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14/10/2009 Le miroir de jade...
J'ai regardé tes yeux Comme on écoute la mer
Comme on contemple la mer Qui chantaient à la lune
Comme on admire la mer,
Comme on dévisage la mer De marée en marée,
Comme on regarde la mer… Ce n’est qu’une photo, Un simple instant de toi, Et pourtant j’ai aimé Ce qu’ils m’ont raconté. ©Nelly 12/10/2009 Réverbération...
Rêver que la beauté soit la vérité, Même, le visage de la mère, Ses mains terrestres qui recousent les blessures L’évidence d’un enfant Qui avance, étonné, sous une treille
Il se dresse heureux De tant de lumière De tant de beauté… Le visage d’une mère
Et plus tard, il l’entend Seul sans sa voix Comme s’il allait nu sur une plage Le souvenir originel
Il tenait un miroir rempli du ciel, Que troueraient à grands rayons, Recolorant le reflet, Les contours si fins de l’aura maternelle.
Il s’arrête pourtant, Ici ou là, Son pied pousse distrait L’eau dans le sable du reflet, Effaçant tout doucement Le visage de sa mère. ©Nelly 14/09/2009 Une lettre...
Une lettre…
Je ne conçois pas ce qui a pu donner lieu A cette lettre née d’un souffle captieux D’une force telle, que les mots ont figé Dans l’asphalte noircit les effluves légers
Peut-être…peut-être mais…je ne saurai le dire C’est ainsi, pour raison, que je choisis d’écrire Mon souffle et ma raison trouveront le chemin Du corps de cet esprit qui guidera ma main
Partir pour mieux aimer, aimer ne plus partir Est un gage si beau qu’il faut au devenir Engager la parole et ne plus regarder Qu’au-delà de l’envol nos plus simples idées
Je me réveille tôt le cœur rempli de toi Au souvenir léger soufflant sous notre toit Une flamme qui brûle à la bougie du temps Découvrant au matin un délicieux Printemps
Objet perpétuel de mes douces pensées Tu es l’égérie dont je ne puis me lasser Mon imagination s’épuise joyeusement A voir ce que tu fais, en délicieux tourments
Ton sourire si doux rempli notre maison D’un Soleil irréel offrant la floraison A notre Amour unique, en bouquet de prunelles Qui fait la Vie plus douce et la lumière plus belle
Chemins de voies lactées où le repos n’est pas Une nécessité mais plutôt un appât Pour attirer nos corps brûlant à l’équateur D’une île sous le Vent à l’ombre de nos cœurs
Tu es comme ces nuits que la fraîcheur recouvre Aux portes des sommeils que la chaleur découvre Soufflant aux draps de soie des idées délicieuses Au perlé des instants dans des coupes précieuses
Si j’entrouvre mes lèvres c’est pour mieux recueillir Au bord de tous nos rêves les diamants du plaisir Que je projette ainsi sur la toile des nues En couleurs intenses, superbes et saugrenues
Que nous avons volé un beau jour de Septembre A Monsieur l’Océan et son arène d’ambre Noyés dans nos deux mains tout en gardant la trace D’une pureté d’eau qui jamais ne s’efface.
Vois-tu la transparence d’un Automne d’audaces ? Et le plaisir si fort, étonnant car fugace De l’effort de nos mots pour oublier le verbe Qui ne signifie rien quand frissonnent les herbes ?
Je n’aurais jamais cru qu’un bonheur pouvait être Aussi beau, aussi fort sans vouloir transparaître Dans le fond d’un tableau au génie de l’artiste Qui ne sait pas vraiment ce qu’il fait mais insiste
Pour donner en naissance, un chef-d’œuvre mouvant Qui oscille parfois prit aux sables mouvants, Entraînant avec lui des passés qui se tordent Mais ne peuvent hisser leurs bras jusqu’à la corde
Et doucement s’éteignent en laissant derrière eux Une traînée blanchâtre d’un vide vaporeux Imprégnant pour toujours l’esprit dans la matière Tel un fossile nu imprimé dans la pierre.
Vois-tu mon Bel Amour, de mes plus beaux voyages, Tu es l’inestimable, mais aussi le plus sage De tous les doux trésors qu’il me fut bien donné De découvrir un jour en savoir ordonné
Si je ne conçois pas ce qui peut donner lieu A cette lettre née des ailes d’un courlieu Mon cœur lui n’attend pas qu’arrive la leçon Pour admirer, en rêve, son vol sous la mousson.
©Nelly 06/07/2009 La longue marche...La longue marche…
Nous avions appris à regarder le temps Mais pas à l’écouter Nous avions admis que le soleil est important Mais oublié qu’il brille Et nos corps se sont embrasés
Nous étions pressés
Dans la naissance de nos cendres, surpris, Nous n’avons rien emporté Rien que nous ne comprenions ainsi Et le ciel nous a recouverts Dans l’espérance d’un dieu isolé
Nous restions figés
Même dans la sagesse de nos pères Nous sommes restés prostrés Les yeux brûlés de trop de pluies d’hiver Nous avons gelé, sans la morsure du froid, Dans la douceur d’un sombre été.
Nous avons marché
Nous avons grandi loi de ces lois Qui abritent les égarés, Chemins tracés dans les sous-bois, Entrés dans le cortège de l’ignorance Nous n’avons pas beaucoup rêvé
Nous avons cherché
Nous voulions tant ! Puis l’espérance S’en est allée Les dieux ont enlacé les engeances Doucement soufflé les bougies Puis se sont retirés
Nous avons couru
Nos mains se sont élevées, en effigie, Pour récolter les gouttes dorées Mais, loin des stratégies Le ciel aussi s’était retiré Sans un regard.
Nous étions seuls. ©Nelly 07/10/2008 Elle regarde...
Elle regarde…
Elle regarde l’azur dont les rayons parfaits S’accouplent singuliers, à ceux, de son regard Etranges et pénétrants, dans les ombres du Soir, Puis deviennent fragiles quand dorment les effraies
Tel le fluide soyeux de l’onde sur un corps Découvrant au matin la blanche nudité, Se dévoilent au fond des riens d’éternité Qui vous font frissonner dans ce curieux décor.
Trahissant sans façon l’humide profondeur, Une flamme vacille rendant la nuit plus noire, Emblématique scène d’un profond désespoir Sortie droit d’un tableau, absoute de laideur.
Tête-à-tête si sombre, mais tout aussi limpide, Que le cœur au miroir dès l’instant qu’il se mire, Pour puits de Vérité quand s’endort un empire Où semble s’égarer une étoile livide.
Son absolu regard ne demande pourquoi Qu’à l’instant du repos dans ce détroit fatal Tel un navire pris dans un piège de cristal Pour avoir oublier, l’Océan et ses lois.
« Souviens-toi que la Vie reprend ce qu’elle donne, Car elle aime tricher, et gagner, car elle gagne ! C’est sa loi, c’est ainsi. Malgré toute sa hargne Lorsque le jour décroit, la nuit devient madone. »
De cet accouplement, aucune lassitude, Ne viendra perturber les vibrantes douleurs Que les cœurs plein d’effroi refusent dans la peur De voir se reconstruire l’hideuse solitude.
Si l’amour est son phare, le bateau est son âme Perdu, sans capitaine, il reconnaît pourtant A l’attache si fine, son ancre dont le temps Use si bien le fer, et dont le bois se pâme.
Tantôt sonnera l’heure où la Vie gagnera. Il lui faudra partir vers un nouvel ailleurs, Lors elle emmènera, assez près de son cœur, Cette absolue fusion que l’Amour lui donna. ©Nelly 23/06/2008 Derrière la vitre...Derrière la vitre…
Elle se souvient quand Son regard bleu glissait vers les ondes terrestres, Quand le Soleil du soir, Rempli de tous ses corps, venait toucher la vitre Et demandait rivage.
La figure du monde, Déchirée, mais sublime, lui paraissait beauté. La main du Vent cherchait, Sa main parmi les ombres, là où le nom s’efface, Sur des pierres humaines.
Les doigts illuminés, Lui gardaient clos ses yeux, quand la lumière brûlait. La page commencée Des livres déchirés, un bruit plus faible encore, Le murmure des mots.
Le doux bruit des pensées Comme la pluie dans l’herbe, humilité du temps, Devient houle de vie, Silencieuse du peu, noyant la page vierge, Qu’elle aimait tant à lire.
Elle se souvient quand Son regard bleu glissait vers ces ondes terrestres, Quand le Soleil du soir, Rempli de tous ses corps, venait toucher la vitre Et mourait au rivage. ©Nelly 20/04/2008 Comme l'espérance...le jade08/04/2008 Perfectionnement...d'...hiversPerfectionnement d’…hivers…
Le parfait n’est le beau que dans l’esprit d’épure Envolés à jamais nos songes immatures… Prisonniers de l’état dans lequel se déplacent Les reflets de nos âmes plongés dans la glace Délicieuse aventure…
Le froid n’est qu’une idée, sensation irréelle Qu’il traverse les mers en conquête de ciel… Attentionné surtout à prouver sa valeur, En survolant les cimes où ne poussent les fleurs Dont le cœur est de miel
L’edelweiss est si beau que l’on croirait un don ! Ecrit au masculin sous cieux céladons… Mais à la robe d’eau au nom bien féminin ; Notre « étoile d’argent » au cœur adamantin, N’implore pas pardon !
Symbole de l’éclat à l’hybride prénom Elle engendre ainsi le crédible renom De la féminité, androgyne parfois, Mais restée purement icône des beffrois, Ce qui lui fit un nom…
Promenade d’été aux creux des univers, Chaleur de nos regards réchauffant les hivers, Déni de ces tornades par petits mouvements, Ensevelie - et c’est un émerveillement - Sous le frais vétiver. ©Nelly
04/04/2008 Clichés...Clichés…
Hors de nos palissades se découpent les ombres Sur un fond camaïeux Où s’ébattent, en chamade, unis dans la pénombre Nos cœurs nécessiteux
Gris argenté, l’airain se pare d’ambre clair Là, au bord de tes yeux Nuancé d’ondes souples sur un tableau de chair Fruit d’un art vaniteux
Que j’aime apprivoiser d’une nuance pure Parfois, au centre d’eux, D’un subtil et parfait coup de pinceau d’azur Que j’ai volé aux cieux
Ces oeuvres me ramènent à la psyché du Temps, Mariage merveilleux, De doux parfums d’Eden et de primes printemps Au bruissement frileux
Si la houle d’argent se mue en vague à l’âme Dans cet océan bleu Alors j’embarquerais vers ton île de palmes Au Soleil radieux
Les lisières du beau ne sont visibles en fait Que dans les gracieux Clichés de nos artistes, qui jamais ne s’arrêtent, Fruit d’un rêve d’iceux ©Nelly 28/03/2008 Vacarme...Vacarme…
Aller tranquillement parmi Le vacarme et la hâte, et puis Se souvenir dans chaque pas
De la paix qui peut exister dans le silence. Vouloir chercher l’écume d’océans qui dansent Dans la brume des amants ciels qui n’osent pas
Aller tranquillement parmi Le vacarme et la hâte, et puis Se souvenir dans chaque pas
De l’Amour qui dans la douce nuit s’avance. Vouloir donner aux anges des ailes aussi denses Que le poids des miroirs, si lourds, et pourquoi pas
Aller tranquillement parmi Le vacarme et la hâte, et puis Se souvenir dans chaque pas
Que ne seront jamais, ces beautés d’ignorance, Qu’un essaim agité, étourdi d’apparence Comme de larges yeux qui ne comprennent pas
Qu’aller tranquillement parmi Le vacarme et la hâte, et puis Se souvenir de chaque pas
Est une magnificence ! ©Nelly 01/02/2008 Paysage...(Le sais-tu? suite)Paysage…
Tu ressembles parfois à ces beaux horizons Noyés dans une brume qu’éclaire le Soleil Réfléchissant le beau et la pâleur du Ciel Dans des teintes d’azur et de rose vermeil Paysage mouillé de tendre pâmoison
Dans la douceur des mots qui se couvrent d’airain Et se teintent de songes dans l’or de ton regard -Lac où mon âme tremble et se voile de miel- L’air fusionné déverse dans le creux de mes reins Un philtre délicat oublieux sur le tard
Quand ta voix se promène sur mes routes enneigées Charriant le vertige d’un timbre délicieux Réparant sans ambages mes plaies superficielles Et mes questions idiotes et mes rêves défi-cieux Se prennent au jeu des anges qui valsent sans danger
Une maison déserte, voilà ce que j’étais Où se serait perdue ma mémoire défaillante Si tu n’étais venu réveiller l’essentiel Dédaignant la serrure de la porte d’entrée Pour franchir la porte telle une âme vaillante
Tu rappelles ces parfums qui traversent le temps Pour qui toute matière est poreuse et vivante. Ils pénètrent le verre, la mémoire partielle, Laissant l’âme vaincue d’une force savante S’embaumer doucement d’impensables printemps.
Voilà le souvenir enivrant qui voltige ! Dans l’air troublé, les yeux sont clos ; ondes mouillées, Prennent la place sur la scène indicielle D’une vie qui s’annonce loin des cieux brouillés Parcours initiatique tel un glorieux vertige ! ©Nelly 25/01/2008 Solstice...(Le sais-tu? suite)Solstice…
Si nos rideaux fermés nous séparent du monde, Protégeant notre chair d’un destin affamé Que la ferveur attise et qu’un supplice monde, Loin des peuples vivants, nous serons condamnés.
A l’automne de ma vie, découvrir la jeunesse Est un cadeau précieux que la vie m’a donné, Flagellée par un vent dans un Ciel en liesse, J’embrasse mon destin, chaque jour, étonnée.
Mes plaisirs, ombres folles, cavalent sous l’orage, Dans un but inavoué d’où naissent mes désirs ; Bouillonnement divin serviteur de l’outrage, Couche prédestinée où l’âme doit frémir.
Tes yeux fixés sur moi sonnent les voluptés, Incendiant tous mes sens, dévastant les hauteurs Que la vie me donna dans ses cieux enchantés Qui, d’invisibles pentes, descendent en mon cœur.
Sans vouloir mépriser les ténèbres j’avoue Que la Lumière apporte des trésors ignorés : Dans les vallons des corps s’agitent sans remous Les ombres léthargiques d’arcanes adorés.
La Nuit nous rend si beaux ! Que le jour est cruel Quand aux arbres frissonnent les larmes d’injustice ! Dans le miroitement des pleurs sempiternels, La psyché de mon cœur accroche le solstice. ©Nelly 20/01/2008 Hors du silence...(Le sais-tu? suite)
Hors du silence…
Le doux Printemps qui s’avance Mobile sur le fil du temps Me raconte de temps en temps L’histoire de notre silence :
Silence d’Or, crois-tu vraiment ? Oublieux de nos doux chagrins Sans importance, parce qu’enfants, Voilant la face de nos matins.
S’il fut doré, c’était hier Dans d’autres vies, d’autres "encore" Tapi au creux de mes prières Ou tes fantasmes, sans remords.
Fille du Vent, rêveuse pure, Garçon du Temps aux idées sombres Loin des Printemps, dans la froidure Avons marché dans la pénombre,
Accompagnés, chacun si seuls Ignorant le chaud d’une main Hormis l’enfant et son aïeul Jamais d’Amour, ni lendemains.
Dans mon sourire vivait pourtant La Mandragore, plante « sorcière » Humaine plus, baume puissant Sur toutes tes douleurs d’hier.
Scènes d’Amour sans paravent -Cadeau du Ciel ? Coïncidence ?- Garçon du Temps, Fille du Vent… Nous consentons l’Or au silence. ©Nelly 12/01/2008 Le sais-tu?...Le sais-tu ?...
Tu sais, je vis sur une île entourée de ponts Qu’en aucun cas je ne franchis…
Tu sais, c’est en calligraphiant ton nom Que j’ai appris le verbe, Signature d’Amour au présent singulier.
Je revois simplement les souvenirs radieux Au regard des matins dans le creux de tes yeux Simplement pour te dire le plein de mes toujours Qui enfin, grâce à toi, se colorent d’Amour. Oui je t’aime à l’instar des instants oubliés Ceux qui changent le soir en journées animées.
Tu sais mon rêve a toujours été le tien Et nous l’avons si bien appris…
Tu sais, ton souffle d’Amour, en loi, me maintient, Dans cet abri acerbe Qui dissout lentement l’étrange familier.
Je ressens simplement les souples nébuleuses Qui m’entourent parfois d’apparences songeuses Au Ciel de mes matins dans le creux de tes bras Et la douceur nacrée des ombres de nos draps. Oui je t’aime à l’instar des histoires oubliées Celles des poètes de nos règnes passés.
Le sais-tu ?... ©Nelly 28/11/2007 Départ...(Toit suite et fin)Départ…
Mon toit est un mirage En dérive d’émois Qui cherchent le rivage Sans dérive de Toi…
Bien que le Soleil brille alors que le Vent souffle, Le mien ne suffit plus quand nos heures s’essoufflent, Captives de nos temps où les tierces s’égrènent Elles parcourent l’Autan pour réchauffer nos peines
Dans la Lumière divine, les éclats de nous, Prisonniers du sublime, lentement se nouent Impuissants à comprendre le dessein des ombres Qui ricanent et soupirent, ravies, dans la pénombre
Elles chantent aussi : « je suis, donc je ne te suis pas » Je tiens ta main, une autre pleure, et pas à pas, J’offre tes mains aimées au rire qui s’enténèbre Le cœur serré je vois, le soir qu’Amour, célèbre
Le moment est cruel quand il défait mes yeux, -Pour mieux se réfugier au sein de nos adieux- Qui désertent les tiens où se complaisent tant Le doux-amer épris de nos tendres instants
Alors je me retourne vers mes pensées de toi, Je ne trouve qu’en elles ma joie d’être là ; Voir sur le sable clair s’embraser ma civière Par ton sourire vainqueur, la Vie je reconquiert
Mon toit est un mirage En dérive d’émois Qui cherchent le rivage… Ou la rive de Toi ? ©Nelly 22/11/2007 Recherche...(Toit suite)
Recherche…
Mon écritoire blanchit au nombre des années, S’amusant doucement à teinter mes cheveux De mélanges subtils argentins, lumineux, Ondoyants serpentins d’étoffes surannées.
Chaque fois que mes mots, sur la page, cavalent, Fouettant l’éminence grise de mes sens étonnés, Par la grâce suprême de son chant entonné, Je ressens la puissance verbeuse qui dévale
Au bas du parchemin où les mots s’entremêlent. Et la quête prend fin paraphant la cabale D’un duo insensé dont l’incertitude râle De ne pouvoir entrer dans le jeu du pêle-mêle ;
Présentation sommaire d’images sans mémo, Tourbillon de feuilles mortes qui dédaignent la pelle, Et s’entassent doucement sans répondre à l’appel Du poète surpris de ne trouver les mots
Pour parler des amants, et sa crainte témoigne D’impossibles dialogues d’une histoire sans faux, Où tous sens inconnus et passions sans défauts, Ne peuvent endiguer les forces qui les joignent.
C’est au souffle d’Amour que les lettres s’envolent Dans le Livre des songes qui simplement témoigne D’incertains parchemins qui se perdent puis s’éloignent En regard des passions qui prennent leur envol. ©Nelly 17/11/2007 Mirage... (Toit suite)
Mirage…
Je t’adore à l’égal de ces fruits savoureux, Ignorés, aux goûts inoubliables, rappel Des souvenirs dormants sous l’arbre doucereux Du plaisir oublié : icônes éternelles
Au grand mât de la hune, un regard attendri Cherche la terre ferme pour poser son ancrage Et trouve l’horizon dans un bleu vert-de-gris Dans lequel il se noie, gagnant tous les courages
Etrange cruauté d’une mémoire faillible Quand le bateau s’amarre au port des idées claires Car la divine idylle aux rondeurs infaillibles Devient une inquiétude qu’une lueur éclaire
L’audace du voyage n’est rien à comparer A l’absence d’Amour au cœur et aux yeux clos ! Qui convie le hasard, voit l’onde séparée, Remplissant l’amertume et son gouffre à grands flots !
Ta fièvre salutaire peut bien brûler mon corps Exerçant son pouvoir sans comprendre vraiment Le chemin parcouru ; car la peine s’endort Tel un chagrin d’enfant qu’on berce doucement.
Je te chéris mon Ange, bizarre déité Sorti tout droit d’un songe au parfum de havane Œuvre plus que parfaite ceinte de Vérité Qui brûle le Soleil au coeur de ma savane. ©Nelly 14/11/2007 Toit…
Toit…
Je te vois comme une île où mon ardeur se pâme Un port retentissant où mon âme s’arrête Pour boire goulûment de ton doux vin de palme Qui m’offre sa chaleur et doucement m’entête
Je plonge ma raison amoureuse d’ivresse Dans le bleu de ta Mer aux remous si grisants Et mon esprit ravi que le roulis caresse Frémissant s’enhardit aux sauts de tes brisants
Je m’enivre ardemment des parfums érudits De tous nos doux serments rédigés en adages Sensuels comme le santal dans chacun de tes dits Puissants comme le musc se mêlant à nos pages
Tu contiens tant de mots, mon éblouissant rêve, Tant de fruits savoureux dont la nature te dote ! Qu’à ma couche précieuse je préfère la grève Juste pour m’y étendre en rêveuse dévote
Longtemps je veux nager au milieu de ton jade Océan singulier à mes sens nécessaire Guidée par ton odeur aux effluves de rade J’atteins un port rempli de voiles et de mystères. ©Nelly 12/10/2007 De Profondis...(Glacis suite)
De Profondis…
Si dans chaque rêve se trouve la réponse Alors je veux bien à l’ombre des ronces M’endormir aussi loin de la douleur Des douces épines qui percent mon cœur Bercée par le temps qui tisse sa trame Embellir ainsi le plus simple drame Qui devient alors un très beau récit Qu’on aime à chanter les journées de pluie Et nous font marcher la tête bien haute En raillant l’esprit qu’habitent des hôtes Qu’on aimerait bien voir loger ailleurs A l’abri, c’est sûr, de leurs jeux gouailleurs Et venger sur eux le triste blasphème Du mystère rageur de cet anathème Qui nous effraie tant en gelant nos chairs Bafouant toujours nos songes si chers. ©Nelly 01/10/2007 Vivre...(Phénix fin)
Vivre…
Tout cela mon Amour, vivre Marcher dans les allées du Temps A demain, nos ombres, ivres Au creux des mains, jamais longtemps.
Lovées au cœur des énigmes Et rassurantes, élevées Au haut rang de paradigme Parabole d’Authenticité.
Regards fermés au conceptuel Du non, celui que nous avions Etre ou ne pas être, lequel Fera la page blanche d’ions.
Et le plus, Foudre qui s’endort Aux traits reposés, sans détresse Dans le sommeil où vit encor La Bonté, ou Nuit d’allégresse.
Et l’Eté encor, sans ailleurs Loin des brumes sans souvenirs Parmi soudain trop de lueurs Qui sait, sur ce chemin, finir.
Parce qu’il fait beau ! Je veux voir Le sentier où j’existe encore A peine si, au cœur du Soir La hâte s’en va, sans remords. ©Nelly |
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