difficile, d’aimer l’étain et l’argent
Glisser dans notre chevelure,
Ces fils si redoutés, comme un sage présent,
Dont on refuse la parure.
Et que dire de ce corps qui n’ nous obéit plus,
N’en fait qu’à sa tête parfois
En regardant ailleurs, sans dire la bienvenue
A la sagesse que l’on déploie.
Notre esprit abandonne l’ombre pour la lumière
Ou du moins, plus ce qu’il en croit,
Que le face réelle dans les yeux qui naguère,
Faisait pour lui office de loi.
Dans l’abandon soudain qu’advient-il de l’Amour
Et de nos sincères serments ?
Murmurés dans l’alcôve des promesses du toujours ;
S’égarent dans les plaines du temps.
Les rêves sont certainement un joli passe-temps
Comme une musique délicieuse,
Mais deviennent un beau jour tellement assourdissants
Qu’ils brisent tout en lames houleuses.
Et sur l’océan déchaîné sombrent très vite,
Laissant paraître la Vérité,
Sur son radeau dénué de songes émérites ;
Son habit de réalité.
©Nelly 24/08/2006 L'Ange n'est plus
J’enlèverai mes ailes Pour ne plus être un ange Mes robes de dentelles Voiles célestes si étranges
Transparentes et bleutées Irisent l’eau du Ciel Et les larmes des fées Créatrices d’Arc-en-ciel
Pour devenir mortelle Et pouvoir vivre enfin Un amour éternel Au creux de tes matins
Libérée de mes pennes Telle l’opale libellule Aux élytres de reine Complice du crépuscule
Je murmur’rai ton nom En serments de tendresse Remplirai les flacons De toutes nos ivresses
Que nous dégusterons Au crépuscule des dieux Qui servants deviendront Nos hôtes merveilleux
Nous nous endormirons Dans couches nébuleuses Réveillés par les chansons Des cohortes joyeuses
Des petits anges du Ciel Désormais petits pages Porteurs de tout ce miel Nectar des dieux si sage
Nous verserons l’espoir La jeunesse et la vie Dans des précieux ciboires Où s’enorgueillait l’hostie
Ainsi nous savourerons Les fruits miraculeux Défendus mais si bons Comme tous les amoureux
Au seuil de tes baisers Mes souvenirs lointains D’Ange enfin libéré Traceront le chemin
Sans nul repos ni trêve Pour notre grand bonheur Le paradis des rêves Nous ouvre enfin son cœur ©Nelly Femme est devenue. |
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