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19/10/2009 Le Printemps des âmes...
Chaque instant passé auprès des êtres croisés, est une bénédiction. Chaque regard échangé, à travers la trame de la Vie s’écoulant, Est un cadeau qu’elle nous fait, limpide, parfumé : océan de sens, Nourriture terrestre partagée à la table des fusions rassurantes.
Avez-vous déjà plongé votre regard dans le miroir de l’autre ? Senti comme l’eau d’un songe, peut nous baigner d’une liqueur sucrée, Frustration naissante foulée au pied de la force d’attraction du reflet ; Mélange d’ambre bleuté, d’argent irisé de noir et de jade moiré.
Loin d’un songe où il nous est montré un puit profond, sombre, Si peu engageant, humide et froid, semblant détenir nos terreurs d’enfance. Construit de pierres, comme un contrefort menaçant et protecteur à la fois. Carapace. Un seau attaché à une corde, que l’on peut descendre pour y puiser une eau pure et claire.
La certitude d’un acquis certain : au fond de chaque âme se trouve la pureté de l’esprit. Prendre du temps pour la chercher, devenir pèlerin du désert des âmes cheminant, Pour finalement les faire émerger, est une quête sublime et riche. Inaltérable. Donner un sens à nos vies dans l’apprentissage de la vie des autres…Quel défi!
Puis chemin faisant, rencontrer celui ou celle qui mettra sa main dans la vôtre, Guide ou Lumière ? Quelle importance ! Horizon sans matière, rêve à l’état pur. Cette énergie vitale, moteur de toute une vie passée, présente et à venir. Toutes les vies. Autant d’obstacles, mais plus de peurs, plus de doutes. La dualité enfin réunie.
Arbre nu après l’hiver et ses froidures. Force de vie à l’intérieur, d’où surgira le nouveau. Plus d’inquiétude dans la beauté impermanente, dans la fraîcheur des finitudes. Pour une feuille tombée, combien de fleurs à naître ? ©Nelly 30/09/2009 L'esprit retors...L’esprit retors…
Il allait maintes fois se promener jadis S’amusant, sans vergogne, à bien brouiller les pistes Il était fort agile à tous ces jeux de vices Semant ici et là les doutes arrivistes
Il ne regrettait rien, même si par malheur, Les conséquences étaient, au plus haut, désastreuses Pour les corps qu’il aimait ainsi, et sans douleur, Posséder aussi bien que leurs âmes fumeuses
Cet esprit-là, dommage, n’était pas de ceux Qui aiment voyager dans des corps admirables Et dont les âmes claires venues d’autres cieux Rayonnaient en tout point, de sourires aimables
Non, mes amis, cet esprit-là se perd d’ennui Dans ces lieux trop tranquilles, où il fait bon bien vivre ! Lui, son chemin de vie, c’est la belle noirceur Le goût du gouffre immonde où rien ne peut survivre
Tous les parfums de souffre il aime à respirer Et s’il n’en trouve point, peut les réintroduire Dans un certain lieu, et les réinventer S'en délecter c’est sûr, même parfois s’en enduire
La fange est son domaine, et le limon ses terres, Sur lesquelles un soleil grisâtre se répand Tels de noirs bataillons de larves délétères Coulent en liquide épais d’affreux haillons puants
Pourtant un jour aussi, sera-t-il semblable A cette vase infâme qu’il aura déversée Etoile sans yeux, méprise lamentable, Et deviendra ainsi ce qu’il a bien semé. ©Nelly 20/02/2009 Les pierres tendres...Les pierres tendres…
Toute la sépia d’un soir d’été ne saurait dire L’odeur de l’herbe, l’étoffe de la pluie, terre, Nos recommencements, nos hâtes, nos souvenirs, Marchands de pluie, une autre sphère
Nos espoirs étaient simples, lisses comme des pierres, Dont nous envahissions les fentes dans les murs Les mêmes, comme toujours, comme le lierre, Envahissant le tronc, pour s’en nourrir, sans blessures
Sans l’étouffer, seulement le parer de vert La force de l’enfance, l’espoir d’ un autre monde Parler, presque chanter, après l’avoir souffert Ce lambeau d’étoffe nous rappelle la ronde
« Traîne, traine mon balais…j’marirai mes filles… » Sauf que…faire de ce lambeau de tissus usé ? On le trouve dans sa mémoire, il nous titille, On le déplace ; les images, les années,
Et puis soudain, les larmes, brusques, qui montent, Nous submergent, et on ne dit rien dans ses mots D’avant, l’autrefois sans nom se démonte, Devient un océan, musique d’une mer sans défaut
Et l’on devient coquillage, lavé, relavé Par cette onde magique, transparente, inertielle Projeté sur un écran tactile, délavé, Parfaitement pur, comme une guérison partielle
Ce ne sont plus nos doigts qui s’agitent, mais des mains, Des milliers de mains, sur un piano géant, guérisseuses, Dans la matière où trébuche l’espoir, demain, Au rêve de l’artiste, l’image attend, heureuse
Sa délivrance, son tarissement de l’angoisse d’être. Reconnaissante enfin de ce droit qu’on lui donna De vivre, d’être là, ici, ailleurs, d’aimer, Et de vouloir aller plus loin, sans disparaître. ©Nelly 09/07/2008 Reflux...Reflux…
Dans la forme des mots, l’impatience se lit Quelquefois, sans crier S’étale le désir des journées décriées Parmi le trop des rêves
Qui agitent si bien l’écume dans la grève Cette large qui couvre Des vies, peut-être rien, et qui jamais ne s’ouvrent Sur des pierres décimées
Pas de corps, pas de peine, ou seulement aimée, Colombe dans l’ailleurs Unies d’un même songe qui arrache les pleurs Pour mieux les imiter
Puis reviennent, un instant, les peines avortées, Réminiscence douce Du désir d’être là, pour toutes ces jeunes pousses : Odeurs, couleurs, saveurs.
Un même effacement qui se souvient des heures, De tout ce qui fut dit, Sur la page du temps ou s’écrivent les dits Et que l’on perd un jour. ©Nelly 02/05/2008 Sinueux...Sinueux…
Nous les voyons errer au faîte de nos arbres Ces rêves impossibles Les mots qu’on voulait dire, et les sommeils enfuis Et tous les interdits
Comme cherche le rêve, dans notre tête, futile Son autre terre, son autre rive Dans l’eau qui brille, dans la mémoire, se délabre Et pour mourir cherche le sabre
Et cesse l’évidence comme s’éteint le Ciel A la poussière brûlante Et ruisselle à jamais l’eau d’une heure de pluie Sur la route qui luit
Lumière sans d’autres soirs, terre les yeux fermés Comme on lave la plaie D’une enfant qui se blesse et pleure de n’avoir pas Conscience de ses pas
Car c’est bien dans l’espoir et non dans notre temps Qu’ils se sont éveillés Ces rêves impossibles, ces mots qu’on voulait dire Et ne peuvent mentir. ©Nelly 09/02/2008 Dénouement...(Enchantement suite et fin)Dénouement…
L’écriture est ainsi la voie des espérances Qui se rejoignent et aiment qu’on se prenne à rêver Que les mots ne sont pas de simples résurgences De dialogues anciens qu’on défend d’élever
Et que parler n’est pas un manque de confiance Quand la diatribe nue s’arrête ici ou là Impudique et sublime couchée dans l’impatience D’une main qui s’active à redonner cela
Cela, c’est tout du Ciel, qui trouerait, ravit, A grands coups de rayons la chape grisonnante D’un écrit vagabond, qui lentement survit A la chorale impie des œuvres dissonantes
Tend sa main pour saisir le fruit mûr convoité Tout enrobé de mal - ce que dit la légende !- Son pied poussant, distrait, l’eau dans l’éternité Sans dévoiler vraiment son corps nu qui s’amende
Devient eau dans le sable, mais s’arrête pourtant Le recolore aussi, là où dansait une ombre, Rentre, chuchote t-on, il est tard, il est temps !
Là où la lampe brille, la conscience éveillée Rédige, vagabonde, au creux de ses heures sombres ; Le mal qu’il a souffert s’endort dans la pénombre. ©Nelly 05/01/2008 Calligraphie...(Enchantement suite)Calligraphie…
Douces arabesques aux si sensuelles courbes Qui redonnent le souffle aux écritoires perdues Dans les méandres sombres des écrits tordus : Sinueuses lignes où l’écriture s’embourbe
Elles s’envolent légères, tel des électrons libres Traçant leur voie lactée dans la blancheur exquise D’une page tombée aux pieds d’une marquise, Transformée en statue par ce bel équilibre.
Impressions mécaniques sur des plaques de cuivre Deviennent au fil du temps de superbes estampes « Anglaises » délicieuses qui soudain décampent Pour faire place au plaisir qu’une vision délivre ;
Les pleins et les déliés, par simple analogie, En pressions, dépressions, enfin réalisés, S’accouplent doucement, sous nos yeux extasiés, Pour lier une esquisse à son apologie ;
La mutation subtile d’encres apprivoisées
En finesse montante se remplie descendante De diverses nuances et substances boisées,
Que j’aime à respirer dans la douceur du Soir Profitant de ses Nuits pour m’en aller chercher Au fond de ma mémoire les images accrocher Aux fleurons d’encriers des belles écritoires. ©Nelly 03/01/2008 Au fil du Temps...(Enchantement suite)
Au fil du temps…
Parfois, au fil du temps, j’accroche mes espoirs En douces ribambelles Qui me donnent des ailes Et permet l’ascension des anges du mouvoir
J’admire le Soleil, cet astre lumineux, Qui brille dans le Ciel Dessinant une ocelle Sur les ailes des anges au sourire radieux.
Cet artiste naïf au rayonnant savoir, Distille sa cannelle Au doré caramel, Dans les ailes alanguies de l’ambré du Soir,
Imposant ses relents de jasmins capiteux Au nez de Columelle, D’un subtil essentiel Et délicat jeté de lit artificieux ;
Voile étrange et serein de mes pensées du Soir, Transparent et pluriel, Incandescent rappel Brûlant d’un doux arôme au précieux encensoir. ©Nelly 14/12/2007 Enchantement...
Enchantement…
La joie qui m’inonde dans ce flot de sourires Et parfois vagabonde dans un flux de délires M’enchante et me ravit Un air mélancolique accompagne ma vie Faite d’eau et de dunes qui meuvent et s’étirent Cà et là, dans mes songes curieux qui survirent :
Des chants voilés de cors lointains, où la tendresse Des sens étreint l’effroi de l’âme en ses caresses Me rappellent à la vie Comme un poète gris*, martelant le parvis En accords singuliers, dissonants dans l’ivresse Son esprit éclairé, enfiévré de maîtresses
Des horloges de Minuit, teintent, cristallines, Et réveillent Vénus endormie et câline. Sa diaphane exuvie, Vient épandre sur les cimes sa chaude lixivie, Où s’entrelacent soudain des formes malines Immaculées comme des pensées sublimes
Regrets ou remords ? Qu’importe la semence, Pourvu qu’au rêvasseur la pensée recommence Parfaite, inassouvie, A offrir un vertige maintes fois resservi, Comme un ray de Soleil évaporant les transes D’une nuit sans sommeil aux atomes d’errance
Menant leur ronde vaste et gaie en flots de rires, Ces spectres-songes, si dissonants dans l’ivresse Font de mes nuits une romance cristalline Qui chaque matin, quand la pensée recommence, M’enchante et me ravit. ©Nelly 15/11/2007 En digue...
En digue…
Moi qui suis la seule habituée De la caverne située, Glacée, au flanc de la montagne Dans cet endroit où je frissonne Comme les trembles de l’Automne Pour qui les rivières se pâment Quand je m’ennuie les soirs d’hiver Comme un astre dans l’Univers Je vais marcher dans ma mémoire
Pour y puiser quelques instants L’eau du futur omniprésent Dans tes yeux remplis de présent Et voir ainsi passer le Temps.
Moi qui suis le maître imposé De toutes mes questions posées Souvent je pense à cette flamme Qui dévore mon cœur ainsi Qu’un interminable incendie, Une symbolique oriflamme Je me demande bien pourquoi Les jours de pluie le Ciel narquois S’approprie l’Or de ma mémoire
Pour y puiser quelques instants L’eau du futur omniprésent Dans tes yeux remplis de présent Et voir ainsi passer le Temps.
Moi qui sais pouvoir sous-traiter Tous mes Amours sans Vérité Parfois je dépose mes armes Car le flot ininterrompu Des mensonges au ventre repu Me font une digue de larmes Alors je referme mes yeux Sur ce monde si fallacieux Et vais rejoindre ma mémoire
Pour y puiser quelques instants L’eau du futur omniprésent Où tes yeux remplis de présent Me font alors aimer le Temps. ©Nelly 14/09/2007 Avancée...Au milieu d’un désert où ne souffle jamais Le Vent du désespoir, je me suis endormie. Rien n’est plus doux au cœur que ce rêve parfait Dans cette grande plaine qui se joue de l’ennui,
Car j’éprouve une joie immense à rêver L’esprit plein de Lumière, et l’espoir innocent Que je marche ver toi dans ce Désert doré, Afin de conquérir, et l’espace, et le Temps.
Ces blafardes saisons, reines de nos climats Que l’aspect permanent rebute très souvent, Deviendront nos étés dénués de frimas, Repoussant à jamais les songes malfaisants.
La lampe de la Vie dans nos âmes brillera, Imitant les combats de la Nuit et du Jour Par des ombre chinoises au glacis délicat ; Frissonnantes victimes d’un art ivre d’amour.
L’aurore grelottante dans son habit glacé Qui s’avance incertaine, soûle de nos ébats, Sur la Loire déserte des amants enlacés, Se frottera les yeux en secouant ses frimas.
Allumera pour nous tous les feux de Bengale Qui reflètent si bien l’âtre des sentiments, Qui nous brûle en dedans et consume, fatal, Le grain de nos envies dardées au firmament,
Et réchauffer ainsi, et bercer l’indolence De tous ces songes honnis par le doute et la peur. Lors, tous ces vieux démons qui meurent en silence Deviendront des essences pour parfumer nos cœurs.
Quand le Ciel devient pur au souffle respirable, De ce royaume vivant nous sommes, Rois heureux, Allongés dans les dunes, à tous ces grains semblables, Construits dans la matière des songes amoureux.
Et dans ce beau Désert, où ne souffle jamais Le Vent du désespoir, tu es venu aussi, Pour dessiner le cœur de ce rêve parfait Qui battait dans la plaine où j’étais endormie. ©Nelly 04/08/2007 Entre nous...
Etre la terre natale D’une même abondance Un fleuve sous l’étoile Délicate apparence
Dans la même Lumière Matins que nous avions Chemins de sable clair Et dépôt d’alluvions
Terre Odeurs d’un autre monde Ouverts ou clos nos yeux Imagine passant L’hiver
C’était comme un tableau Qu’eut rêvé un esthète Sous le Vent un bateau Que berce la tempête
L’étoffe de cette pluie là Qu’il eût reçu d’elle Repos, refuge Et ce qu’il oublia, Il l’eût reconnu telle, Transfuge
L’attente qui cherchait A travers cette terre Et, d’un même cri embrasé Notre nuit, la Lumière
Se touchant presque Les ombres, par la grâce des eaux Avaient forme de fresque Aquarelle vivante, sans mots
Elles vont, leurs mains ouvertes, S’attardent çà et là S’ouvrant à l’aube verte Puis se posent, là-bas
Sur l’Or La feuille sèche Où dort encore Ce rien, que rien n’empêche. ©Nelly 29/07/2007 Divin...Je vois qu’en esprit Les larmes sont closes Dans l’eau de mes roses Où scintille la pluie
Quand respire le fleuve Ce mythe fatal Bric-à-brac natal D’ondes qui se meuvent
Je vis le divin Au Ciel d’autrefois Et puis quelquefois M’endors au matin
Je pense souvent A l’air silencieux Convulsif adieu D’un délicieux Vent
Puis ferme ma porte Aux esprits tortueux Des confins fiévreux Pour qu'ils ne m’emportent
Ils trottent tous pareils A des marionnettes, Se traînent puis s’arrêtent Au bord des merveilles
Je ne cherche pas L’autre analgésique Qui rend magnifique Tout ce qui n’est pas
Je préfère, c’est sûr Me perdre doucement Dans le gris charmant Des belles figures. ©Nelly 25/07/2007 L'Aube...
Et je repars, car c’est mon chemin Là où le temps se creuse Où l’eau éternelle ne se voit point Quand elle bouge dans l’écume
J’avance à petits pas dans la brume Vers la source radieuse Vive et légère comme la plume Du poète amoureux des rêves
Et je vois, au loin, l’aube qui se lève Beauté silencieuse, Où je fuis sans repos ni trêves Pour suivre le mirage lointain
Je n’ai pas oublié, mais je feins, Je me dis : Qu’elle est belle ! Si bizarrement fraîche dans le matin ! Et mon cœur meurtri se dépêche
Car je sais, qu’il est parfois revêche Aux saveurs doucereuses, Qu’il rédige comme une dépêche Ses secrets les plus mélancoliques :
De belles parures, moins reliques Que pierres précieuses, Parfumées de relents bucoliques Conservées dans des vases funèbres
Plus vides et plus profonds que les ténèbres Qui, attentives et soucieuses De voir se réjouir un cœur, célèbrent La Nuit de corbeilles de fleurs
Il suffirait peut-être qu’elles soient en pleurs Sous l’apparence joyeuse Pour voir revivre enfin ce cœur Et repousser la bêtise et son indifférence !
Donc je repars, car c’est mon chemin Là où le temps se creuse Où l’eau éternelle ne se voit point Quand elle bouge dans l’écume ©Nelly 17/05/2007 Mon rêve...Juste un instant Je ravirais ce rêve étrange Bâti sur le sommeil d’un ange D’un être invisible que j’aime Parfois un autre, parfois lui- même
Juste un instant Je regarderais ses yeux gris Pour accueillir ce que je fuis Et ne plus oublier les traces De mes souvenirs qui s’effacent
Juste un instant Le cauchemar hideux qui me hante Sera par la grâce consolante Un bel allié pourvu qu’il veuille Venir se poser sur ma feuille
Juste un instant Voir dans mes yeux pleurer ce rêve Si doux si fort, comme une trêve, Du fond de ma détresse nue Revoir le soleil disparu
Juste un instant Comme l’oisillon qui s’aventure Prendre l’envol dans la froidure Et lever l’ancre un soir si doux Pour un voyage sans remous.
Juste un instant Si la souffrance nommément En moi s’écoule silencieusement C’est parce son regard est tel Ces statues transformées en sel.
Juste un instant Lointaine et grave, calme et sereine L’inflexion de sa voix s’égrène Rythmée comme un chapelet vivant Allant mon sort silencieusement.
Juste un instant… ©Nelly 04/05/2007 Odyssées...Au flambeau des âmes s’éclairent tant de détresse Qu’elles doivent se sentir parfois bien impuissantes, Majestueuses entités comparables aux caresses Entourant de leurs sens les vibrations latentes.
Leurs éclats colorés rayonnent au-dedans, Alors que leur douceur enveloppe de brume Caressante et soyeuse les pauvres aèdes errants, En quête perpétuelle de réponse à leur plume.
Translucide et palpable, douce et immatérielle, Leur présence embaumée nous rassure un instant, Persuadés que nous sommes d’être dans l’irréel, Tant leur effluve ouatée ravit l’éther du Vent.
Soucieuses de notre bien-être, attentives et sereines, Elles se penchent doucement, comme mères au berceau, Sur nos sommeils paisibles, pour que nos songes deviennent Réalité tangible d’une communion de mots.
Nous préservant ainsi à travers nos pensées, Pour que s’ouvrent à l’écoute nos sentiments épars Perdus dans les méandres de nos longues odyssées, Et ramener doucement la quête à son départ.
Et marcher devant nous, les yeux pleins de lumière Qu’un archange attentif a sans doute aimanté ; Elles marchent les divines, auréolant la terre, Reflétant dans nos yeux leur éclats diamantés.
Occultant le Soleil, pour briller magnifiques, Elles prolongent leur éclat sans jamais plus pâlir Comme des cierges brûlant d’une flamme mystique, Marquant tout en un coup aux fers des souvenirs. ©Nelly 26/04/2007 Tu peux...Frôle les sensuelles berges amoureuses d’Eole
Qui se trémoussent ravies sous sa brise qui cajole
Tu verras mon ami combien il est facile
De changer une vie devenue difficile.
Si la Lumière éclaire ton doux chemin de Vie
Point n’est besoin pour toi de chercher d’autres avis
Car la réponse est là tout au fond de ton cœur
Dans un sursis léger où s’égrènent les heures.
Oublie les discussions où la souffrance navigue
"Dans la bouche ne tombe pas toujours la bonne figue"
Il faut parfois du temps même pour les érudits
Pour récolter les mots tout au fond des écrits.
Toute âme dans ce monde à besoin de silence
Mais peu savent le murmure d’une joie qui s’avance
Je te dis les moments de paix et de quiétude
Sont nécessaires pour nous dans toute incertitude.
Tu peux aller partout et faire n’importe quoi
Chaos et confusion ne t’affecteront pas
Si tu gardes en ton âme le chemin de l’Amour
Sur voie de compassion en jaugeant tes détours.
Recherche ces moments et puis demeure en eux
Tu es une fontaine où s’abreuve l’heureux
Et ta force est aussi miroir de la nature
Magnifique et sereine, parfois même immature.
Vois mon admiration et contemple ton cœur !
Admirable passeport pour une vie meilleure
Tu as tant voyagé en quête de savoir
Qu’aujourd’hui tu as droit de le bien recevoir.
©Nelly 17/04/2007 Contrat de Vies...
07/04/2007 L'anathème...Je cherche au fond de moi cette paix qui lie tout Entendement secret mais dénué de tabous. Telle une mer déchaînée, tourmentée d’ondes bleues Où règnent en surface, paix et calme radieux.
Tout ce qui est dehors, dès lors m’importe peu, Hormis le souffle d’Or des êtres merveilleux, Qui murmurent en chemin comme une voix paisible Pareille à un feuillage au bruissement subtil.
Il y a beaucoup à faire dans ce monde impassible Où le Ciel et la Terre en changement sensible Délivrent des messages si délicatement Qu’il suffit d'écouter et d’accepter pleinement.
Vérités merveilleuses ancrées profondément Dans l’être qui s’éveille à tous ces changements Pénétré de croissance, confiant dans l’Avenir Puisque tout se déroule selon ses souvenirs.
Si je ferme les yeux c’est pour mieux ressentir Le beau, le merveilleux, l’extase sans le délire. Puis m’élever plus haut complice née du Vent Eprise de Liberté toujours en mouvement.
Au delà de l’immédiat, m’ouvrir tout simplement Aux chemins de l’Esprit où dorment intuitivement De nouvelles idées, fleurs de pensées sereines De hautes dimensions, dans de somptueux domaines.
Eclaircies de raison, inspirations pérennes ; La clarté du canal enjolive la peine Illuminant ainsi le précieux anathème Des êtres dispersés et de tous ceux que j’aime. ©Nelly
30/03/2007 Promenade...Ma sensation de vertige enfouie au fond de mes mots
N’est peut-être que le vestige d’une vie sans illusion
Où l’expérience de vivre s’est bâtie sur tant de maux
Que l’espérance en fut vive dans la souffrance en fusion
Une certaine lassitude née de rêves sans passion
Surplombe les attitudes sur un rocher de pensées
Où s’ouvre tout doucement la porte d’une dimension
Que les couleurs lentement diffusent en ombres passées
Au pays de l’Utopie à la recherche du passé
Seuls les écrits sont admis pour raconter le voyage
D’une beauté saisissante où l’esprit est dépassé
Par le spectacle qui hante ce théâtre d’un autre âge
Cette impression familière de connaître ce passage
Comme les rayons du soleil dont la nature nous pourvoit
N’est palpable dans la matière de l’énergie sans barrage
Que par le plaisir si suave de la recherche du moi
Parfaitement reconnaissable par la douceur de l’émoi
Baignée d’une brume irisée d’inoubliables couleurs
Où le coton et le lin aiment le satin et la soie
Symbolique d’un paradoxe dans la légèreté des cœurs
Dans ce monde de Lumière ne réside pas la peur
Car l’apparence éphémère de l’enveloppe corporelle
N’est que navire nécessaire qui traverse la noirceur
Du chemin initiatique de l’aventure spirituelle
Au cœur de cette forêt où tour à tour se démêlent
Les racines entremêlées aux lianes de l’attachement
Retournons nous promener dans ce parc originel
Où la conscience en effluves se diffuse subtilement.
©Nelly |
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