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09/11/2009 Miroitement...
Miroitement…
J’aime la contemplation de tes yeux qui plissent Comme ces rubans de soi caressant nos transes Puis sourient dans la fusion de nos artifices
Mon regard se pose ainsi dans la transparence D’une opale malicieuse qui ravie se glisse Dans l’espace et la matière : morceaux de Silence
Eclats de vie et jouissance dansent au solstice D’un Eté emblématique teinté d’impatience Azuré et luxuriant sans feux d’artifice
J’aime la contemplation de tes yeux qui glissent Sur tous mes rubans de soie frissonnant d’errance Et j’aime écouter le chant de ce doux délice. ©Nelly 07/10/2009 La rose de Kris***Moment d’ab solitude…
L'Aube si délicate au corps drapé de soies Tissées par des mains fines, transparentes, reçoit Des amoureux du Jour, insensibles au Silence Le retour d’un bien-être où s’épuise l’essence
Transportés par leur sens, mais le cœur aux abois, Ils honorent la naissance de cette étrange loi Qui donne l’alchimie ; étrange renaissance, D’un savoir faire inné bercé de complaisance.
Comme pluie d’un matin, elle lave le dormeur Qui, mains nues dans ce bruit, recherche le meilleur Dans la houle qui s’enfle de pensées interdites Les richesses des foudres, redécouvrent ces rites.
Enchevêtrés, véloces, les troncs d’arbres sans couleur, Dont le courant rapide à clos les yeux rageurs, Sourient à son étreinte, et puis soudain s’agitent, Et cherchent l’autre corps quand celui-ci les quitte.
Bruit de l’eau sur les toits murmure l’organsin, La chaleur sans l’ombrage et le rêve enfantin, Envahissant le ciel d’un cri bref et magique Faisant jaillir enfin ! La Lumière mystique.
Ce clapotement sinistre, pareil au premier froid, Redonne à chaque instant un parfum de naissance Sans comptage de temps bien oublieux des heures Ce moment suspendu dans l’espace émérite Se donne aux fiancés de l’Aube chaque matin Dans l’étreinte du sable devenu chimérique. ©Nelly 10/06/2009 Je respirais enfin...Je respirais enfin…
Je marchais dans ces déserts dorés Respirant la chance d’être Joyeuse comme un pinson peut-être Loin de ces rêves élaborés
Enchevêtrés comme les rêves Mes pierres devenaient tendres, Et d’ailleurs, pourquoi vouloir prétendre Que la candeur n’a pas de trêve ?
A mains nues dans ce bruit de pluie, Je chantonnais à perdre haleine Au clair-obscur des tendres peines, La lumière fut comme un ami
Chassons le temps s’il nous ennui ! Cessons donc de compter les heures Qui se transforment en vapeurs A chaque fois que vient minuit !
Si le dormeur vit dans sa tête, Et que le poète ne sait rien, Alors louons l’affreux saurien Qui transforme l’homme en bête.
Et quand le feu est presque éteint Et que dans l’âtre froidit la cendre, J’aimerai bien la descendre Moi, cette pente d’étain.
Sombre chemin, ou belle route ? Le monde à personne n’appartient Quand s’insinue bêtement le doute, Et que le froid certain devient
Je respire à pleine voix Le bonheur de t’avoir connu, Marchant, tirant sur l’inconnu, Toi le vagabond sans foi ni loi,
Prince du vent, bandit du temps, Tueur des heures éphémères Et des causes sans repère De revenir, il était temps !
Pieds nus dans ce bruit de monde Dans la houle enfle la lumière, Et dans l’orage, le ciel éclaire A tout jamais la mappemonde.
Si la surface de l’eau N’est que lumière Alors mes prières Seront des flots. ©Nelly 28/04/2008 Préférence...(Fidji)Préférence…
J'aime le bois de rose pilastre des poètes Sculpté par leurs mots doux aux effluves d'Amour Caressé par ces mains qui savent reconnaître Le beau de nos blessures qu'on appelle "contours"
La balade en ces lieux où rien n'est apparence Est, pour moi, comme un temple où naît l'impermanence. Comme j’aime m’asseoir dans cette balancelle Qui berce mes pensées sous la voûte du Ciel !
Fille de Liberté, je savoure en secret Cette force d’aimer qui rempli mes instants Aux creux de ces horloges que l’esprit a créé Afin que l’être humain apprivoise le temps
Là, mes songes s’emmêlent, comme une chevelure Qu’ébouriffe le Vent, ravie de l’aventure, Chiffonnant souplement l’étoffe des écrits En azuré subtil et camaïeux de gris
Où j’aime m’assoupir quand vient le vespéral, Abandonnée aux bras de ces ondes lointaines Emmitouflée de roses et grisée de métal, Fondue au cœur des teintes d’un sommeil de reine…
Ah oui! j'aime le bois de rose des poètes Sculpté par les mots doux aux effluves d'Amour Que caressent leurs mains, qui savent reconnaître Le beau de ces blessures qu'on appelle "contours".
©Nelly 16/04/2008 Un peu de prose...si j'osePerception…
J’écoutais tant ce bruit sans fin, Tant d’évidence. Cesse le temps Dresseur de gués, un temps plus large Est devenu, les yeux fermés cherchant la main Celle qui guide et qui demande, et prend le large
Et je l’aimais, comme j’aime la musique, Ce son divin qui réunit Quand les mots deviennent tragiques, Ce beau commencement quand tout finit Cette Lumière dans nos esprits
Etre lucide ; ce qui arrive et qui demeure, Trier, et goûter le présent, ce bonheur, Figure du Monde controversée Et, coque de noix dans l’Absolu, S’arrimer d’instant en instant à l’éternel, nu
Comme des oiseaux, notre nuit Dans la Lumière, que nos sens ne soient pas, Crier, se disputer, se disperser, Pour oublier ce qui n’est pas, telle la pluie, Une illusion sans un combat
Cesse le temps, comme le songe Rempli d’Amour, comme l’enfant Dans le sommeil, Nuit, mais Lumière. Nelly 03/04/2008 Gris gris...Gris…Grigri…
Tout est gris aujourd’hui, d’un joli gris souris, D’un joli camaïeu De bel argent précieux, Transparence divine de cette glorieuse pluie.
Et ses délicates nuances duvetines Légères comme des plumes, Qui chipent à la brume Ses opalescentes parures diamantines.
De ces somptueuses nuances d’airain sombre Chatoyantes et moirées, A la blancheur de l’étain irisée d’ombres
De gouttes de diamants scintillants et diaprés, Illuminent la pénombre De notre tristesse vagabonde dévoilée.
On croirait y voir l’œuvre unique d’un Artiste, Mêlant dans le blafard le flou et le distinct En teintes contradictoires des nébuleux matins, Ou le délire soyeux d’un Ange fantaisiste.
Où se mêleraient enfin couleurs et parfums, Pour le plaisir des yeux, des oreilles et du nez Avec cette impression qui ne vous quitte point, D’entendre doucement de la lumière glisser.
Habillez vous de noir et vous constaterez Que tout devient plus sombre dans ce divin décor Vêtissez vous de bleu et vous iriserez D’azur la pénombre dans de très doux accords.
Le rouge, le jaune, le vert, tout embellit le gris Même le gris lui-même ses atours enrichit C’est pour cela qu’en Monarque absolu il ose S’emmitoufler de toutes les nuances de rose.
La beauté des alliances est dans toute anarchie Des mélanges subtiles volés à l’embellie. Douce Dame Nature nous offre ses secrets, En effluves et peintures, d’un pinceau bien discret.
De fontaines, de cascades, de rideaux de cristal, De miroirs sans tain à la luminescence inouïe, Défiant d’eau et de marbre la grisante monotonie Dans la brillance de l’or mat et du métal.
Un palais des glaces magnifique et irréel Clair, irisé, aux reflets changeants comme le Ciel, Apparaît tel un rêve éphémère et lointain Appartenant à chacun, n’étant l’œuvre d’aucun. Nelly 18/02/2008 Miroitement...Miroitement…
J’aime la contemplation de tes yeux qui plissent Comme ces rubans de soi caressant nos transes Puis sourient dans la fusion de nos artifices
Mon regard se pose ainsi dans la transparence D’une opale malicieuse qui ravie se glisse Dans l’espace et la matière : morceaux de Silence
Eclats de Vie et jouissance, qui dansent au solstice D’un Eté emblématique teinté d’impatience Azuré et luxuriant sans feux d’artifice
J’aime la contemplation de tes yeux qui glissent Sur tous mes rubans de soie frissonnant d’errance Et j’aime écouter le chant de ce doux délice. Nelly 02/10/2007 Ciel-de-Mer...(Transfuge fin)
Ciel-de-Mer…
Il se rappelle les tempêtes, tous les orages, Les pages dévastées, les livres qu’il brûla. La figure du Monde déchirée, sans âge Par trop de voyages, qu’un jour il s’en alla.
Il se souvient des Océans sans rivages, Où le doute noyait la beauté moins humaine, Qu’à trop bien comprendre, y perdait ses bagages Vers des moins horizons aux Lumières sans plaines.
Elle lui parut d’une autre beauté plus sereine Qui reconnaît la main sans regarder le Ciel Dans ses yeux -des éthers- de limpide sirène Il écouta le Chant qui restitue le Miel.
Il vit, quand revint la parole, une autre rive, Tous les mots s’effacer pour réapprendre à lire Sa main chercher le Ciel au Temps de la dérive S’amarrer au bateau loin du fleuve de l’ire.
Il sait que l’Aube est infidèle loin de ses rêves Mais que le Soleil du Soir, comme la houle, A chercher dans son cœur le repos de la grève Frêle répit, comme un galet que la Mer roule.
Leurs noms absents d’ici, ont chamboulé sa Vie Portant le bruit du vide au Silence sans écoute Alors, il pose ce galet tel un parvis, Pour voir la Mer sourire et murmurer « sans doute ». Nelly 28/09/2007 Jardin secret...(Transfuge suite)
Jardin secret…
Viens musarder dans ce jardin Où j’entretiens les fleurs du bien Divins massifs que ne dérangent Que les poètes et les anges
Les floraisons d’écrits s’étalent Au doux rayon d’un Soleil pâle Construits d’Amour au jour le jour Arrosé d’une Eau de toujours
Les fontaines aux sons cristallins Feront chanter tous nos matins Et sous les kiosques à musiques S’écriront des odes magiques
Sur des parchemins éthérés Au filigrane magnifié D’une touche de soie de roses Cueillies au cœur de nos symbioses
Sous la tonnelle tapissée De sable fin d’ambre dorée Nos doux serments de lierre fin Enlaceront nos jeux sans fin
Dans les allées au bleu surfait Les gravillons d’un blanc parfait Remplaceront les mauvaises herbes Pour faire un lit d’Amour en gerbes
De fleurs, que nous aurons créé. Dans ce jardin tenu secret Qu’aucun cœur n’a su habiter Toi seul auras droit de Cité Nelly 25/09/2007 Abri...(Transfuge suite)Abri…
Sur mon Chemin de Vérité, Porte des autres, Me suis souvent demandé comment j’entrerais Si d’aventure mes illusions, pareilles aux vôtres… Se dispersaient dans la brume au bout du quai.
Les défendeurs de toutes mes chères images, De mes principes constructeurs, ayant migré, Pour des horizons plus cléments, par quel courage Reprendre, pour moi, cette Voie de Vérité ?
Toutes ces allées de vides, que nous aimons Parcourir à chacun de nos réveille-matin, Qui nous rassurent, deviennent un jour le limon Sain où, nos plantations se cueillent à la main.
Point n’est besoin de vouloir plus que ce qui est Puisque avoir ne peut rimer avec être L’individuelle alliance d’eau de regrets Sur lies d’incertitudes, peut disparaître,
Tant il est vrai, que sous la pluie on se protège -Tout en aimant son chant, et ses perles d’argent, Dominé par le spectacle qu’offre l’arpège - D’un parapluie qui devient, lors, un lieu charmant,
Paradis éphémère, splendide, dénué de drames, Architecture, dont l’unique Chemin de ronde N’aurait pour rôle que de protéger notre Ame, Comme un jardin, secret, bien à l’abri du Monde. Nelly 20/09/2007 Transfuge
Transfuge…
Aujourd’hui je change d’apparence, de nom, Comme l’Eté se fait transfuge de l’Automne Et se dissout dans son atmosphère atone Oubliant ce qu’il fut jusqu’au sens du frisson
Je sais l’art d’évoquer les minutes précieuses Comme il su celui d’être peintre de génie Qui cuivre les corps et sustente les esprits D’espace si profond, les soirées radieuses
Père des souvenirs et maîtresse des lieux Le Soir illuminé par la douce présence De Vénus dévoilée de subtiles essences Deviendront au balcon des amants délicieux
Les Nuits s’épaissiront ainsi qu’une cloison Enveloppant leurs corps, et leurs souffles ravis Renaîtront comme montent les Soleils rajeunis Au Ciel devenu froid que réchauffe un poison
Ces baisers, ces serments, ces instants infinis Deviendront enfin nôtres, et nos glaives brisés Comme notre jeunesse, seront redorés Au blason des cœurs mûrs par l’Amour infini Nelly 09/09/2007 Recherche...De ce terrain que vous fouillez
Vous les jardiniers du meilleur
De tout l’effort vous tirerez
Une étrange moisson du cœur
Dans tous vos gestes surhumains
On aperçoit la gravité
D’un incroyable et beau dessein
Au cœur duquel vit la Beauté
Comme le savoir d’un vieil artiste
Embellit tout ce qui est laid
Vous déracinez l’arbre triste
Pour en extraire une orchidée
Bêchant, suant, sans une plainte,
Vous exhumez et replantez,
Les pleurs, les larmes et les complaintes
Sur des plates-bandes parfumées,
Et fiers, tout autant que possible,
Du résultat, plein de gaieté,
Vous oubliez, bien impassibles,
Vos muscles, de douleur, noués.
Forçats arrachés à l’Amour
C’est la mission qui vous incombe
Pied nu sanglant au jour le jour
D’aller creuser au fond des tombes.
Pour y chercher ce qui est bon,
Montrer que dans la fosse même
Une lueur brille dans le tréfonds
De tous les êtres, comme un emblème.
Au sein de la cité de fange
Le crépuscule du rêve humain
Se glisse dans un songe étrange
Où la douleur cherche la main.
Nelly
07/09/2007 Nuits d'Amour...Dans des fauteuils glacés où défilent les heures, Attentifs et ravis des discussions stériles, A l’heure où les malades s’aigrissent de douleur, Les surfeurs de la Toile deviennent fébriles.
Devant le catalogue aux virtuels visages Aux lèvres sans couleur et aux regards éteints, Leurs doigts, tout convulsés des fièvres du voyage, Parcourent rapidement cet océan sans tain.
Supermarché du rien, étalage de vide, Voilà le noir tableau qu’ils délaissent au matin Après le gaspillage de leurs désirs avides, Qui les laisse meurtris, solitaires pantins.
Moi-même, dans mon coin, je me vois accoudée, Dans ce bar fantastique aux images brumeuses, Comme ces pauvres filles de funeste gaîté Qui observent, lassées, les frasques nébuleuses,
Et dont l’esprit s’effraye d’envier la passion Sans jamais consommer son élixir vivant- Celui qui rend si fort- préférant l’attention, La douleur à la mort, et l’enfer au néant.
L’immense table de jeu, parée de faux délices, Où les voleurs d’Amour se vautrent chaque soir, Se remplit de catins et d’escrocs, leurs complices, Habituels hôtes, marchands de désespoir.
Et la Nuit se remplit de sombres égarés, Les prenant à la gorge, étouffant leurs clameurs, Les entraînant plus loin que leur âme eût rêvé ; Dans ce gouffre commun où leurs rêves se meurent.
Encore, pour la plupart, n’ont-ils jamais connu, La perversion latente qui sévit en ces lieux, Se frayant à leur face son occulte avenue, Marchant sur leurs esprits obscurs et nauséeux.
Pourtant, même en ces lieux, se trouve la romance Pour qui s’est peu nourrit des choses du tombeau. Courant avec ferveur dans l’artère des sens Le cœur à marée basse se remplit à grands flots.
Qu’importe le flacon, pourvu qu’il y ait l’ivresse Qui nous emporte ainsi vers tout ce qui est beau ! Enjolivant c’est sûr nos intimes faiblesses Pour mieux les parfumer à l’essence des mots. Nelly 13/05/2007 Au long cours...Clair-obscur du noir et blanc Abstraction des sentiments Plutôt la marche en avant Dans un monde en mouvement ?
Ou avancer dans l’onde claire Où s’amuse la Lumière Sur la toile de l’Univers C’est ce que moi je préfère !
Transparence des couleurs Sans aucune touche de peur Qui sublime bien les heures De l’horloge du bonheur
Dans ce pêle-mêle de photos Y retrouver le radeau Qui me conduira bientôt Où s’arrime ton bateau
Remonter l’ancre et partir Aux pays des souvenirs Où il fait si bon languir Dans l’espoir et le désir
Naviguer aux quatre Vents Dans le bonheur insouciant Comme des jeunes amants Qui se découvrent des talents
De matelots émérites Traçant leur route sans fuites Et qui jamais ne se quittent Pour d’autres rives sans rites
Connaître les imperfections De nos mondes en transition Sans jamais faire abstraction Du respect des discussions
Puis naviguer au long cours Sur les routes de l’Amour En repoussant chaque jour L’inévitable retour. ©Nelly 06/05/2007 Dévote passion...Colonnes d’or sur bois de rose Qui lui donnent un air étrange, Comme celui, mystique, d’un ange, Qu’envelopperait la symbiose.
A l’image des philtres forts, Créés pour vaincre la paresse De tous les amoureux bien morts Sous le harnais de leur maîtresse.
Je t’adore terrible passion ! Qui dévore d’un art diligent Et tellement de dévotion, Le noble cœur des amants.
Sur ta chair le parfum rôde Comme l’effluve à l’encensoir. Nymphe de l’Amour que rien n’érode Fuis au matin, charme le soir.
Parée de voiles et mystérieuse Pour apaiser un court instant, Tu te renverses, langoureuse, Sur le bord d’un cœur sanglotant.
Prenant pour cible un bel amour Que tu déchires joyeusement, Et le dénude de ses atours Pour qu’il soit doux et pantelant.
Dans la nuit noire l’âme périt A se pencher sur les langueurs ! Cruelle amie demeure ainsi Toi la Lumière et la noirceur.
Nos âmes, parfois, par toi bénies Au clair son de tes rires moqueurs, Font revivre la Sibérie Par leurs explosions de chaleur ! ©Nelly 04/04/2007 L'Alchimie des sens...Le Bonheur en partage
C’est l’alchimie des sens,
L’initiatique voyage ;
Philosophale errance.
Mutation des matières
Par la rime sonnante,
Et paradis sur terre
Pour la douce âme errante.
Souvenir, souvenir,
Passé sans importance
Douceur, douceur, désir,
Pensées dans l’indolence.
Finitude où tout change,
Comme roses au jardin
Qu’aucun Vent ne dérange,
Puis se meurent un matin.
Ne reste que leur parfum
Qui pleure un rêve si doux
Dans son lit de satin,
Puis revient tout à coup,
Revivre dans les prunelles
Des amoureux ravis
Cette chose éternelle
Qu’est l’Amour infini.
Nelly 19/03/2007 Saveurs...Le ballet des sirènes
Majestueuses et sereines
Dans leur traîne
Le doux chant des oiseaux
Le tangage du bateau
Sur les flots
Le tourbillon du vent
Et la valse du temps
Distrayant
La danse du Soleil
Murmure à mon oreille
Des merveilles
La mer dans son bain d’huile
Se prélasse paisible
Et tranquille
La montagne imposante
Et l’écho qui la hante
Quand il chante
Le monde imaginaire
Aux confins des éthers
Bleu et vert
Un touche de prose
Dans un ciel bois de rose
En symbiose
La magie d’un moment
Dans les bras d’un amant
Tendrement
Un clair-obscur charnel
Dans la douceur du miel
Sensuel
L’irréel illustré
Sans cesse réinventé
Tout me plait
Car je suis amoureuse
De la Vie délicieuse…
Et heureuse !
Nelly 14/03/2007 Sensuelles courbes...En suivant les courbes de mes pensées
Je dessine un nu parfait
Sinueux et symbolique,
Telle une figure de rhétorique
Aux verbes simples et magiques
Puissants et volubiles.
Défiant un esprit pur et tranquille
Entrant dans le jeu si facile
Du désir indompté,
Je m’immisce sans chasteté
Dans la moiteur des cavités
Des fantasmes interdits.
Faisant jaillir d’un corps un paradis
Pour le bonheur des érudits
Voyageurs du plaisir,
Qui subliment ainsi le souvenir
Par leur sensuelle manière d’écrire
En caressant les mots.
Je redécouvre la force des flots
Frappant contre les volets clos
Des rêves audacieux,
Tout d’écume vêtus, translucides et bleus
Dans la soie des airs amoureux
Que rythme la césure
Comme des ondes imparfaites et pures
Qui effleurent doucement l’azur
En saignées laborieuses,
Puis nouent et dénouent, bienheureuses,
Les courbes de mon corps, sinueuses,
Symboles de mes songes.
Nelly 28/02/2007 Ressentir...Je n’aurai jamais imaginé ressentir
Dans ma chair, au hasard de l’esprit, le martyr
De perdre mes repères, oublier mon Ame
Grelottante sur le sombre macadam.
Derrière le sourire dorment les larmes,
Et la souffrance aigue qui nous désarme.
Tombe le masque, et viennent les blessures
Outrageuses d’un passé sans futur.
Je n’aurai jamais imaginé, un beau jour
Dans la vallée de mon cœur où fleurit l’Amour,
Perdre mes repères, oublier mon Ame
Grelottante sur le sombre macadam.
Derrière la joie rêvent les peines,
Qui vous effleurent de leur « à peine »,
Et un matin que voile le soir,
Vous laissent nus de désespoir.
Je peux bien imaginé dorénavant,
Une nuit, manquer ma route, sans pour autant
Perdre mes repères, oublier mon Ame
Grelottante sur le sombre macadam.
Derrière les rires se tissent ainsi
Toutes les blessures d’une autre vie,
Dont les empreintes indélébiles
Scellent l’existence fragile.
Nelly 21/01/2007 Bâti...Bâti… (Au Fil d’Essences)
Aux effets d’indigo, je me pose un moment
Tout juste le temps d'être l'Artiste du Levant
Mélange formes, couleurs, puis nobles sentiments
En laissant apparaître la trame des Hurlevents,
Sur ces chemins honnis où naissent les amertumes
Cultivant les allées de parterres bleus de brume
Je cueille les rêves passés sous l’égide de ma plume
Aux reflets irisés éclatants comme l’écume.
Laissant l'Adieu aux Anges et songes aux troubadours,
Baladins voyageurs dans les sentiers d’amour,
Qui des Lunes aux matins font renaîtrent toujours
Tous mes rêves enfantins aux nébuleux contours.
Souffle le verre des mots pour briser les sanglots
En mille éclats et puis, trouve paix et repos
Dans l’exquise pureté de la Montagne des mots
Où repose l’Autel au Temple des vains maux.
Je tisse l’étoffe fine plus douce que le satin
En fondus délicieux, dont l'horizon lointain
Inaccessible et beau, de rayons sibyllins,
Dans le regard de l’autre, fond l’Etoile du matin.
En faire un ciel de lit où s’aimeront nos sens
Et auront en mémoire ces parfums "nuits d’absence "
Nés de désirs construits de passion sans patience,
Puis sombrer dans l’oubli pour vivre ma naissance.
Rejoindre la sculpture des formes de vies aimées
Qui s’étalent dans l’azur de nos délires secrets
Puis lisent les étreintes mues de sérénité
Car la passion ne croît que dans l'immensité.
Je m’éveille au silence de mon œuvre imparfaite
Pour plonger dans celui du réel qui s’entête
Puis referme le livre des espérances blettes
Pour rajeunir le jeu des alliances qui se fêtent.
Nelly |
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