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    09/11/2009

    Miroitement...

     

    Miroitement…

     

    J’aime la contemplation de tes yeux qui plissent

    Comme ces rubans de soi caressant nos transes

    Puis sourient dans la fusion de nos artifices

     

    Mon regard se pose ainsi dans la transparence

    D’une opale malicieuse qui ravie se glisse

    Dans l’espace et la matière : morceaux de Silence

     

    Eclats de vie et jouissance dansent au solstice

    D’un Eté emblématique teinté d’impatience

    Azuré et luxuriant sans feux d’artifice

     

    J’aime la contemplation de tes yeux qui glissent

    Sur tous mes rubans de soie frissonnant d’errance

    Et j’aime écouter le chant de ce doux délice.

    ©Nelly

    07/10/2009

    La rose de Kris***

    Moment d’ab solitude…

     

    L'Aube si délicate au corps drapé de soies

    Tissées par des mains fines, transparentes, reçoit

    Des amoureux du Jour, insensibles au Silence

    Le retour d’un bien-être où s’épuise l’essence

     

    Transportés par leur sens, mais le cœur aux abois,

    Ils honorent la naissance de cette étrange loi

    Qui donne l’alchimie ; étrange renaissance,

    D’un savoir faire inné bercé de complaisance.

     

    Comme pluie d’un matin, elle lave le dormeur

    Qui, mains nues dans ce bruit, recherche le meilleur

    Dans la houle qui s’enfle de pensées interdites

    Les richesses des foudres, redécouvrent ces rites.

     

    Enchevêtrés, véloces, les troncs d’arbres sans couleur,

    Dont le courant rapide à clos les yeux rageurs,

    Sourient à son étreinte, et puis soudain s’agitent,

    Et cherchent l’autre corps quand celui-ci les quitte.

     

    Bruit de l’eau sur les toits murmure l’organsin,

    La chaleur sans l’ombrage et le rêve enfantin,

    Envahissant le ciel d’un cri bref et magique

    Faisant jaillir enfin ! La Lumière mystique.

     

    Ce clapotement sinistre, pareil au premier froid,

    Redonne à chaque instant un parfum de naissance

    Sans comptage de temps bien oublieux des heures

    Ce moment suspendu dans l’espace émérite

    Se donne aux fiancés de l’Aube chaque matin

    Dans l’étreinte du sable devenu chimérique.

    ©Nelly

    10/06/2009

    Je respirais enfin...

    Je respirais enfin…

     

    Je marchais dans ces déserts dorés

    Respirant la chance d’être

    Joyeuse comme un pinson peut-être

    Loin de ces rêves élaborés

     

    Enchevêtrés comme les rêves

    Mes pierres devenaient tendres,

    Et d’ailleurs, pourquoi vouloir prétendre

    Que la candeur n’a pas de trêve ?

     

    A mains nues dans ce bruit de pluie,

    Je chantonnais à perdre haleine

    Au clair-obscur des tendres peines,

    La lumière fut comme un ami

     

    Chassons le temps s’il nous ennui !

    Cessons donc de compter les heures

    Qui se transforment en vapeurs

    A chaque fois que vient minuit !

     

    Si le dormeur vit dans sa tête,

    Et que le poète ne sait rien,

    Alors louons l’affreux saurien

    Qui transforme l’homme en bête.

     

    Et quand le feu est presque éteint

    Et que dans l’âtre froidit la cendre,

    J’aimerai bien la descendre

    Moi, cette pente d’étain.

     

    Sombre chemin, ou belle route ?

    Le monde à personne n’appartient

    Quand s’insinue bêtement le doute,

    Et que le froid certain devient

     

    Je respire à pleine voix

    Le bonheur de t’avoir connu,

    Marchant, tirant sur l’inconnu,

    Toi le vagabond sans foi ni loi,

     

    Prince du vent, bandit du temps,

    Tueur des heures éphémères

    Et des causes sans repère

    De revenir, il était temps !

     

    Pieds nus dans ce bruit de monde

    Dans la houle enfle la lumière,

    Et dans l’orage, le ciel éclaire

    A tout jamais la mappemonde.

     

    Si la surface de l’eau

    N’est que lumière

    Alors mes prières

    Seront des flots.

    ©Nelly

    28/04/2008

    Préférence...(Fidji)

     

    Préférence…

     

    J'aime le bois de rose pilastre des poètes

    Sculpté par leurs mots doux aux effluves d'Amour

    Caressé par ces mains qui savent reconnaître

    Le beau de nos blessures qu'on appelle "contours"

     

    La balade en ces lieux où rien n'est apparence

    Est, pour moi, comme un temple où naît l'impermanence.

    Comme j’aime m’asseoir dans cette balancelle

    Qui berce mes pensées sous la voûte du Ciel !

     

    Fille de Liberté, je savoure en secret

    Cette force d’aimer qui rempli mes instants

    Aux creux de ces horloges que l’esprit a créé

    Afin que l’être humain apprivoise le temps

     

    Là, mes songes s’emmêlent, comme une chevelure

    Qu’ébouriffe le Vent, ravie de l’aventure,

    Chiffonnant souplement l’étoffe des écrits

    En azuré subtil et camaïeux de gris

     

    Où j’aime m’assoupir quand vient le vespéral,

    Abandonnée aux bras de ces ondes lointaines

    Emmitouflée de roses et grisée de métal,

    Fondue au cœur des teintes d’un sommeil de reine…

     

    Ah oui! j'aime le bois de rose des poètes

    Sculpté par les mots doux aux effluves d'Amour

    Que caressent leurs mains, qui savent reconnaître

    Le beau de ces blessures qu'on appelle "contours".

    ©Nelly

    16/04/2008

    Un peu de prose...si j'ose

     

    Perception…

     

    J’écoutais tant ce bruit sans fin,

    Tant d’évidence. Cesse le temps

    Dresseur de gués, un temps plus large

    Est devenu, les yeux fermés cherchant la main

    Celle qui guide et qui demande, et prend le large

     

    Et je l’aimais, comme j’aime la musique,

    Ce son divin qui réunit

    Quand les mots deviennent tragiques,

    Ce beau commencement quand tout finit

    Cette Lumière dans nos esprits

     

    Etre lucide ; ce qui arrive et qui demeure,

    Trier, et goûter le présent, ce bonheur,

    Figure du Monde controversée

    Et, coque de noix dans l’Absolu,

    S’arrimer d’instant en instant à l’éternel, nu

     

    Comme des oiseaux, notre nuit

    Dans la Lumière, que nos sens ne soient pas,

    Crier, se disputer, se disperser,

    Pour oublier ce qui n’est pas, telle la pluie,

    Une illusion sans un combat

     

    Cesse le temps, comme le songe

    Rempli d’Amour, comme l’enfant

    Dans le sommeil, Nuit, mais Lumière.

    Nelly

    03/04/2008

    Gris gris...

     

    Gris…Grigri…

     

    Tout est gris aujourd’hui, d’un joli gris souris,

    D’un  joli camaïeu

    De bel argent précieux,

    Transparence divine de cette glorieuse pluie.

     

    Et ses délicates nuances duvetines

    Légères comme des plumes,

    Qui chipent à la brume

    Ses opalescentes parures diamantines.

     

    De ces somptueuses nuances d’airain  sombre

    Chatoyantes et moirées,

    A la blancheur de l’étain irisée d’ombres

     

    De gouttes de diamants scintillants et diaprés,

    Illuminent la pénombre

    De notre tristesse vagabonde dévoilée.

     

    On croirait y voir l’œuvre unique  d’un Artiste,

    Mêlant dans le blafard le flou et le distinct

    En teintes contradictoires des nébuleux matins,

    Ou le délire soyeux d’un Ange fantaisiste.

     

    Où se mêleraient enfin couleurs et parfums,

    Pour le plaisir des yeux, des oreilles et du nez

    Avec cette impression qui ne vous quitte point,

    D’entendre doucement de la lumière glisser.

     

    Habillez vous de noir et vous constaterez

    Que tout devient plus sombre dans ce divin décor

    Vêtissez vous de bleu et vous iriserez

    D’azur la pénombre dans de très doux accords.

     

    Le rouge, le jaune, le vert, tout embellit le gris

    Même le gris lui-même ses atours enrichit

    C’est pour cela qu’en Monarque absolu il ose

    S’emmitoufler de toutes les nuances de rose.

     

    La beauté des alliances est dans toute anarchie

    Des mélanges subtiles volés à l’embellie.

    Douce Dame Nature nous offre ses secrets,

    En effluves et peintures, d’un pinceau bien discret.

     

    De fontaines, de cascades, de rideaux de cristal,

    De miroirs sans tain à la luminescence inouïe,

    Défiant d’eau et de marbre la grisante monotonie

    Dans la brillance de l’or mat et du métal.

     

    Un palais des glaces magnifique et irréel

    Clair, irisé, aux reflets changeants comme le Ciel,

    Apparaît tel un rêve éphémère et lointain

    Appartenant à chacun, n’étant l’œuvre d’aucun.

    Nelly

    18/02/2008

    Miroitement...

     

    Miroitement…

     

    J’aime la contemplation de tes yeux qui plissent

    Comme ces rubans de soi caressant nos transes

    Puis sourient dans la fusion de nos artifices

     

    Mon regard se pose ainsi dans la transparence

    D’une opale malicieuse qui ravie se glisse

    Dans l’espace et la matière : morceaux de Silence

     

    Eclats de Vie et jouissance, qui dansent au solstice

    D’un Eté emblématique teinté d’impatience

    Azuré et luxuriant sans feux d’artifice

     

    J’aime la contemplation de tes yeux qui glissent

    Sur tous mes rubans de soie frissonnant d’errance

    Et j’aime écouter le chant de ce doux délice.

    Nelly

    02/10/2007

    Ciel-de-Mer...(Transfuge fin)

     

     

    Ciel-de-Mer… 

     

    Il se rappelle les tempêtes, tous les orages,

    Les pages dévastées, les livres qu’il brûla.

    La figure du Monde déchirée, sans âge

    Par trop de voyages, qu’un jour il s’en alla.

     

    Il se souvient des Océans sans rivages,

    Où le doute noyait la beauté moins humaine,

    Qu’à trop bien comprendre, y perdait ses bagages

    Vers des moins horizons aux Lumières sans plaines.

     

    Elle lui parut d’une autre beauté plus sereine

    Qui reconnaît la main sans regarder le Ciel

    Dans ses yeux -des éthers- de limpide sirène

    Il écouta le Chant qui restitue le Miel.

     

    Il vit, quand revint la parole, une autre rive,

    Tous les mots s’effacer pour réapprendre à lire

    Sa main chercher le Ciel au Temps de la dérive

    S’amarrer au bateau loin du fleuve de l’ire.

     

    Il sait que l’Aube est infidèle loin de ses rêves

    Mais que le Soleil du Soir, comme la houle,

    A chercher dans son cœur le repos de la grève

    Frêle répit, comme un galet que la Mer roule.

     

    Leurs noms absents d’ici, ont chamboulé sa Vie

    Portant le bruit du vide au Silence sans écoute

    Alors, il pose ce galet tel un parvis,

    Pour voir la Mer sourire et murmurer « sans doute ».

    Nelly

    28/09/2007

    Jardin secret...(Transfuge suite)

     

     

    Jardin secret…

     

    Viens musarder dans ce jardin

    Où j’entretiens les fleurs du bien

    Divins massifs que ne dérangent

    Que les poètes et les anges

     

    Les floraisons d’écrits s’étalent

    Au doux rayon d’un Soleil pâle

    Construits d’Amour au jour le jour

    Arrosé d’une Eau de toujours

     

    Les fontaines aux sons cristallins

    Feront chanter tous nos matins

    Et sous les kiosques à musiques

    S’écriront des odes magiques

     

    Sur des parchemins éthérés

    Au filigrane magnifié

    D’une touche de soie de roses

    Cueillies au cœur de nos symbioses

     

    Sous la tonnelle tapissée

    De sable fin d’ambre dorée

    Nos doux serments de lierre fin

    Enlaceront nos jeux sans fin

     

    Dans les allées au bleu surfait

    Les gravillons d’un blanc parfait

    Remplaceront les mauvaises herbes

    Pour faire un lit d’Amour en gerbes

     

    De fleurs, que nous aurons créé.

    Dans ce jardin tenu secret

    Qu’aucun cœur n’a su habiter

    Toi seul auras droit de Cité

    Nelly

    25/09/2007

    Abri...(Transfuge suite)

    Abri…

     

    Sur mon Chemin de Vérité, Porte des autres,

    Me suis souvent demandé comment j’entrerais

    Si d’aventure mes illusions, pareilles aux vôtres…

    Se dispersaient dans la brume au bout du quai.

     

    Les défendeurs de toutes mes chères images,

    De mes principes constructeurs, ayant migré, 

    Pour des horizons plus cléments, par quel courage

    Reprendre, pour moi, cette Voie de Vérité ?

     

    Toutes ces allées de vides, que nous aimons

    Parcourir à chacun de nos réveille-matin,

    Qui nous rassurent, deviennent un jour le limon

    Sain où, nos plantations se cueillent à la main.

     

    Point n’est besoin de vouloir plus que ce qui est

    Puisque avoir ne peut rimer avec être

    L’individuelle alliance d’eau de regrets

    Sur lies d’incertitudes, peut disparaître,

     

    Tant il est vrai, que sous la pluie on se protège

    -Tout en aimant son chant, et ses perles d’argent,

    Dominé par le spectacle qu’offre l’arpège -

    D’un parapluie qui devient, lors, un lieu charmant,

     

    Paradis éphémère, splendide, dénué de drames,

    Architecture, dont l’unique Chemin de ronde

    N’aurait pour rôle que de protéger notre Ame,

    Comme un jardin, secret, bien à l’abri du Monde.

    Nelly  

    20/09/2007

    Transfuge

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    Transfuge…

     

    Aujourd’hui je change d’apparence, de nom,

    Comme l’Eté se fait transfuge de l’Automne

    Et se dissout dans son atmosphère atone

    Oubliant ce qu’il fut jusqu’au sens du frisson

     

    Je sais l’art d’évoquer les minutes précieuses

    Comme il su celui d’être peintre de génie

    Qui cuivre les corps et sustente les esprits

    D’espace si profond, les soirées radieuses

     

    Père des souvenirs et maîtresse des lieux

    Le Soir illuminé par la douce présence

    De Vénus dévoilée de subtiles essences

    Deviendront au balcon des amants délicieux

     

    Les Nuits s’épaissiront ainsi qu’une cloison

    Enveloppant leurs corps, et leurs souffles ravis

    Renaîtront comme montent les Soleils rajeunis

    Au Ciel devenu froid que réchauffe un poison

     

    Ces baisers, ces serments, ces instants infinis

    Deviendront enfin nôtres, et nos glaives brisés

    Comme notre jeunesse, seront redorés

    Au blason des cœurs mûrs par l’Amour infini

    Nelly

    09/09/2007

    Recherche...

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    De ce terrain que vous fouillez

    Vous les jardiniers du meilleur

    De tout l’effort vous tirerez

    Une étrange moisson du cœur

     

    Dans tous vos gestes surhumains

    On aperçoit la gravité

    D’un incroyable et beau dessein

    Au cœur duquel vit la Beauté

     

    Comme le savoir d’un vieil artiste

    Embellit tout ce qui est laid

    Vous déracinez l’arbre triste

    Pour en extraire une orchidée

     

    Bêchant, suant, sans une plainte,

    Vous exhumez et replantez,

    Les pleurs, les larmes et les complaintes

    Sur des plates-bandes parfumées,

     

    Et fiers, tout autant que possible,

    Du résultat, plein de gaieté,

    Vous oubliez, bien impassibles,

    Vos muscles, de douleur, noués.

     

    Forçats arrachés à l’Amour

    C’est la mission qui vous incombe

    Pied nu sanglant au jour le jour

    D’aller creuser au fond des tombes.

     

    Pour y chercher ce qui est bon,

    Montrer que dans la fosse même

    Une lueur brille dans le tréfonds

    De tous les êtres, comme un emblème.

     

    Au sein de la cité de fange

    Le crépuscule du rêve humain

    Se glisse dans un songe étrange

    Où la douleur cherche la main.

    Nelly

    07/09/2007

    Nuits d'Amour...

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    Dans des fauteuils glacés où défilent les heures,

    Attentifs et ravis des discussions stériles,

    A l’heure où les malades s’aigrissent de douleur,

    Les surfeurs de la Toile deviennent fébriles.

     

    Devant le catalogue aux virtuels visages

    Aux lèvres sans couleur et aux regards éteints,

    Leurs doigts, tout convulsés des fièvres du voyage,

    Parcourent rapidement cet océan sans tain.

     

    Supermarché du rien, étalage de vide,

    Voilà le noir tableau qu’ils délaissent au matin

    Après le gaspillage de leurs désirs avides,

    Qui les laisse meurtris, solitaires pantins.

     

    Moi-même, dans mon coin, je me vois accoudée,

    Dans ce bar fantastique aux images brumeuses,

    Comme ces pauvres filles de funeste gaîté

    Qui observent, lassées, les frasques nébuleuses,

     

    Et dont l’esprit s’effraye d’envier la passion

    Sans jamais consommer son élixir vivant-

    Celui qui rend si fort- préférant l’attention,

    La douleur à la mort, et l’enfer au néant.

     

    L’immense table de jeu, parée de faux délices,

    Où les voleurs d’Amour se vautrent chaque soir,

    Se remplit de catins et d’escrocs, leurs complices,

    Habituels hôtes, marchands de désespoir.

     

    Et la Nuit se remplit  de sombres égarés,

    Les prenant à la gorge, étouffant leurs clameurs,

    Les entraînant plus loin que leur âme eût rêvé ;

    Dans ce gouffre commun où leurs rêves se meurent.

     

    Encore, pour la plupart, n’ont-ils jamais connu,

    La perversion latente qui sévit en ces lieux,

    Se frayant à leur face son occulte avenue,

    Marchant sur leurs esprits obscurs et nauséeux.

     

    Pourtant, même en ces lieux, se trouve la romance

    Pour qui s’est peu nourrit des choses du tombeau.

    Courant avec ferveur dans l’artère des sens

    Le cœur à marée basse se remplit à grands flots.

     

    Qu’importe le flacon, pourvu qu’il y ait l’ivresse

    Qui nous emporte ainsi vers tout ce qui est beau !

    Enjolivant c’est sûr nos intimes faiblesses

    Pour mieux les parfumer à l’essence des mots.

    Nelly

    13/05/2007

    Au long cours...

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    Clair-obscur du noir et blanc

    Abstraction des sentiments

    Plutôt la marche en avant

    Dans un monde en mouvement ?

     

    Ou avancer dans l’onde claire

    Où s’amuse la Lumière

    Sur la toile de l’Univers

    C’est ce que moi je préfère !

     

    Transparence des couleurs

    Sans aucune touche de peur

    Qui sublime bien  les heures

    De l’horloge du bonheur

     

    Dans ce pêle-mêle de photos

    Y retrouver le radeau

    Qui me conduira bientôt

    Où s’arrime ton bateau

     

    Remonter l’ancre et partir

    Aux pays des souvenirs

    Où il fait si bon languir

    Dans l’espoir et le désir

     

    Naviguer aux quatre Vents

    Dans le bonheur insouciant

    Comme des jeunes amants

    Qui se découvrent des talents

     

    De matelots émérites

    Traçant leur route sans fuites

    Et qui jamais ne se quittent

    Pour d’autres rives sans rites

     

    Connaître les imperfections

    De nos mondes en transition

    Sans jamais faire abstraction

    Du respect des discussions

     

    Puis naviguer au long cours

    Sur les routes de l’Amour

    En repoussant chaque jour

    L’inévitable retour.

    ©Nelly

    06/05/2007

    Dévote passion...

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    Colonnes d’or sur bois de rose

    Qui lui donnent un air étrange,

    Comme celui, mystique, d’un ange,

    Qu’envelopperait la symbiose.

     

    A l’image des philtres forts,

    Créés pour vaincre la paresse

    De tous les amoureux bien morts

    Sous le harnais de leur maîtresse.

     

    Je t’adore terrible passion !

    Qui dévore d’un art diligent

    Et tellement de dévotion,

    Le noble cœur des amants.

     

    Sur ta chair le parfum rôde

    Comme l’effluve à l’encensoir.

    Nymphe de l’Amour que rien n’érode

    Fuis au matin, charme le soir.

     

    Parée de voiles et mystérieuse

    Pour apaiser un court instant,

    Tu te renverses, langoureuse,

    Sur le bord d’un cœur sanglotant.

     

    Prenant pour cible un bel amour

    Que tu déchires joyeusement,

    Et le dénude de ses atours

    Pour qu’il soit doux et pantelant.

     

    Dans la nuit noire l’âme périt

    A se pencher sur les langueurs !

    Cruelle amie demeure ainsi

    Toi la Lumière et la noirceur.

     

    Nos âmes, parfois, par toi bénies

    Au clair son de tes rires moqueurs,

    Font revivre la Sibérie

    Par leurs explosions de chaleur !

    ©Nelly

    04/04/2007

    L'Alchimie des sens...

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    Le Bonheur en partage
    C’est l’alchimie des sens,
    L’initiatique voyage ;
    Philosophale errance.
     
    Mutation des matières
    Par la rime sonnante,
    Et paradis sur terre
    Pour la douce âme errante.
     
    Souvenir, souvenir,
    Passé sans importance
    Douceur, douceur, désir,
    Pensées dans l’indolence.
     
    Finitude où tout change,
    Comme roses au jardin
    Qu’aucun Vent ne dérange,
    Puis se meurent un matin.
     
    Ne reste que leur parfum
    Qui pleure un rêve si doux
    Dans son lit de satin,
    Puis revient tout à coup,
     
    Revivre dans les prunelles
    Des amoureux ravis
    Cette chose éternelle
    Qu’est l’Amour infini.
    Nelly
    19/03/2007

    Saveurs...

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    Le ballet des sirènes
    Majestueuses et sereines
    Dans leur traîne
     
    Le doux chant des oiseaux
    Le tangage du bateau
    Sur les flots
     
    Le tourbillon du vent
    Et la valse du temps
    Distrayant
     
    La danse du Soleil
    Murmure à mon oreille
    Des merveilles
     
    La mer dans son bain d’huile
    Se prélasse paisible
    Et tranquille
     
    La montagne imposante
    Et l’écho qui la hante
    Quand il chante
     
    Le monde imaginaire
    Aux confins des éthers
    Bleu et vert
     
    Un touche de prose
    Dans un ciel bois de rose
    En symbiose
     
    La magie d’un moment
    Dans les bras d’un amant
    Tendrement 
     
    Un clair-obscur charnel
    Dans la douceur du miel
    Sensuel
     
    L’irréel illustré
    Sans cesse réinventé
    Tout me plait 
     
    Car je suis amoureuse
    De la Vie délicieuse…
    Et heureuse !
    Nelly
    14/03/2007

    Sensuelles courbes...

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    En suivant les courbes de mes pensées
    Je dessine un nu parfait
    Sinueux et symbolique,
     
    Telle une figure de rhétorique
    Aux verbes simples et magiques
    Puissants et volubiles.
     
    Défiant un esprit pur et tranquille
    Entrant dans le jeu si facile
    Du désir indompté,
     
    Je m’immisce sans chasteté
    Dans la moiteur des cavités
    Des fantasmes interdits.
     
    Faisant jaillir d’un corps un paradis
    Pour le bonheur des érudits
    Voyageurs du plaisir,
     
    Qui subliment ainsi le souvenir
    Par leur sensuelle manière d’écrire
    En caressant les mots.
     
    Je redécouvre la force des flots
    Frappant contre les volets clos
    Des rêves audacieux,
     
    Tout d’écume vêtus, translucides et bleus
    Dans la soie des airs amoureux
    Que rythme la césure
     
    Comme des ondes imparfaites et pures
    Qui effleurent doucement l’azur
    En saignées laborieuses,
     
    Puis nouent et dénouent, bienheureuses,
    Les courbes de mon corps, sinueuses,
    Symboles de mes songes.
    Nelly
    28/02/2007

    Ressentir...

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    Je n’aurai jamais imaginé ressentir
    Dans ma chair, au hasard de l’esprit, le martyr
    De perdre mes repères, oublier mon Ame
    Grelottante sur le sombre macadam.
     
    Derrière le sourire dorment les larmes,
    Et la souffrance aigue qui nous désarme.
    Tombe le masque, et viennent les blessures
    Outrageuses d’un passé sans futur.
     
    Je n’aurai jamais imaginé, un beau jour
    Dans la vallée de mon cœur où fleurit l’Amour,
    Perdre  mes repères, oublier mon Ame
    Grelottante sur le sombre macadam.
     
    Derrière la joie rêvent les peines,
    Qui vous effleurent de leur « à peine »,
    Et un matin que voile le soir,
    Vous laissent nus de désespoir.
     
    Je peux bien imaginé dorénavant,
    Une nuit, manquer ma route, sans pour autant
    Perdre  mes repères, oublier mon Ame
    Grelottante sur le sombre macadam.
     
    Derrière les rires se tissent ainsi
    Toutes les blessures d’une autre vie,
    Dont  les empreintes indélébiles
    Scellent l’existence fragile.
    Nelly
    21/01/2007

    Bâti...

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    Bâti… (Au Fil d’Essences)

     

    Aux effets d’indigo, je me pose un moment

    Tout juste le temps d'être l'Artiste du Levant

    Mélange formes, couleurs, puis nobles sentiments

    En laissant apparaître la trame des Hurlevents,

     

    Sur ces chemins honnis où naissent les amertumes

    Cultivant les allées de parterres bleus de brume

    Je cueille les rêves passés sous l’égide de ma plume

    Aux reflets irisés éclatants comme l’écume.

     

    Laissant l'Adieu aux Anges et songes aux troubadours,

    Baladins voyageurs dans les sentiers d’amour,

    Qui des Lunes aux matins font renaîtrent toujours

    Tous mes rêves enfantins aux nébuleux contours.

     

    Souffle le verre des mots pour briser  les sanglots

    En mille éclats et puis, trouve paix et repos

    Dans l’exquise pureté de la Montagne des mots

    Où repose l’Autel au Temple des vains maux.

     

    Je tisse l’étoffe fine plus douce que le satin

    En fondus délicieux, dont l'horizon lointain

    Inaccessible et beau, de rayons sibyllins,

    Dans le regard de l’autre, fond l’Etoile du matin.

     

    En faire un ciel de lit où s’aimeront nos sens

    Et auront en mémoire ces parfums "nuits d’absence "

    Nés de désirs construits de passion sans patience,

    Puis sombrer dans l’oubli pour vivre ma naissance.

     

    Rejoindre la sculpture des formes de vies aimées

    Qui s’étalent dans l’azur de nos délires secrets

    Puis lisent les étreintes mues de sérénité

    Car la passion ne croît que dans l'immensité.

     

    Je m’éveille au silence de mon œuvre imparfaite

    Pour plonger dans celui du réel qui s’entête

    Puis referme le livre des espérances blettes

    Pour rajeunir le jeu des alliances qui se fêtent.

    Nelly