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    19/10/2009

    Le Printemps des âmes...

     

    Chaque instant passé auprès des êtres croisés, est une bénédiction.

    Chaque regard échangé, à travers la trame de la Vie s’écoulant,

    Est un cadeau qu’elle nous fait, limpide, parfumé : océan de sens,

    Nourriture terrestre partagée à la table des fusions rassurantes.

     

    Avez-vous déjà plongé votre regard dans le miroir de l’autre ?

    Senti comme l’eau d’un songe, peut nous baigner d’une liqueur sucrée,

    Frustration naissante foulée au pied de la force d’attraction du reflet ;

    Mélange d’ambre bleuté, d’argent irisé de noir et de jade moiré.

     

    Loin d’un songe où il nous est montré un puit profond, sombre,

    Si peu engageant, humide et froid, semblant détenir nos terreurs d’enfance.

    Construit de pierres, comme un contrefort menaçant et protecteur à la fois. Carapace.

    Un seau attaché à une corde, que l’on peut descendre pour y puiser une eau pure et claire.

     

    La certitude d’un acquis certain : au fond de chaque âme se trouve la pureté de l’esprit.

    Prendre du temps pour la chercher, devenir pèlerin du désert des âmes cheminant,

    Pour finalement les faire émerger, est une quête sublime et riche. Inaltérable.

    Donner un sens à nos vies dans l’apprentissage de la vie des autres…Quel défi!

     

    Puis chemin faisant, rencontrer celui ou celle qui mettra sa main dans la vôtre,

    Guide ou Lumière ? Quelle importance ! Horizon sans matière, rêve à l’état pur.

    Cette énergie vitale, moteur de toute une vie passée, présente et à venir. Toutes les vies.

    Autant d’obstacles, mais plus de peurs, plus de doutes. La dualité enfin réunie.

     

    Arbre nu après l’hiver et ses froidures. Force de vie à l’intérieur, d’où surgira le nouveau.

    Plus d’inquiétude dans la beauté impermanente, dans la fraîcheur des finitudes.

    Pour une feuille tombée, combien de fleurs à naître ?

     ©Nelly

    30/09/2009

    L'esprit retors...

     

    L’esprit retors…

     

    Il allait maintes fois se promener jadis

    S’amusant, sans vergogne, à bien brouiller les pistes

    Il était fort agile à tous ces jeux de vices

    Semant ici et là les doutes arrivistes

     

    Il ne regrettait rien, même si par malheur,

    Les conséquences étaient, au plus haut, désastreuses

    Pour les corps qu’il aimait ainsi, et sans douleur,

    Posséder aussi bien que leurs âmes fumeuses

     

    Cet esprit-là, dommage, n’était pas de ceux

    Qui aiment voyager dans des corps admirables

    Et dont les âmes claires venues d’autres cieux

    Rayonnaient en tout point, de sourires aimables

     

    Non, mes amis, cet esprit-là se perd d’ennui

    Dans ces lieux trop tranquilles, où il fait bon bien vivre !

    Lui, son chemin de vie, c’est la belle noirceur

    Le goût du gouffre immonde où rien ne peut survivre

     

    Tous les parfums de souffre il aime à respirer

    Et s’il n’en trouve point, peut les réintroduire

    Dans un certain lieu, et les réinventer

    S'en délecter c’est sûr, même parfois s’en enduire

     

    La fange est son domaine, et le limon ses terres,

    Sur lesquelles un soleil grisâtre se répand

    Tels de noirs bataillons de larves délétères

    Coulent en liquide épais d’affreux haillons puants

     

    Pourtant un jour aussi, sera-t-il semblable

    A cette vase infâme qu’il aura déversée

    Etoile sans yeux, méprise lamentable,

    Et deviendra ainsi ce qu’il a bien semé.

    ©Nelly

    20/02/2009

    Les pierres tendres...

     

    Les pierres tendres…

     

    Toute la sépia d’un soir d’été ne saurait dire

    L’odeur de l’herbe, l’étoffe de la pluie, terre,

    Nos recommencements, nos hâtes, nos souvenirs,

    Marchands de pluie, une autre sphère

     

    Nos espoirs étaient simples, lisses comme des pierres,

    Dont nous envahissions les fentes dans les murs

    Les mêmes, comme toujours, comme le lierre,

    Envahissant le tronc, pour s’en nourrir, sans blessures

     

    Sans l’étouffer, seulement le parer de vert

    La force de l’enfance, l’espoir d’ un autre monde

    Parler, presque chanter, après l’avoir souffert

    Ce lambeau d’étoffe nous rappelle la ronde

     

    « Traîne, traine mon balais…j’marirai mes filles… »

    Sauf que…faire de ce lambeau de tissus usé ?

    On le trouve dans sa mémoire, il nous titille,

    On le déplace ; les images, les années,

     

    Et puis soudain, les larmes, brusques, qui montent,

    Nous submergent, et on ne dit rien dans ses mots

    D’avant, l’autrefois sans nom se démonte,

    Devient un océan, musique d’une mer sans défaut

     

    Et l’on devient coquillage, lavé, relavé

    Par cette onde magique, transparente, inertielle

    Projeté sur un écran tactile, délavé,

    Parfaitement pur, comme une guérison partielle

     

    Ce ne sont plus nos doigts qui s’agitent, mais des mains,

    Des milliers de mains, sur un piano géant, guérisseuses,

    Dans la matière où trébuche l’espoir, demain,

    Au rêve de l’artiste, l’image attend, heureuse

     

    Sa délivrance, son tarissement de l’angoisse d’être.

    Reconnaissante enfin de ce droit qu’on lui donna

    De vivre, d’être là, ici, ailleurs, d’aimer,

    Et de vouloir aller plus loin, sans disparaître.

    ©Nelly

    09/07/2008

    Reflux...

     

    Reflux…

     

    Dans la forme des mots, l’impatience se lit

    Quelquefois, sans crier

    S’étale le désir des journées décriées

    Parmi le trop des rêves

     

    Qui agitent si bien l’écume dans la grève

    Cette large qui couvre

    Des vies, peut-être rien, et qui jamais ne s’ouvrent

    Sur des pierres décimées

     

    Pas de corps, pas de peine, ou seulement aimée,

    Colombe dans l’ailleurs

    Unies d’un même songe qui arrache les pleurs

    Pour mieux les imiter

     

    Puis reviennent, un instant, les peines avortées,

    Réminiscence douce

    Du désir d’être là, pour toutes ces jeunes pousses :

    Odeurs, couleurs, saveurs.

     

    Un même effacement qui se souvient des heures,

    De tout ce qui fut dit,

    Sur la page du temps ou s’écrivent les dits

    Et que l’on perd un jour.

    ©Nelly

    02/05/2008

    Sinueux...

     

    Sinueux…

     

    Nous les voyons errer au faîte de nos arbres

    Ces rêves impossibles

    Les mots qu’on voulait dire, et les sommeils enfuis

    Et tous les interdits

     

    Comme cherche le rêve, dans notre tête, futile

    Son autre terre, son autre rive

    Dans l’eau qui brille, dans la mémoire, se délabre

    Et pour mourir cherche le sabre

     

    Et cesse l’évidence comme s’éteint le Ciel

    A la poussière brûlante

    Et ruisselle à jamais l’eau d’une heure de pluie

    Sur la route qui luit

     

    Lumière sans d’autres soirs, terre les yeux fermés

    Comme on lave la plaie

    D’une enfant qui se blesse et pleure de n’avoir pas

    Conscience de ses pas

     

    Car c’est bien dans l’espoir et non dans notre temps

    Qu’ils se sont éveillés

    Ces rêves impossibles, ces mots qu’on voulait dire

    Et ne peuvent mentir.

    ©Nelly

    09/02/2008

    Dénouement...(Enchantement suite et fin)

     

    Dénouement…

     

    L’écriture est ainsi la voie des espérances

    Qui se rejoignent et aiment qu’on se prenne à rêver

    Que les mots ne sont pas de simples résurgences

    De dialogues anciens qu’on défend d’élever

     

    Et que parler n’est pas un manque de confiance

    Quand la diatribe nue s’arrête ici ou là

    Impudique et sublime couchée dans l’impatience

    D’une main qui s’active à redonner cela

     

    Cela, c’est tout du Ciel, qui trouerait, ravit,

    A grands coups de rayons la chape grisonnante

    D’un écrit vagabond, qui lentement survit

    A la chorale impie des œuvres dissonantes

     

    Tend sa main pour saisir le fruit mûr convoité

    Tout enrobé de mal - ce que dit la légende !-

    Son pied poussant, distrait, l’eau dans l’éternité

    Sans dévoiler vraiment son corps nu qui s’amende

     

    Devient eau dans le sable, mais s’arrête pourtant

    Le recolore aussi, là où dansait une ombre,

    Rentre, chuchote t-on, il est tard, il est temps !

     

    Là où la lampe brille, la conscience éveillée

    Rédige, vagabonde, au creux de ses heures sombres ;

    Le mal qu’il a souffert s’endort dans la pénombre.

    ©Nelly

    05/01/2008

    Calligraphie...(Enchantement suite)

     

    Calligraphie…

     

    Douces arabesques aux si sensuelles courbes

    Qui redonnent le souffle aux écritoires perdues

    Dans les méandres sombres des écrits tordus :

    Sinueuses lignes où l’écriture s’embourbe

     

    Elles s’envolent légères, tel des électrons libres

    Traçant leur voie lactée dans la blancheur exquise

    D’une page tombée aux pieds d’une marquise,

    Transformée en statue par ce bel équilibre.

     

    Impressions mécaniques sur des plaques de cuivre

    Deviennent au fil du temps de superbes estampes

    « Anglaises » délicieuses qui soudain décampent

    Pour faire place au plaisir qu’une vision délivre ;

     

    Les pleins et les déliés, par simple analogie,

    En pressions, dépressions, enfin réalisés,

    S’accouplent doucement, sous nos yeux extasiés,

    Pour lier une esquisse à son apologie ;

     

    La mutation subtile d’encres apprivoisées

    Par la main d’icelui ou d’icelle savantes

    En finesse montante se remplie descendante

    De diverses nuances et substances boisées,

     

    Que j’aime à respirer dans la douceur du Soir

    Profitant de ses Nuits pour m’en aller chercher

    Au fond de ma mémoire les images accrocher

    Aux fleurons d’encriers des belles écritoires.

    ©Nelly

    03/01/2008

    Au fil du Temps...(Enchantement suite)

     

    Au fil du temps…

     

    Parfois, au fil du temps, j’accroche mes espoirs

    En douces ribambelles

    Qui me donnent des ailes

    Et permet l’ascension des anges du mouvoir

     

    J’admire le Soleil, cet astre lumineux,

    Qui brille dans le Ciel

    Dessinant une ocelle

    Sur les ailes des anges au sourire radieux.

     

    Cet artiste naïf au rayonnant savoir,

    Distille sa cannelle

    Au doré caramel,

    Dans les ailes alanguies de l’ambré du Soir,

     

    Imposant ses relents de jasmins capiteux

    Au nez de Columelle,

    D’un subtil essentiel

    Et délicat jeté de lit artificieux ;

     

    Voile étrange et serein de mes pensées du Soir,

    Transparent et pluriel,

    Incandescent rappel

    Brûlant d’un doux arôme au précieux encensoir.

    ©Nelly

    14/12/2007

    Enchantement...

     

     

    Enchantement…

     

    La joie qui m’inonde dans ce flot de sourires

    Et parfois vagabonde dans un flux de délires

    M’enchante et me ravit

    Un air mélancolique accompagne ma vie

    Faite d’eau et de dunes qui meuvent et s’étirent

    Cà et là, dans mes songes curieux qui survirent :

     

    Des chants voilés de cors lointains, où la tendresse

    Des sens étreint l’effroi de l’âme en ses caresses

    Me rappellent à la vie

    Comme un poète gris*, martelant le parvis

    En accords singuliers, dissonants dans l’ivresse

    Son esprit éclairé, enfiévré de maîtresses

     

    Des horloges de Minuit, teintent, cristallines,

    Et réveillent Vénus endormie et câline.

    Sa diaphane exuvie,

    Vient épandre sur les cimes sa chaude lixivie,

    Où s’entrelacent soudain des formes malines

    Immaculées comme des pensées sublimes

     

    Regrets ou remords ? Qu’importe la semence,

    Pourvu qu’au rêvasseur la pensée recommence

    Parfaite, inassouvie,

    A offrir un vertige maintes fois resservi,

    Comme un ray de Soleil évaporant les transes

    D’une nuit sans sommeil aux atomes d’errance

     

    Menant leur ronde vaste et gaie en flots de rires,

    Ces spectres-songes, si dissonants dans l’ivresse

    Font de mes nuits une romance cristalline

    Qui chaque matin, quand la pensée recommence,

    M’enchante et me ravit.

    ©Nelly

    15/11/2007

    En digue...

     

    En digue…

     

    Moi qui suis la seule habituée

    De la caverne située,

    Glacée, au flanc de la montagne

    Dans cet endroit où je frissonne

    Comme les trembles de l’Automne

    Pour qui les rivières se pâment

    Quand je m’ennuie les soirs d’hiver

    Comme un astre dans l’Univers

    Je vais marcher dans ma mémoire

     

    Pour y puiser quelques instants

    L’eau du futur omniprésent

    Dans tes yeux remplis de présent

    Et voir ainsi passer le Temps.

     

    Moi qui suis le maître imposé

    De toutes mes questions posées

    Souvent je pense à cette flamme

    Qui dévore mon cœur ainsi

    Qu’un interminable incendie,

    Une symbolique oriflamme

    Je me demande bien pourquoi

    Les jours de pluie le Ciel narquois

    S’approprie l’Or de ma mémoire

     

    Pour y puiser quelques instants

    L’eau du futur omniprésent

    Dans tes yeux remplis de présent

    Et voir ainsi passer le Temps.

     

    Moi qui sais pouvoir sous-traiter

    Tous mes Amours sans Vérité

    Parfois je dépose mes armes

    Car le flot ininterrompu

    Des mensonges au ventre repu

    Me font une digue de larmes

    Alors je referme mes yeux

    Sur ce monde si fallacieux

    Et vais rejoindre ma mémoire

     

    Pour y puiser quelques instants

    L’eau du futur omniprésent

    Où tes yeux remplis de présent

    Me font alors aimer le Temps.

    ©Nelly

    14/09/2007

    Avancée...

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    Au milieu d’un désert où ne souffle jamais

    Le Vent du désespoir, je me suis endormie.

    Rien n’est plus doux au cœur que ce rêve parfait

    Dans cette grande plaine qui se joue de l’ennui,

     

    Car j’éprouve une joie immense à rêver

    L’esprit plein de Lumière, et l’espoir innocent

    Que je marche ver toi dans ce Désert doré,

    Afin de conquérir, et l’espace, et le Temps.

     

    Ces blafardes saisons, reines de nos climats

    Que l’aspect permanent rebute très souvent,

    Deviendront nos étés dénués de frimas,

    Repoussant à jamais les songes malfaisants.

     

    La lampe de la Vie dans nos âmes brillera,

    Imitant les combats de la Nuit et du Jour

    Par des ombre chinoises au glacis délicat ;

    Frissonnantes victimes d’un art ivre d’amour.

     

    L’aurore grelottante dans son habit glacé

    Qui s’avance incertaine, soûle de nos ébats,

    Sur la Loire déserte des amants enlacés,

    Se frottera les yeux en secouant ses frimas.

     

    Allumera pour nous tous les feux de Bengale

    Qui reflètent si bien l’âtre des sentiments,

    Qui nous brûle en dedans et consume, fatal,

    Le grain de nos envies dardées au firmament,

     

    Et réchauffer ainsi, et bercer l’indolence

    De tous ces songes honnis par le doute et la peur.

    Lors, tous ces vieux démons qui meurent en silence

    Deviendront des essences pour parfumer nos cœurs.

     

    Quand le Ciel devient pur au souffle respirable,

    De ce royaume vivant nous sommes, Rois heureux,

    Allongés dans les dunes, à tous ces grains semblables,

    Construits dans la matière des songes amoureux.

     

    Et dans ce beau Désert, où ne souffle jamais

    Le Vent du désespoir, tu es venu aussi,

    Pour dessiner le cœur de ce rêve parfait

    Qui battait dans la plaine où j’étais endormie.

    ©Nelly

    04/08/2007

    Entre nous...

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    Etre la terre natale

    D’une même abondance

    Un fleuve sous l’étoile

    Délicate apparence

     

    Dans la même Lumière

    Matins que nous avions

    Chemins de sable clair

    Et dépôt d’alluvions

     

    Terre

    Odeurs d’un autre monde

    Ouverts ou clos nos yeux

    Imagine passant

    L’hiver

     

    C’était comme un tableau

    Qu’eut rêvé un esthète

    Sous le Vent un bateau

    Que berce la tempête

     

    L’étoffe de cette pluie là

    Qu’il eût reçu d’elle

    Repos, refuge

    Et ce qu’il oublia,

    Il l’eût reconnu telle,

    Transfuge

     

    L’attente qui cherchait

    A travers cette terre

    Et, d’un même cri embrasé

    Notre nuit, la Lumière

     

    Se touchant presque

    Les ombres, par la grâce des eaux

    Avaient forme de fresque

    Aquarelle vivante, sans mots

     

    Elles vont, leurs mains ouvertes,

    S’attardent çà et là

    S’ouvrant à l’aube verte

    Puis se posent, là-bas

     

    Sur l’Or

    La feuille sèche

    Où dort encore

    Ce rien, que rien n’empêche.

    ©Nelly

    29/07/2007

    Divin...

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    Je vois qu’en esprit

    Les larmes sont closes

    Dans l’eau de mes roses

    Où scintille la pluie

     

    Quand respire le fleuve

    Ce mythe fatal

    Bric-à-brac natal

    D’ondes qui se meuvent

     

    Je vis le divin

    Au Ciel d’autrefois

    Et puis quelquefois

    M’endors au matin

     

    Je pense souvent

    A l’air silencieux

    Convulsif adieu

    D’un délicieux Vent

     

    Puis ferme ma porte

    Aux esprits tortueux

    Des confins fiévreux

    Pour qu'ils ne m’emportent

     

    Ils trottent tous pareils

    A des marionnettes,

    Se traînent puis s’arrêtent

    Au bord des merveilles

     

    Je ne cherche pas

    L’autre analgésique

    Qui rend magnifique

    Tout ce qui n’est pas

     

    Je préfère, c’est sûr

    Me perdre doucement

    Dans le gris charmant

    Des belles figures.

    ©Nelly

    25/07/2007

    L'Aube...

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    Et je repars, car c’est mon chemin

    Là où le temps se creuse

    Où l’eau éternelle ne se voit point

    Quand elle bouge dans l’écume

     

    J’avance à petits pas dans la brume

    Vers la source radieuse

    Vive et légère comme la plume

    Du poète amoureux des rêves

     

    Et je vois, au loin, l’aube qui se lève

    Beauté silencieuse,

    Où je fuis sans repos ni trêves

    Pour suivre le mirage lointain

     

    Je n’ai pas oublié, mais je feins,

    Je me dis : Qu’elle est belle !

    Si bizarrement fraîche dans le matin !

    Et mon cœur meurtri se dépêche

     

    Car je sais, qu’il est parfois revêche

    Aux saveurs doucereuses,

    Qu’il rédige comme une dépêche  

    Ses secrets les plus mélancoliques :

     

    De belles parures, moins reliques

    Que pierres précieuses,

    Parfumées de relents bucoliques

    Conservées dans des vases funèbres

     

    Plus vides et plus profonds que les ténèbres

    Qui, attentives et soucieuses

    De voir se réjouir un cœur, célèbrent

    La Nuit de corbeilles de fleurs

     

    Il suffirait peut-être qu’elles soient en pleurs

    Sous l’apparence joyeuse

    Pour voir revivre enfin ce cœur

    Et repousser la bêtise et son indifférence !

     

    Donc je repars, car c’est mon chemin

    Là où le temps se creuse

    Où l’eau éternelle ne se voit point

    Quand elle bouge dans l’écume

    ©Nelly

    17/05/2007

    Mon rêve...

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    Juste un instant

    Je ravirais ce rêve étrange

    Bâti sur le sommeil d’un ange

    D’un être invisible que j’aime

    Parfois un autre, parfois lui- même

     

    Juste un instant

    Je regarderais ses yeux gris

    Pour accueillir ce que je fuis

    Et ne plus oublier les traces

    De mes souvenirs qui s’effacent

     

    Juste un instant

    Le cauchemar hideux qui me hante

    Sera par la grâce consolante

    Un bel allié pourvu qu’il veuille

    Venir se poser sur ma feuille

     

    Juste un instant

    Voir dans mes yeux pleurer ce rêve

    Si doux si fort, comme une trêve,

    Du fond de ma détresse nue

    Revoir le soleil disparu

     

    Juste un instant

    Comme l’oisillon qui s’aventure

    Prendre l’envol dans la froidure

    Et lever l’ancre un soir si doux

    Pour un voyage sans remous.

     

    Juste un instant

    Si la souffrance nommément

    En moi s’écoule silencieusement

    C’est parce son regard est tel

    Ces statues transformées en sel.

     

    Juste un instant

    Lointaine et grave, calme et sereine

    L’inflexion de sa voix s’égrène

    Rythmée comme un chapelet vivant

    Allant mon sort silencieusement.

     

    Juste un instant…

    ©Nelly

    04/05/2007

    Odyssées...

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    Au flambeau des âmes s’éclairent tant de détresse

    Qu’elles doivent se sentir parfois bien impuissantes,

    Majestueuses entités comparables aux caresses

    Entourant de leurs sens les vibrations latentes.

     

    Leurs éclats colorés rayonnent au-dedans,

    Alors que leur douceur enveloppe de brume

    Caressante et soyeuse les pauvres aèdes errants,

    En quête perpétuelle de réponse à leur plume.

     

    Translucide et palpable, douce et immatérielle,

    Leur présence embaumée nous rassure un instant,

    Persuadés que nous sommes d’être dans l’irréel,

    Tant leur effluve ouatée ravit l’éther du Vent.

     

    Soucieuses de notre bien-être, attentives et sereines,

    Elles se penchent doucement, comme mères au berceau,

    Sur nos sommeils paisibles, pour que nos songes deviennent

    Réalité tangible d’une communion de mots.

     

    Nous préservant ainsi à travers nos pensées,

    Pour que s’ouvrent à l’écoute nos sentiments épars

    Perdus dans les méandres de nos longues odyssées,

    Et ramener doucement la quête à son départ.

     

    Et marcher devant nous, les yeux pleins de lumière

    Qu’un archange attentif a sans doute aimanté ;

    Elles marchent les divines, auréolant la terre,

    Reflétant dans nos yeux leur éclats diamantés.

     

    Occultant le Soleil, pour briller magnifiques,

    Elles prolongent leur éclat sans jamais plus pâlir

    Comme des cierges brûlant d’une flamme mystique,

    Marquant tout en un coup aux fers des souvenirs.

    ©Nelly

    26/04/2007

    Tu peux...

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    Frôle les sensuelles berges amoureuses d’Eole
    Qui se trémoussent ravies sous sa brise qui cajole
    Tu verras mon ami combien il est facile
    De changer une vie devenue difficile.
     
    Si la Lumière éclaire ton doux chemin de Vie
    Point n’est besoin pour toi de chercher d’autres avis
    Car la réponse est là tout au fond de ton cœur
    Dans un sursis léger où s’égrènent les heures.
     
    Oublie les discussions où la souffrance navigue
    "Dans la bouche ne tombe pas toujours la bonne figue"
    Il faut parfois du temps même pour les érudits
    Pour récolter les mots tout au fond des écrits.
     
    Toute âme dans ce monde à besoin de silence
    Mais peu savent le murmure d’une joie qui s’avance
    Je te dis les moments de paix et de quiétude
    Sont nécessaires pour nous dans toute incertitude.
     
    Tu peux aller partout et faire n’importe quoi
    Chaos et confusion ne t’affecteront pas
    Si tu gardes en ton âme le chemin de l’Amour
    Sur voie de compassion en jaugeant tes détours.
     
    Recherche ces moments et puis demeure en eux
    Tu es une fontaine où s’abreuve l’heureux
    Et ta force est aussi miroir de la nature
    Magnifique et sereine, parfois même immature.
     
    Vois mon admiration et contemple ton cœur !
    Admirable passeport pour une vie meilleure
    Tu as tant voyagé en quête de savoir
    Qu’aujourd’hui tu as droit de le bien recevoir.

    ©Nelly

    17/04/2007

    Contrat de Vies...

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    Je marcherai dans tes pas et me baignerai dans tes pensées
    Nos rêves seront nimbés d’eau tiède et de Soleil sucré
    Car j’aime ce que tu es
     
    C’est un contrat pour plusieurs vies qu’en lettres d’or je veux signer
    Etre près de toi chaque instant pour que tu aimes ta liberté
    Car j’aime ce que tu es
     
    C’est la ballade spirituelle d’énergies qui se sont trouvées
    Les retrouvailles d’âmes jumelles au rayonnement illimité
    Car j’aime ce que tu es
     
    Les choses dans leur état actuel enrichissent toutes nos allées
    Comme des myriades de couleur portées par des larmes séchés
    Car j’aime ce que tu es
     
    Et dans l’aura divine des arbres je redessinerai
    Le dôme et ses étoiles, comme un chemin, pour mieux t’accompagner
    Car j’aime ce que tu es
     
    Marcher pendant des heures, dénuées de douleur, sans oublier
    La richesse des autres dans le creux d’un regard désemparé
    Car je t’aime… Humanité.
    Nelly

    07/04/2007

    L'anathème...

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    Je cherche au fond de moi cette paix qui lie tout

    Entendement secret mais dénué de tabous.

    Telle une mer déchaînée, tourmentée d’ondes bleues

    Où règnent en surface, paix et calme radieux.

     

    Tout ce qui est dehors, dès lors m’importe peu,

    Hormis le souffle d’Or des êtres merveilleux,

    Qui murmurent en chemin comme une voix paisible

    Pareille à un feuillage au bruissement subtil.

     

    Il y a beaucoup à faire dans ce monde impassible

    Où le Ciel et la Terre en changement sensible

    Délivrent des messages si délicatement

    Qu’il suffit d'écouter et d’accepter pleinement.

     

    Vérités merveilleuses ancrées profondément

    Dans l’être qui s’éveille à tous ces changements

    Pénétré de croissance, confiant dans l’Avenir

    Puisque tout se déroule selon ses souvenirs.

     

    Si je ferme les yeux c’est pour mieux ressentir

    Le beau, le merveilleux, l’extase sans le délire.

    Puis m’élever plus haut complice née du Vent

    Eprise de Liberté toujours en mouvement. 

     

    Au delà de l’immédiat, m’ouvrir tout simplement

    Aux chemins de l’Esprit où dorment intuitivement

    De nouvelles idées, fleurs de pensées sereines

    De hautes dimensions, dans de somptueux domaines.

     

    Eclaircies de raison, inspirations pérennes ;

    La clarté du canal enjolive la peine

    Illuminant ainsi le précieux anathème

    Des êtres dispersés et de tous ceux que j’aime.

    ©Nelly

     

    30/03/2007

    Promenade...

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    Ma sensation de vertige enfouie au fond de mes mots
    N’est peut-être que le vestige d’une vie sans illusion
    Où l’expérience de vivre s’est bâtie sur tant de maux
    Que l’espérance en fut vive dans la souffrance en fusion
     
    Une certaine lassitude née de rêves sans passion
    Surplombe les attitudes sur un rocher de pensées
    Où s’ouvre tout doucement la porte d’une dimension
    Que les couleurs lentement diffusent en ombres passées
     
    Au pays de l’Utopie à la recherche du passé
    Seuls les écrits sont admis pour raconter le voyage
    D’une beauté saisissante où l’esprit est dépassé
    Par le spectacle qui hante ce théâtre d’un autre âge
     
    Cette impression familière de connaître ce passage
    Comme les rayons du soleil dont la nature nous pourvoit
    N’est palpable dans la matière de l’énergie sans barrage
    Que par le plaisir si suave de la recherche du moi
     
    Parfaitement reconnaissable par la douceur de l’émoi
    Baignée d’une brume irisée d’inoubliables couleurs
    Où le coton et le lin aiment le satin et la soie
    Symbolique d’un paradoxe dans la légèreté des cœurs
     
    Dans ce monde de Lumière ne réside pas la peur
    Car l’apparence éphémère de l’enveloppe corporelle
    N’est que navire nécessaire qui traverse la noirceur
    Du chemin initiatique de l’aventure spirituelle
     
    Au cœur de cette forêt où tour à tour se démêlent
    Les racines entremêlées  aux lianes de l’attachement
    Retournons nous promener dans ce parc originel
    Où la conscience en effluves se diffuse subtilement.

    ©Nelly