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    14/10/2009

    Le miroir de jade...

     

     

    J'ai regardé tes yeux

    Comme on écoute la mer
    Qui me disaient
    De marée en marée
    Les histoires d'amantes perdues
    Et de vies oubliées


    J'ai regardé tes yeux

    Comme on contemple la mer
    Revenir jour après jour
    Dire de tragiques légendes
    A mes rêves assoupis
    Echoués sur des brisants.

    J'ai regardé tes yeux

    Qui chantaient à la lune
    Des mélodies douces et bleues,
    Et heureux se jetaient
    Sur les fiers rivages oubliés
    Ruisselants de couleurs
    Et de vertes certitudes.

     

    Comme on admire la mer,
    j’ai regardé tes yeux
    S’imprimer dans le vent
    Et le long des quais
    Sombres et beaux
    Où les rêves viennent parfois
    S'amarrer entre deux départs


    J'ai regardé tes yeux

    Comme on dévisage la mer
    Quand elle revient lassée,

    De marée en marée,
    Lécher le pas des grèves
    Où des marins fatigués
    Racontent aux albatros
    les guerres oubliées


    J'ai regardé tes yeux,

    Comme on regarde la mer…

    Ce n’est qu’une photo,

    Un simple instant de toi,

    Et pourtant j’ai aimé

    Ce qu’ils m’ont raconté.

    ©Nelly

    12/10/2009

    Réverbération...

     

     

     

    Rêver que la beauté soit la vérité,

    Même, le visage de la mère,

    Ses mains terrestres qui recousent les blessures

    L’évidence d’un enfant

    Qui avance, étonné, sous une treille

     

    Il se dresse heureux

    De tant de lumière

    De tant de beauté…

    Le visage d’une mère

     

    Et plus tard, il l’entend

    Seul sans sa voix

    Comme s’il allait nu sur une plage

    Le souvenir originel

     

    Il tenait un miroir rempli du ciel,

    Que troueraient à grands rayons,

    Recolorant le reflet,

    Les contours si fins de l’aura maternelle.

     

    Il s’arrête pourtant, Ici ou là,

    Son pied pousse distrait

    L’eau dans le sable du reflet,

    Effaçant tout doucement

    Le visage de sa mère.

    ©Nelly

    14/09/2009

    Une lettre...

     

     

    Une lettre…

     

    Je ne conçois pas ce qui a pu donner lieu

    A cette lettre née d’un souffle captieux

    D’une force telle, que les mots ont figé

    Dans l’asphalte noircit les effluves légers

     

    Peut-être…peut-être mais…je ne saurai le dire

    C’est ainsi, pour raison, que je choisis d’écrire

    Mon souffle et ma raison trouveront le chemin

    Du corps de cet esprit qui guidera ma main

     

    Partir pour mieux aimer, aimer ne plus partir

    Est un gage si beau qu’il faut au devenir

    Engager la parole et ne plus regarder

    Qu’au-delà de l’envol nos plus simples idées

     

    Je me réveille tôt le cœur rempli de toi

    Au souvenir léger soufflant sous notre toit

    Une flamme qui brûle à la bougie du temps

    Découvrant au matin un délicieux Printemps

     

    Objet perpétuel de mes douces pensées

    Tu es l’égérie dont je ne puis me lasser

    Mon imagination s’épuise joyeusement

    A voir ce que tu fais, en délicieux tourments

     

    Ton sourire si doux rempli notre maison

    D’un Soleil irréel offrant la floraison

    A notre Amour unique, en bouquet de prunelles

    Qui fait la Vie plus douce et la lumière plus belle

     

    Chemins de voies lactées où le repos n’est pas

    Une nécessité mais plutôt un appât

    Pour attirer nos corps brûlant à l’équateur

    D’une île sous le Vent à l’ombre de nos cœurs

     

    Tu es comme ces nuits que la fraîcheur recouvre

    Aux portes des sommeils que la chaleur découvre

    Soufflant aux draps de soie des idées délicieuses

    Au perlé des instants dans des coupes précieuses

     

    Si j’entrouvre mes lèvres c’est pour mieux recueillir

    Au bord de tous nos rêves les diamants du plaisir

    Que je projette ainsi sur la toile des nues

    En couleurs intenses, superbes et saugrenues

     

    Que nous avons volé un beau jour de Septembre

    A Monsieur l’Océan et son arène d’ambre

    Noyés dans nos deux mains tout en gardant la trace

    D’une pureté d’eau qui jamais ne s’efface.

     

    Vois-tu la transparence d’un Automne d’audaces ?

    Et le plaisir si fort, étonnant car fugace

    De l’effort de nos mots pour oublier le verbe

    Qui ne signifie rien quand frissonnent les herbes ?

     

    Je n’aurais jamais cru qu’un bonheur pouvait être

    Aussi beau, aussi fort sans vouloir transparaître

    Dans le fond d’un tableau au génie de l’artiste

    Qui ne sait pas vraiment ce qu’il fait mais insiste

     

    Pour donner en naissance, un chef-d’œuvre mouvant

    Qui oscille parfois prit aux sables mouvants,

    Entraînant avec lui des passés qui se tordent

    Mais ne peuvent hisser leurs bras jusqu’à la corde

     

    Et doucement s’éteignent en laissant derrière eux

    Une traînée blanchâtre d’un vide vaporeux

    Imprégnant pour toujours l’esprit dans la matière

    Tel un fossile nu imprimé dans la pierre.

     

    Vois-tu mon Bel Amour, de mes plus beaux voyages,

    Tu es l’inestimable, mais aussi le plus sage

    De tous les doux trésors qu’il me fut bien donné

    De découvrir un jour en savoir ordonné

     

    Si je ne conçois pas ce qui peut donner lieu

    A cette lettre née des ailes d’un courlieu

    Mon cœur lui n’attend pas qu’arrive la leçon

    Pour admirer, en rêve, son vol sous la mousson.

    ©Nelly

    06/07/2009

    La longue marche...

     

    La longue marche…

     

    Nous avions appris à regarder le temps

    Mais pas à l’écouter

    Nous avions admis que le soleil est important

    Mais oublié qu’il brille

    Et nos corps se sont embrasés

     

    Nous étions pressés

     

    Dans la naissance de nos cendres, surpris,

    Nous n’avons rien emporté

    Rien que nous ne comprenions ainsi

    Et le ciel nous a recouverts

    Dans l’espérance d’un dieu isolé

     

    Nous restions figés

     

    Même dans la sagesse de nos pères

    Nous sommes restés prostrés

    Les yeux brûlés de trop de pluies d’hiver

    Nous avons gelé, sans la morsure du froid,

    Dans la douceur d’un sombre été.

     

    Nous avons marché

     

    Nous avons grandi loi de ces lois

    Qui abritent les égarés,

    Chemins tracés dans les sous-bois,

    Entrés dans le cortège de l’ignorance

    Nous n’avons pas beaucoup rêvé

     

    Nous avons cherché

     

    Nous voulions tant ! Puis l’espérance

    S’en est allée

    Les dieux ont enlacé les engeances

    Doucement soufflé les bougies

    Puis se sont retirés

     

    Nous avons couru

     

    Nos mains se sont élevées, en effigie,

    Pour récolter les gouttes dorées

    Mais, loin des stratégies

    Le ciel aussi s’était retiré

    Sans un regard.

     

    Nous étions seuls.

    ©Nelly

    07/10/2008

    Elle regarde...

     

    Elle regarde…

     

    Elle regarde l’azur dont les rayons parfaits

    S’accouplent singuliers, à ceux, de son regard

    Etranges et pénétrants, dans les ombres du Soir,

    Puis deviennent fragiles quand dorment les effraies

     

    Tel le fluide soyeux de l’onde sur un corps

    Découvrant au matin la blanche nudité,

    Se dévoilent au fond des riens d’éternité

    Qui vous font frissonner dans ce curieux décor.

     

    Trahissant sans façon l’humide profondeur,

    Une flamme vacille rendant la nuit plus noire,

    Emblématique scène d’un profond désespoir

    Sortie droit d’un tableau, absoute de laideur.

     

    Tête-à-tête si sombre, mais tout aussi limpide,

    Que le cœur au miroir dès l’instant qu’il se mire,

    Pour puits de Vérité quand s’endort un empire

    Où semble s’égarer une étoile livide.

     

    Son absolu regard ne demande pourquoi

    Qu’à l’instant du repos dans ce détroit fatal

    Tel un navire pris dans un piège de cristal

    Pour avoir oublier, l’Océan et ses lois.

     

    « Souviens-toi que la Vie reprend ce qu’elle donne,

    Car  elle aime tricher, et gagner, car elle gagne !

    C’est sa loi, c’est ainsi. Malgré toute sa hargne

    Lorsque le jour décroit, la nuit devient madone. »

     

    De cet accouplement, aucune lassitude,

    Ne viendra perturber les vibrantes douleurs

    Que les cœurs plein d’effroi refusent dans la peur

    De voir se reconstruire l’hideuse solitude.

     

    Si l’amour est son phare, le bateau est son âme

    Perdu, sans capitaine, il reconnaît pourtant

    A l’attache si fine, son ancre dont le temps

    Use si bien le fer, et dont le bois se pâme.

     

    Tantôt sonnera l’heure où la Vie gagnera.

    Il lui faudra partir vers un nouvel ailleurs,

    Lors elle emmènera, assez près de son cœur,

    Cette absolue fusion que l’Amour lui donna.

    ©Nelly

    23/06/2008

    Derrière la vitre...

     

    Derrière la vitre…

     

    Elle se souvient quand

    Son regard bleu glissait vers les ondes terrestres,

    Quand le Soleil du soir,

    Rempli de tous ses corps, venait toucher la vitre

    Et demandait rivage.

     

    La figure du monde,

    Déchirée, mais sublime, lui paraissait beauté.

    La main du Vent cherchait,

    Sa main parmi les ombres, là où le nom s’efface,

    Sur des pierres humaines.

     

    Les doigts illuminés,

    Lui gardaient clos ses yeux, quand la lumière brûlait.

    La page commencée

    Des livres déchirés, un bruit plus faible encore,

    Le murmure des mots.

     

    Le doux bruit des pensées

    Comme la pluie dans l’herbe, humilité du temps,

    Devient houle de vie,

    Silencieuse du peu, noyant la page vierge,

    Qu’elle aimait tant à lire.

     

    Elle se souvient quand

    Son regard bleu glissait vers ces ondes terrestres,

    Quand le Soleil du soir,

    Rempli de tous ses corps, venait toucher la vitre

    Et mourait au rivage.

    ©Nelly

    20/04/2008

    Comme l'espérance...le jade

    Transparence du vert, l'espérance, miroir de jade où se baigne l'avenir...

    Image hébergée gratuitement chez www.imagehotel.net

    Je vous souhaite un beau week-end, rempli de bonheur et de fleurs...
    08/04/2008

    Perfectionnement...d'...hivers

     

    Perfectionnement d’…hivers…

     

    Le parfait n’est le beau que dans l’esprit d’épure

    Envolés à jamais nos songes immatures…

    Prisonniers de l’état dans lequel se déplacent

    Les reflets de nos âmes plongés dans la glace

    Délicieuse aventure…

     

    Le froid n’est qu’une idée, sensation irréelle

    Qu’il traverse les mers en conquête de ciel…

    Attentionné surtout à prouver sa valeur,

    En survolant les cimes où ne poussent les fleurs

    Dont le cœur est de miel

     

    L’edelweiss est si beau que l’on croirait un don !

    Ecrit au masculin sous cieux céladons…

    Mais à la robe d’eau au nom bien féminin ;

    Notre « étoile d’argent » au cœur adamantin,  

    N’implore pas pardon !

       Edelweiss

     

     

    Symbole de l’éclat à l’hybride prénom

    Elle engendre ainsi le crédible renom 

    De la féminité, androgyne parfois,

    Mais restée purement icône des beffrois,

    Ce qui lui fit un nom…

     

    Promenade d’été aux creux des univers,

    Chaleur de nos regards réchauffant les hivers,

    Déni de ces tornades par petits mouvements,

    Ensevelie - et c’est un émerveillement -

    Sous le frais vétiver.

    ©Nelly

     

     Une arme naturelle- le Vétiver Vétiver ou Vetyver

    04/04/2008

    Clichés...

     

    Clichés…

     

    Hors de nos palissades se découpent les ombres

    Sur un fond camaïeux

    Où s’ébattent, en chamade, unis dans la pénombre

    Nos cœurs nécessiteux

     

    Gris argenté, l’airain se pare d’ambre clair

    Là, au bord de tes yeux

    Nuancé d’ondes souples sur un tableau de chair

    Fruit d’un art vaniteux

     

    Que j’aime apprivoiser d’une nuance pure

    Parfois, au centre d’eux,

    D’un subtil et parfait coup de pinceau d’azur

    Que j’ai volé aux cieux

     

    Ces oeuvres me ramènent à la psyché du Temps,

    Mariage merveilleux,

    De doux parfums d’Eden et de primes printemps

    Au bruissement frileux

     

    Si la houle d’argent se mue en vague à l’âme

    Dans cet océan bleu

    Alors j’embarquerais vers ton île de palmes

    Au Soleil radieux

     

    Les lisières du beau ne sont visibles en fait

    Que dans les gracieux

    Clichés de nos artistes, qui jamais ne s’arrêtent,

    Fruit d’un rêve d’iceux

    ©Nelly

    28/03/2008

    Vacarme...

     

    Vacarme…

     

    Aller tranquillement parmi

    Le vacarme et la hâte, et puis

    Se souvenir dans chaque pas

     

    De la paix qui peut exister dans le silence.

    Vouloir chercher l’écume d’océans qui dansent

    Dans la brume des amants ciels qui n’osent pas

     

    Aller tranquillement parmi

    Le vacarme et la hâte, et puis

    Se souvenir dans chaque pas

     

    De l’Amour qui dans la douce nuit s’avance.

    Vouloir donner aux anges des ailes aussi denses

    Que le poids des miroirs, si lourds, et pourquoi pas

     

    Aller  tranquillement parmi

    Le vacarme et la hâte, et puis

    Se souvenir dans chaque pas

     

    Que ne seront jamais, ces beautés d’ignorance,

    Qu’un essaim agité, étourdi d’apparence

    Comme de larges yeux qui ne comprennent pas

     

    Qu’aller  tranquillement parmi

    Le vacarme et la hâte, et puis

    Se souvenir de chaque pas

     

    Est une magnificence !

    ©Nelly

    01/02/2008

    Paysage...(Le sais-tu? suite)

     

    Paysage…

     

    Tu ressembles parfois à ces beaux horizons

    Noyés dans une brume qu’éclaire le Soleil

    Réfléchissant le beau et la pâleur du Ciel

    Dans des teintes d’azur et de rose vermeil

    Paysage mouillé de tendre pâmoison

     

    Dans la douceur des mots qui se couvrent d’airain

    Et se teintent de songes dans l’or de ton regard

    -Lac où mon âme tremble et se voile de miel-

    L’air fusionné déverse dans le creux de mes reins

    Un philtre délicat oublieux sur le tard

     

    Quand ta voix se promène sur mes routes enneigées

    Charriant le vertige d’un timbre délicieux

    Réparant sans ambages mes plaies superficielles

    Et mes questions idiotes et mes rêves défi-cieux

    Se prennent au jeu des anges qui valsent sans danger

     

    Une maison déserte, voilà ce que j’étais

    Où se serait perdue ma mémoire défaillante

    Si tu n’étais venu réveiller l’essentiel

    Dédaignant la serrure de la porte d’entrée

    Pour franchir la porte telle une âme vaillante

     

    Tu rappelles ces parfums qui traversent le temps

    Pour qui toute matière est poreuse et vivante.

    Ils pénètrent le verre, la mémoire partielle,

    Laissant l’âme vaincue d’une force savante

    S’embaumer doucement d’impensables printemps.

     

    Voilà le souvenir enivrant qui voltige !

    Dans l’air troublé, les yeux sont clos ; ondes mouillées,

    Prennent la place sur la scène indicielle

    D’une vie qui s’annonce loin des cieux brouillés

    Parcours initiatique tel un glorieux vertige !

    ©Nelly

    25/01/2008

    Solstice...(Le sais-tu? suite)

     

    Solstice…

     

    Si nos rideaux fermés nous séparent du monde,

    Protégeant notre chair d’un destin affamé

    Que la ferveur attise et qu’un supplice monde,

    Loin des peuples vivants, nous serons condamnés.

     

    A l’automne de ma vie, découvrir la jeunesse

    Est un cadeau précieux que la vie m’a donné,

    Flagellée par un vent dans un Ciel en liesse,

    J’embrasse mon destin, chaque jour, étonnée.

     

    Mes plaisirs, ombres folles, cavalent sous l’orage,

    Dans un but inavoué d’où naissent mes désirs ;

    Bouillonnement divin serviteur de l’outrage,

    Couche prédestinée où l’âme doit frémir.

     

    Tes yeux fixés sur moi sonnent les voluptés,

    Incendiant tous mes sens, dévastant les hauteurs

    Que la vie me donna dans ses cieux enchantés

    Qui, d’invisibles pentes, descendent en mon cœur.

     

    Sans vouloir mépriser les ténèbres j’avoue

    Que la Lumière apporte des trésors ignorés :

    Dans les vallons des corps s’agitent sans remous

    Les ombres léthargiques d’arcanes adorés.

     

    La Nuit nous rend si beaux ! Que le jour est cruel

    Quand aux arbres frissonnent les larmes d’injustice !

    Dans le miroitement des pleurs sempiternels,

    La psyché de mon cœur accroche le solstice.

    ©Nelly

    20/01/2008

    Hors du silence...(Le sais-tu? suite)

     

    Hors du silence…

     

    Le doux Printemps qui s’avance

    Mobile sur le fil du temps

    Me raconte de temps en temps

    L’histoire de notre silence :

     

    Silence d’Or, crois-tu vraiment ?

    Oublieux de nos doux chagrins

    Sans importance, parce qu’enfants,

    Voilant la face de nos matins.

     

    S’il fut doré, c’était hier

    Dans d’autres vies, d’autres "encore"

    Tapi au creux de mes prières

    Ou tes fantasmes, sans remords.

     

    Fille du Vent, rêveuse pure,

    Garçon du Temps aux idées sombres

    Loin des Printemps, dans la froidure

    Avons marché dans la pénombre,

     

    Accompagnés, chacun si seuls

    Ignorant le chaud d’une main

    Hormis l’enfant et son aïeul

    Jamais d’Amour, ni lendemains.

     

    Dans mon sourire vivait pourtant

    La Mandragore, plante « sorcière »

    Humaine plus, baume puissant

    Sur toutes tes douleurs d’hier. 

     

    Scènes d’Amour sans paravent

    -Cadeau du Ciel ? Coïncidence ?-

    Garçon du Temps, Fille du Vent…

    Nous consentons l’Or au silence.

    ©Nelly

    12/01/2008

    Le sais-tu?...

     

    Le sais-tu ?...

     

    Tu sais, je vis sur une île entourée de ponts

    Qu’en aucun cas je ne franchis…

     

    Tu sais, c’est en calligraphiant ton nom

    Que j’ai appris le verbe,

    Signature d’Amour au présent singulier.

     

    Je revois simplement les souvenirs radieux

    Au regard des matins dans le creux de tes yeux

    Simplement pour te dire le plein de mes toujours

    Qui enfin, grâce à toi, se colorent d’Amour.

    Oui je t’aime à l’instar des instants oubliés

    Ceux qui changent le soir en journées animées.

     

    Tu sais mon rêve a toujours été le tien

    Et nous l’avons si bien appris…

     

    Tu sais, ton souffle d’Amour, en loi, me maintient,

    Dans cet abri acerbe

    Qui dissout lentement l’étrange familier.

     

    Je ressens simplement les souples nébuleuses

    Qui m’entourent parfois d’apparences songeuses

    Au Ciel de mes matins dans le creux de tes bras

    Et la douceur nacrée des ombres de nos draps.

    Oui je t’aime à l’instar des histoires oubliées

    Celles des poètes de nos règnes passés.

     

    Le sais-tu ?...

    ©Nelly

    28/11/2007

    Départ...(Toit suite et fin)

     

    Départ…

     

    Mon toit est un mirage

    En dérive d’émois

    Qui cherchent le rivage

    Sans dérive de Toi…

     

    Bien que le Soleil brille alors que le Vent souffle,

    Le mien ne suffit plus quand nos heures s’essoufflent,

    Captives de nos temps où les tierces s’égrènent

    Elles parcourent l’Autan pour réchauffer nos peines

     

    Dans la Lumière divine, les éclats de nous,

    Prisonniers du sublime, lentement se nouent

    Impuissants à comprendre le dessein des ombres

    Qui ricanent et soupirent, ravies, dans la pénombre

     

    Elles chantent aussi : « je suis, donc je ne te suis pas »

    Je tiens ta main, une autre pleure, et pas à pas,

    J’offre tes mains aimées au rire qui s’enténèbre

    Le cœur serré je vois, le soir qu’Amour, célèbre

     

    Le moment est cruel quand il défait mes yeux,

    -Pour mieux se réfugier au sein de nos adieux-

    Qui désertent les tiens où se complaisent tant

    Le doux-amer épris de nos tendres instants

     

    Alors je me retourne vers mes pensées de toi,

    Je ne trouve qu’en elles ma joie d’être là ;

    Voir sur le sable clair s’embraser ma civière

    Par ton sourire vainqueur, la Vie je reconquiert

     

    Mon toit est un mirage

    En dérive d’émois

    Qui cherchent le rivage…

    Ou la rive de Toi ?

    ©Nelly

    22/11/2007

    Recherche...(Toit suite)

     

    Recherche…

     

    Mon écritoire blanchit au nombre des années,

    S’amusant doucement à teinter mes cheveux

    De mélanges subtils argentins, lumineux,

    Ondoyants serpentins d’étoffes surannées.

     

    Chaque fois que mes mots, sur la page, cavalent,

    Fouettant l’éminence grise de mes sens étonnés,

    Par la grâce suprême de son chant entonné,

    Je ressens la puissance verbeuse qui dévale

     

    Au bas du parchemin où les mots s’entremêlent.

    Et la quête prend fin paraphant la cabale

    D’un duo insensé dont l’incertitude râle

    De ne pouvoir entrer dans le jeu du pêle-mêle ;

     

    Présentation sommaire d’images sans mémo,

    Tourbillon de feuilles mortes qui dédaignent la pelle,

    Et s’entassent doucement sans répondre à l’appel

    Du poète surpris de ne trouver les mots

     

    Pour parler des amants, et sa crainte témoigne

    D’impossibles dialogues d’une histoire sans faux,

    Où tous sens inconnus et passions sans défauts,

    Ne peuvent endiguer les forces qui les joignent.

     

    C’est au souffle d’Amour que les lettres s’envolent

    Dans le Livre des songes qui simplement témoigne

    D’incertains parchemins qui se perdent puis s’éloignent

    En regard des passions qui prennent leur envol.

    ©Nelly

    17/11/2007

    Mirage... (Toit suite)

     

    Mirage…

     

    Je t’adore à l’égal de ces fruits savoureux,

    Ignorés, aux goûts inoubliables, rappel

    Des souvenirs dormants sous l’arbre doucereux

    Du plaisir oublié : icônes éternelles

     

    Au grand mât de la hune, un regard attendri

    Cherche la terre ferme pour poser son ancrage

    Et trouve l’horizon dans un bleu vert-de-gris

    Dans lequel il se noie, gagnant tous les courages

     

    Etrange cruauté d’une mémoire faillible

    Quand le bateau s’amarre au port des idées claires

    Car la divine idylle aux rondeurs infaillibles

    Devient une inquiétude qu’une lueur éclaire

     

    L’audace du voyage n’est rien à comparer

    A l’absence d’Amour au cœur et aux yeux clos !

    Qui convie le hasard, voit l’onde séparée,

    Remplissant l’amertume et son gouffre à grands flots !

     

    Ta fièvre salutaire peut bien brûler mon corps

    Exerçant son pouvoir sans comprendre vraiment

    Le chemin parcouru ; car la peine s’endort

    Tel un chagrin d’enfant qu’on berce doucement.

     

    Je te chéris mon Ange, bizarre déité

    Sorti tout droit d’un songe au parfum de havane

    Œuvre plus que parfaite ceinte de Vérité

    Qui brûle le Soleil au coeur de ma savane.

    ©Nelly

    14/11/2007

    Toit…

    Image hébergée gratuitement chez www.imagehotel.net

    Toit…

     

    Je te vois comme une île où  mon ardeur se pâme

    Un port retentissant où mon âme s’arrête

    Pour boire goulûment de ton doux vin de palme

    Qui m’offre sa chaleur et doucement m’entête

     

    Je plonge ma raison amoureuse d’ivresse

    Dans le bleu de ta Mer aux remous si grisants

    Et mon esprit ravi que le roulis caresse

    Frémissant s’enhardit aux sauts de tes brisants

     

    Je m’enivre ardemment des parfums érudits

    De tous nos doux serments rédigés en adages

    Sensuels comme le santal dans chacun de tes dits

    Puissants comme le musc se mêlant à nos pages

     

    Tu contiens tant de mots, mon éblouissant rêve,

    Tant de fruits savoureux dont la nature te dote !

    Qu’à ma couche précieuse je préfère la grève

    Juste pour m’y étendre en rêveuse dévote

     

    Longtemps je veux nager au milieu de ton jade

    Océan singulier à mes sens nécessaire

    Guidée par ton odeur aux effluves de rade

    J’atteins un port rempli de voiles et de mystères.

    ©Nelly

    12/10/2007

    De Profondis...(Glacis suite)

     

     

    De Profondis…

     

    Si dans chaque rêve se trouve la réponse

    Alors je veux bien à l’ombre des ronces

    M’endormir aussi loin de la douleur

    Des douces épines qui percent mon cœur

    Bercée par le temps qui tisse sa trame

    Embellir ainsi le plus simple drame

    Qui devient alors un très beau récit

    Qu’on aime à chanter les journées de pluie

    Et nous font marcher la tête bien haute

    En raillant l’esprit qu’habitent des hôtes

    Qu’on aimerait bien voir loger ailleurs

    A l’abri, c’est sûr, de leurs jeux gouailleurs

    Et venger sur eux le triste blasphème

    Du mystère rageur de cet anathème

    Qui nous effraie tant en gelant nos chairs

    Bafouant toujours nos songes si chers.

    ©Nelly

    01/10/2007

    Vivre...(Phénix fin)

     

     

    Vivre…

     

    Tout cela mon Amour, vivre

    Marcher dans les allées du Temps

    A demain, nos ombres, ivres

    Au creux des mains, jamais longtemps.

     

    Lovées au cœur des énigmes

    Et rassurantes, élevées

    Au haut rang de paradigme

    Parabole d’Authenticité.

     

    Regards fermés au conceptuel

    Du non, celui que nous avions

    Etre ou ne pas être, lequel

    Fera la page blanche d’ions.

     

    Et le plus, Foudre qui s’endort

    Aux traits reposés, sans détresse

    Dans le sommeil où vit encor

    La Bonté, ou Nuit d’allégresse.

     

    Et l’Eté encor, sans ailleurs

    Loin des brumes sans souvenirs

    Parmi soudain trop de lueurs

    Qui sait, sur ce chemin, finir.

     

    Parce qu’il fait beau ! Je veux voir

    Le sentier où j’existe encore

    A peine si, au cœur du Soir

    La hâte s’en va, sans remords.

    ©Nelly