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27/04/2008 Transparence...Fraîcheur…
Comme une toile étrange d’où surgit l’imprécis,
L’esquisse qui dérange ou le temps qui se creuse,
Par les plis de la Voûte, dardant ses rais concis,
Le Soleil est plus dense et sa lumière pieuse.
De splendide douceur et de sérénité,
Construit de voiles sombres et de vagues chansons,
Son délicieux royaume la Nature a quitté,
Pour étreindre tendrement tous ses mauvais garçons,
Et déposer, clémente, sur leurs fronts rembrunis,
La fraîcheur d’un baiser d’une mère attentive
A la force immortelle et à l’âme remplie
De douce compassion pour leurs tristes dérives.
Des estampes naissent de ses mains virtuoses
Où la science est conquise et le sommeil dompté
Car elle parfume les cœurs de senteurs de rose
Qu’elle diffuse avec grâce, et noble volonté.
De son souffle béni, elle rempli l’infini
Rafraîchissant l’éther d’une tendre berceuse,
Caresse le feuillage, créant la mélodie
Qui console et libère nos pensées douloureuses.
Oh mouchoir céleste pour le chagrin qui tue !
Ces cantiques d’eau tiède où se baigne le cœur,
Rafraîchissent d’azur les rêves dissolus.
Et le jour devient pur après les sombres heures !
©Nelly 23/10/2007 Dans le Lit du Soleil...(L'Aveugle suite et fin)
Dans le Lit du Soleil…
Je chercherai ma place au hasard du Sommeil Enthousiaste de tout ce qui forme ton nom Et conduit en mon antre l’éclat de l’Eveil Puisque du noir Abîme renaîtra le profond
Ô Toi ! Mon Existence, mon Rêve et ma Raison ! Toi qui fut mon alliée dans mes mortes saisons Refleuris au Printemps, croque mes frondaisons Pour offrir à jamais la lente exhalaison
Des forces qui émanent du pays des Vermeilles Dont le rouge assidu sait accorder les tons Des images imprimées dans le Lit des Merveilles D’où j’émerge parfois enveloppée de sons
Ô Sons délicats aux ampleurs sans pareil ! Qui doucement se glissent au creux de mon l’oreille Devenue souveraine, remplaçante qui veille Sur mes sens endormis leur volant le réveil !
Si mes yeux demeurent clos qu’il en soit fait selon L’Astrale Volonté d’un thème de l’Eveil Dont l’ardeur du Foyer brûlera pour de bon En mon cœur qui s’endort dans le Lit du Soleil. Nelly 20/10/2007 Conscience… (L’Aveugle suite)Conscience…
Ô douleur majestueuse ! Fuie ! Je t’en remercie ! Ailleurs, bien loin d’ici, dans ton palais sans rêves La tête appesantie du limon de la grève Où ne règnera plus la divine éclaircie
Un éclair…puis la Nuit ! Insolente beauté Où sombres et lumineux je vis mes jours perdus Qu’un beau jour, généreuse aussi bien qu’hébétée Tu me dotas et que je ne reverrais plus
Par mon exil pensif j’ai brûlé lentement Ma raison à l’Autel du mécontentement En oubliant de vivre chaque minute donnée
Ma peureuse existence d’ombres ratatinées Qui frôlait l’inconstance d’une étrange destinée Deviendra le regard de mes pas inconscients. Nelly 18/10/2007 L’Ire… (L’Aveugle suite)
L’Ire…
Je crierai au Monde l’injuste supposé ; Cette bête immonde qui vient détruire ma Vie En voilant mon Étoile me laissant mes envies Comme cruelle réponse à mes Anges posée ;
De fait ! Descendez donc, lamentables victimes ! Descendez ! Car l’Enfer de ma fureur vous guette ! Jamais vous ne pourrez être « invite » à la Fête Puisque vous embaumez tout ce qui est intime !
Fossilisez les corps en vénérant l’oubli ! A travers ce Désert, et buvez l’ipéca Pour vomir votre rage sur la Foule et ses cas Et fuir votre destin, ou sombrez dans ses plis !
Vous qui drapez l’Amour du tissu de vos souffles Qui font claquer les chairs ainsi qu’un vieux drapeau, Altérant vos envies aussi vrai que vos peaux Qui lentement s’étiolent aux couleurs qui s’essoufflent,
Jamais vous ne pourrez accomplir vos ouvrages Et votre punition naîtra de mes désirs, Comme des ombres folles brûlant de leurs délires Si vous me refusez l’inestimable rage.
L’ébène du silence deviendra mon épeire, Sculpteuse de mes sens en toiles de Vérité, Dentelles de langage de noir illimité Que vous devrez porter au-delà des éthers. Nelly 15/10/2007 L’Atre…(L’Aveugle suite)
L’Atre…
Je veux dormir ! Dormir plutôt que vivre !
Dans un sommeil aussi beau que la mort
Où les images sont un film « à suivre »
Pour les sensations qui se remémorent
L’Amer puissant qui habite ma bouche
N’est rien encor aux souvenirs passés
De ce gouffre que deviendra la couche
De ma mémoire, en sanglots empesés
Jamais un rayon doux n’éclairera
La caverne où mes yeux se sont noyés
D’avoir trop voulu voir ce qui n’est pas
Le destin de mon Ame dévoyée
Le Vent des ombres folles caressera
Le duvet de mes songes habités
Par l’espéré plaisir qui brûlera
A l’encensoir des parfums usités
A mon Destin, désormais ma raison
J’obéirai, innocent condamné,
En cherchant la paroi des déraisons
Qui m’ont fait une errance cloisonnée
Loin des peuples vivants tel un ermite
Mon cœur, Désert, deviendra le vermeil
De la peine infâme qui m’habite
Par l’âpre stérilité du Soleil
Nelly 11/10/2007 L'Aveugle...L’Aveugle…
Dans la bouche, goût de métal, La Vie s’écoule à l’infini Dans ce flot vermeil qui s’enfuit, Au rythme des jours qui cavalent
L’absence au nom de l’atonie A jeté l’encre de l’écume, Au nez de la corne de brume Et qui sera, même dénie,
Nuit titubante que rien n’allume. Pas même la douceur du sommeil Si appauvrie dans son réveil Qu'elle en oublie ses amertumes ;
Tels les Souvenirs de Soleil, Que les yeux consumés ne voient Tout au fond du Ciel qui flamboie, Deviennent Abymes sans pareils Nelly 26/09/2007 L'Eau de Là...L’Eau de là…
Présager que la Vie s’arrête, l’Aube demeure Pour ne faire avec l’aveugle qu’une chaleur Lumière que tu es encore, ce doux regard Qui ajoute de l’Or à l’Invisible fard
Brille, ainsi ferait lueur dans le vase sombre, Soleil qu’aux nymphes, fait virevolter les ombres, Dont la décrue surprend encore la brume-cendre Mais dont le bruit charme l’éveil qui veut descendre
Je pourrais croire que je suis là, que je l’écoute Mais sous mon pas s’amuse floue l’onde qui goûte Quand le temps dort, l’Aube ravie de nous parler, Et son ruisseau couvre nos corps de pourparlers
Dans sa surface l’Eau est Lumière, et dans nos creux, Le feu éteint s’amuse encore au tendre jeu Des monochromes bruissements d’un premier froid Enchevêtrés, et qui sourient de son beffroi :
Sonnette d’alarme, corne de brume, vitre de rêve Qui doucement, loin des adieux, enfin s’élève C’est un doux chant porté au loin, un long murmure Ecrit au Siècle sans lumière et qui perdure
Commencement quand tout finit, ce bruit, ce son, Qui rajeunit le cœur du Monde à sa façon Je l’entendais déjà, parfois même si les mots, D’autant d’ombres que de Lumière, semblaient falots
Je ne savais rien, mais je savais, pour vivre Mon illusion où tes doigts ensoleillés d’heures Gardaient clos mes yeux, avancer et poursuivre Là où la Vie s’arrête quand l’Aube demeure. Nelly 18/03/2007 Mon Eté...L’Eté a un visage à nul autre pareil
Dont la pureté des contours exhalent l’anis
Teintes de vert parfumé, brûlées de Soleil
Où un sensuel parfum subtilement s’immisce
Chevelure verdoyante parsemée de pâquerettes
Qui rendent l’azur du ciel chaleureux et intime
Quand béat il se penche pour lui conter fleurette
Sur les bords duvetés que l’or mat illumine
Lui s’enivre ardemment des senteurs confondues
Dans cette douce musique des forêts embaumées
Qui descendent comme des mèches de soie tordues
Sur les épaules graciles des vallons exhibés
La tendre et majestueuse toison aux goûts fruités
Dans ses tresses de feuillage aux parfums entêtants
Mélange savamment présent et puis passé
Pour mieux troubler les âmes des flâneurs désoeuvrés
Pareil à des navires glissant dans l’onde pâle
Par le souffle du vent infiniment bercés
L’esprit dans sa paresse illumine l’opale
Et rêve à l’oasis par le désert aimée
Sous les paupières des berges l’onde au son cristallin
S’écoule doucement dans les sillons creusés
Par le berceau des larmes aux reflets argentins
Des pensées romantiques des promeneurs esseulés
Longtemps, mon Bel Eté, la main dans tes cheveux
Nous volerons tes nuages pour mieux dissimuler
Les souvenirs dormants dans le fond de nos yeux
Tapis dans la douceur de la blondeur des blés
Les tendres éphémères aux ballets incessants
Et les doux papillons aux minutes comptées
Nous délivrent un message frais et ensoleillé :
Qu’il est bon d’apprécier chaque chose en son temps !
Nelly 21/11/2006 jouvence...Tu me tenais dans ta main sans comprendre le pourquoi
De l’imparfait du chemin que tu ne retrouvais pas
Dans ton coeur
Toutes les traces laissées par mes passages successifs
Mis en place pour te parler te laissait dubitatif
Et rageur
Car tu promenais ton Ame en quête de je ne sais quoi
Imparfait qui te désarme et noie tes combats
Exalte tes peurs
Qui éblouissent tes yeux et n’arriment pas ton cœur
Qui semblable à ton esprit vagabonde dans les leurres
Au fond d’un Minturnes
Puis un jour arrive enfin où ton bel esprit s’éclaire
Et alors tu tends la main vers cette sublime lumière
D’opale Lune
Bois au sourire de mes lèvres le philtre de Vérité
Qui te donnera la fièvre et l’envie de Liberté
Au bord de l’abîme
C’est dans la fontaine de tes mains que se trouve la jouvence
Qui sera un beau matin ton absolue renaissance
Ta richesse intime
Et je boirai à ta source chaque goutte cristalline
Cette quintessence d’amour comme des larmes divines
Renaissance sublime
Viens dans mon regard perdu dans le fond de ma mémoire
Pour y feuilleter l’inconnu à la recherche du savoir
Au gré de ma plume
Tu deviendras mon Aimé, mon unique Soleil d’été
Qui réchauffera nos Vies après nos longues chevauchées
Dans la brume.
Et nous ferons de l’Espace et du Temps un édifice
Un paradis d’Amour qui défiera les artifices
Et les infortunes
Tu me tenais dans ta main sans comprendre le pourquoi
De l’imparfait du chemin que tu ne retrouvais pas
Dans ces dunes.
Nelly 25/08/2006 Le Soleil...Le sourire du Soleil
Comme de l’or en fusion
Rempli nos cœurs d’éveil
Et de splendides rayons
Le regard du Soleil
Sensuel trublion
Nos sens émerveille
En troublantes sensations
La chaleur du Soleil
Brûlante comme une forge
Charnelle comme le réveil
Des amantes en leur gorge
La splendeur du Soleil
Volupté toujours reine
Dans le coeur des marins
Aux doux chants des sirènes
La douceur du Soleil
Caressante et sensuelle
Que dans ton plus simple appareil
Tu accueilles en douce teinte de miel
La couleur du soleil
Belle fresque en ton cœur
De cet amour vermeil
Et doré comme le bonheur
En coucher de soleil
Où tous les soirs je meurs…
Nelly |
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