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    11/05/2009

    Solitaire amie...(Prose)

     

    Solitaire amie…(Prose)

     

    La solitude, nos vies,

    Ces chemins qui nous appellent

    Dans la fraîcheur des prés

    Où de l'eau brille.

    La solitude, prêtresse qui ouvre ses mains

    Quand la nuit tombe.

    Nous la voyons errer au faîte des heures

    Cherchant le rêve dans nos sommeils.

    C'est une invitée discrète, je l'aime...parfois.

    Parfois, aussi, je ne l’invite plus

    Car elle me pèse.

    Souriante ou grimaçante, son visage est ingrat

    A la tombée du soir

    Pas le matin…il fait si beau !

    Dans l’ombre des décors, à nous, sans eux,

    Vivants et purs, mais pâles.

    Je veux plutôt donner aux autres

    Ce qui n’est pas,

    Ecouter sans entendre, et voir

    L’horizon rétrécit, sans yeux, oreilles

    Aux quatre vents, mélanger les essences.

    Et dans les branches mouillées,

    Inquiète,

    L’attente de ma solitude qui hésite.

    Première parole après un long silence

    Premier feu à prendre au bas d’un monde mort.

    Cette terre infertile, où tout pousse pourtant,

    De noir, sans vie, utile inconscience.

    Comme un tableau très sombre,

    Qui rappelle aux vivants,

    Que l’ombre ne grandit point auprès d’un corps détruit ;

    Arbre sans feuille, chemin perdu,

    Mais vie pourtant, sève cachée dessous l’écorce.

    La solitude, nos vies,

    Ces chemins qui nous appellent

    Dans la fraîcheur des prés.

    ©Nelly

    10/06/2008

    L'étoffe de la danse...

     
     

    L’étoffe de la Danse…

     

    Flottant dans la prairie en distillant les mots

    Des bannières en deuil affichent leur linceul

    Sur les corps de cercueils offerts, comme en démo,

    Au showroom des affres que les âmes sages veulent

     

    Litanie de mots forts, déclamés comme on pleure

    Sans respect pour le plus, qui se démène en vain

    Essayant d’expliquer que l’horloge sans heures

    Ne nous empêche pas de connaître le temps.

     

    Dans le troupeau errant des êtres qui professent

    Un enfant, tout petit, progresse à pas de loup,

    Persuadé qu’il est que les murs qui s’affaissent,

    Ne seront que décombres où dormira le flou

     

    - Ô musiques, Ô rumeurs, qui venez d’autres mondes !

    N’est ce pas là ce que vous appréciiez tant ?

    Les soirs qu’Amour vous fûtes progressant dans l’immonde,

    Vous ne souhaitiez pas vous compromettre autant ?

     

    Moi, l’enfant si petit, je danse avec les ombres,

    Sur le chemin voulu que vous m’avez donné,

    Et que j’ai traversé, tout seul dans la pénombre,

    Persuadé que la Vie ne peut abandonner !

     

    Et, si je trouve en elle, ma joie d’être vivant,

    Enseveli parfois, dans un lieu oublié,

    Je sais bien qu’avant l’Aube, messagère d’avant

    Sa fiancée viendra pour mes liens délier !

     

    Voilà pourquoi, enfin, moi je ris et je danse

    Au milieu des cercueils, offerts comme en démo

    Au showroom des affres construits d’indifférence

    Flottant dans la prairie en affichant mes mots.

    ©Nelly

    04/06/2008

    Simplicité...

     

    Simplicité…

     

    Je ne suis pas marquée par l’amas des trésors

    Qui rassurent parfois dans ce monde d’oubli

    Symbole de l’amarre, empêchant la dérive

    D’un navire perdu aux regards d’autres rives

    Et dont je vois, poignants, les terribles efforts 

    Pour rejoindre la Terre, sous cendres, ensevelie.

     

    Moi j’aime à rêvasser d’un lieu inanimé

    Vierge de tous tracés, perdu, enluminé

    Un lieu de rendez-vous où je me perdrais bien

    Pourvu qu’il soit trop tard pour rebrousser chemin

     

    Je ne suis pas exacte pour tracer mon destin,

    Hésite quelquefois sur l’orée ou le bois,

    Mais ouvre bien mes yeux cherchant dans le reflet

    Des Etres qui recherchent dans le miroir refait

    La beauté de ces fleurs qu’ils sèment au matin

    Et que l’on voit s'ouvrir à chacun de leurs pas.  

     

    J’aime aussi le contact d’une main dans la mienne

    Qui réchauffe mes sens atrophiés quelquefois

    D’espérance et de joie, cachée par des persiennes

    Dans mon précieux sérail d’où aucun ne me voit.

     

    Le monde n’est pas fait pour qu’on veuille s’y perdre,

    Malgré sa propension à bien nous effrayer.

    Il est maître des lieux, à nous de nous y faire

    Et d’en tirer parti, en louant Lucifer

    De nous montrer le noir pour apprécier le blanc

    Et en aimer le bien, pour le mal enrayer

     

    J’aime le doux scellé de ces impressions

    De pouvoir regarder sans être aperçue

    Parfaitement à l’abri des imprécations

    Des gourous dictateurs et prophètes de rue

     

    J’aimerais supposer que l’on devrait s’asseoir

    Sur le bord d’un plaisir à la forme très simple,

    Car l’espoir insensé de bien apercevoir

    Le bonheur d’Etres riches, nous permet d’être humble.

    ©Nelly

    22/05/2008

    Crédit...

    Crédit…

     

    C'est le "credo" du beau poète

    Ces mots chantant sur une lettre

    Une musique parée à coeur

    Qui nous apporte le bonheur...

     

    Quand les mots sont un cri jeté sur une page,

    Dessaisissant les fleurs, les montagnes et les fleuves

    Qui, en nous, tranquillement continuaient à rêver,

    Dans la blancheur du suaire, transcendant les épreuves,

    Nous offrant en Ami, cet infini voyage :

    Géographie de lui pour mieux nous retrouver.

     

    C’est la marche libre du Vent

    La traversée des mots vivants

    Symbole d’une Liberté

    Dont l’expression s’est arrêtée

     

    Par des cris dont les maux sur la page figée,

    Paralysant les fleurs, les monts et rivières

    Dans le beau, posément commençaient à germer.

    Dans l’expression possible des désirs nés d’hier

    Demandant aujourd’hui la force du trajet

    A Demain de prévoir le chemins des damnés

     

    C’est le marché des non-vivants,

    Le pèlerinage des savants

    Décortiquant la Vérité,

    Sans un soupçon d’humanité.

     

    Mais, quand les cris, devenus sages, deviennent émaux,

    Embellissant tout ; fleurs, collines et ruisseaux

    Et jettent dans le chœur d’une fresque d’écrits

    Les éclats d’histoires d’un pèlerin meurtri,

    Les oreilles et les cœurs s’ouvrent sur l’impossible

    Sermon déclamé aux chaires de l’impassible.

     

    C'est le "credo" du beau poète

    Ces mots chantant sur une lettre

    Une musique parée à coeur

    Qui nous apporte le bonheur...

    ©Nelly

    18/03/2008

    Réalité e.matérielle...

     

    Réalité e.matérielle…

     

    Nouvelle conception qui voudrait prendre forme

    Se diffusant, massive, dans le monde oublié

    Comme beaucoup de membres aux accents uniformes

    Qui font machine arrière pour ne point êtres liés

     

    Cependant que l’ancienne vision se dérobe

    A nos yeux atterrés de ne plus aller là

    Où la forme décrite cachée dans une robe

    S’entache chaque fois que vit son au-delà

     

    Un ordre consensuel, précis, voire rigide,

    Clairement indécis mais réel au passé

    Où chacun prend sa place, qui bien que frigide,

    Redessine un projet au sens outrepassé

     

    Le but sur terre étant d’acquérir un bien-être

    Il serait bon je crois d’en regarder le prix

    Et le surplus cruel qu’il nous faudra bien mettre

    Comme un costume cher dont le corps est épris

     

    L’intuition du Divin -expérience intérieure-

    N’est rien moins qu’une idée, un bond dans la conscience…

    Eveil spirituel ou fragile explorateur

    Qui change pour toujours, identité et sens ?

    Nelly

    17/12/2007

    L'endroit...(L'envers suite)

     

    L’Endroit…

     

    L’amer et le vainqueur, l’étrange symbolique

    De l’humaine souffrance, s’étiole au firmament

    D’un Soleils sans chaleur aux rayons héraldiques

    Où la froide grandeur se clôt de sentiments

     

    Une odeur de tombeau dans les ténèbres sages

    D’un soupçon doucereux, se répand lentement,

    Comme un fleuve de boue fait de larmes et de rage

    Restituant aux violons les larmes des serments

     

    Vibrato des collines, louent les cœurs qui se noient

    Dans une volupté ceinte de parements

    Qui embellissent tout et redonnent la joie

    Au paradis perdu, nu de tout ornement

     

    Sur les monts satinés des courbes de ton corps,

    Mourante je me livre au spleen assurément,

    Laissant filer, furtive, une larme d’encor,

    Qui glisse dans nos âmes comme un philtre calmant.

     

    Et ce soir à la Lune, nos rêves de paresse,

    Ainsi qu’une beauté alanguie, simplement,

    Dans l’absolu vivant noème de caresses,

    S’endormiront, bercés par un songe clément.

    Nelly

    12/12/2007

    L'envers...

     

    L’envers…

     

    Illuminant le temps d’une vision d’envers

    Où tout n’est qu’or, acier, lumières et diamants

    Mes yeux de Ciel liquide, dépolis par la mer,

    Plonge dans la fusion de ton ambré charmant ;

     

    Quand mon regard se tourne vers le tien plein de flamme

    Où les étangs métal ne seront plus dormants

    Je vois des glaces inouïes qui reflètent mon âme

    Eblouissantes et claires, toujours en mouvement !

     

    Comme des vêtements ondoyants et nacrés

    Qui laisse deviner sans dévoiler vraiment

    Les courbes de ces corps que seul un dieu créé

    La nature t’a doté de biens somptueux fragments

     

    Ton sourire est tranquille, et mes yeux pleins de gloire,

    A l’abri des retraits ombrageux, cheminant

    Sur les bords de la Maine ou de la verte Loire :

    Paradis des Amours pour les nobles amants.

     

    Innocent paradis où les plaisirs captifs

    Ne seront plus menés à la fosse, rampants,

    Quand viennent les matins faits de baisers furtifs

    Où se meure la passion dépourvue d’arguments…

     

    Illuminant le temps d’une vision de verre

    -Transparente paresse aux alanguis savants-

    Tes yeux d’ambre solide, panorama de vers,

    Redeviennent fluides, tel un astre vivant.

    Nelly

    20/11/2007

    Fils de soi...

     

    Fils de soi…

     

    A la fontaine de jouvence

    Des rêves impassibles

    S’abreuvent sans indifférence

    Les Amours impossibles

     

    Fil amant de mes nuits satin

    File magiquement

    Tissant l’étoffe à quatre mains

    De nos plaisirs charmants

     

    Ficelles de soie, cordeaux d’errance

    Tracent la Voie sacrée

    Des fils du Ciel sous l’apparence

    D’un écheveau doré

     

    Conglomérat d’Or prévisible

    Se pose en filaments

    De points bourdons irréversibles

    Interminablement

     

    File et parcoure la voie lactée

    Dans un tissage bleu

    Laissant une trace azurée

    Quand l’imaginaire pleut

     

    File de soi tendue de soie

    Dans le regard des Dieux

    Croise un instant les fils de soi

    Au rayon des adieux.

    Nelly - J.Jacques

    12/11/2007

    Lueurs qui dansent...

     

    Lueurs qui dansent…

     

    L’horizon se pare de mille feux

    Au brûlot ambré de nos doux-amers

    Dialogues placides et sulfureux

    Accordés à la houle de la Mer

     

    Dans la musique de nos mots s’évade

    Une lueur d’imprécision emblématique

    Régie par la force d’aimer en rade

    D’une issue autonome et mystique

     

    Dans les vapeurs désordonnées de nous

    Où les volutes s’aiment en secret

    Se dessine une figure de proue

    Esquisse de notre navire discret

     

    Paré pour un voyage sans retour

    Vers les îles aux beautés langoureuses

    Voilées de rose, auréolées de jour

    Qui décrivent les minutes heureuses

     

    Où tout n’est qu’Or, Lumières et diamants,

    Dont l’azuré au reflet magnétique

    Rempli tes yeux de minéraux charmants,

    D’une étrange et douce symbolique.

     

    J’apprends l’art d’évoquer tous ces serments

    Ces parfums et ces baisers sans ennui

    Dans cet autre monde au firmament

    Des horizons du Soleil de tes nuits.

    Nelly

    30/10/2007

    Entrelacs ci…

     

     

    Entrelacs ci…

     

    Matricielle épopée d’une vie inertielle

    La mutité du cœur vaut bien celle du Ciel

    Pourvu que le mutin n’en soit pas mutilé

    Et que les mucilages en soient réinventés

     

    Musical music-hall à la musique muse

    J’offrirai en hommage le musc qui s’amuse

    Au musicien qui joue musicale musette

    Muselière au museau pour muser sans disette

     

    Même matin qui m’aime s’emmêle enfantin

    D’une main qui se mêle aux éthers sans confins

    Enfantillage feint d’affamer sans l’affin

    Quand la faim désespère d’enfanter les matins

     

    L’endommagé s’endort sans dommage endogène

    Endolori c’est sûr d’endémiques clarines

    Androgyne mimique d’encrier pathogène

    Endoréiques écrits endigués d’endocrine

     

    Matricielle épopée d’une vie inertielle

    Qui s’imagine ainsi démâter l’essentiel

    Dépourvue de matins aux mâtines de gris

    Quand sonne le tocsin d’un hommage d’aigris.

    Nelly

     
    26/10/2007

    L'invite à Sion...

     
     

    L’invite à Sion…

     

    Je démarche le Temps dans la ville des Arches

    Au Ciel d’une cabale qui file à tire-d’aile

    Contremarche offensive d’espaliers où je marche

    Sensorielle, étonnée de ces senteurs de miel

     

    J’ose enfin les humer ces secondes d’osmose

    Découvrant  pour ma plume un haut lieu enivrant

    De prose inanimée enrichit à la rose

    Décrivant un Pamplume avide et implorant

     

    Litham sous le Soleil où mes roses se pâment

    Pur hasard éclectique dans l’électrique azur

    Mon âme s’émerveille d’aimer ce bleu de lame

    A l’usure magique, poétique césure

     

    Clameur qui, crescendo, monte vers le bonheur

    Brunes et claires aubades d’une vénusienne Lune

    Dont l’ardeur au repos nous montre la ferveur

    D’une femme nomade sous le dôme des dunes

     

    Ocelle de plaisir sur la soierie ficelle

    Savant Orient jaspé au décor émouvant

    Parcelle d’Or bruni les sables éternels

    Et mouvants comme l’eau sous le souffle du Vent.

    Nelly

    19/10/2007

    Conte goutte…

     

    Conte goutte…

     

    Je compte les instants dans des flacons précieux

    Au doux son de la goutte à l’arpège cristal

    Qui s’envole crescendo comme le trot furieux

    D’une licorne d’eau à la robe métal

     

    Dans l’envolée mystique éclaboussant le Ciel

    D’une écume argentine au murmure curieux

    Qui me rappelle, intime, ton philtre au goût de miel

    Je compte les instants dans des flacons précieux

     

    Que je déverserai à l’amphore de ta bouche

    Pour écouter l’exquis et charmant madrigal

    Qui chantera nos corps à l’orée de la couche

    Au doux son de la goutte à l’arpège cristal

     

    Serviront de promesse aux amants érudits

    Tous nos mots interdits en écrin radieux

    Et deviendront Orage, cet ouragan maudit

    Qui s’envole crescendo comme le trot furieux

     

    Elancé et sublime d’un animal de rêve,

    Nous rappelant ainsi la quête philosophale,

    Symbole d’un Amour éternel et sans trêve,

    D’une licorne d’eau à la robe métal

     

    Et dans ma course folle au plaisirs délicieux

    J’oublie la solitude dépouillée de son mal

    Qui noyait mon Soleil d’un sourire fallacieux

    Dans la douce brillance d’ambroisie végétale

    Je compte les instants dans des flacons précieux

    Au doux son de la goutte à l’arpège cristal

    Nelly

    28/04/2007

    Genèse...

    Genèse
     
    On cherche dans un livre les mots que l’on attend
    Pour n’avoir pas su vivre la vie au bon moment,
    Le souvenir d’un être au sourire enchanteur
    Qui pourrait faire battre notre cœur.
     
    C’est le miroir qui nous renvoi l’image chérie
    D’un bonheur d’autrefois au doux reflet bleu nuit,
    Cette impression d’être déjà passé par là
    Mais que l’on ne raconte pas.
     
    Alors on se sent prêt à faire le chemin à l’envers
    En se disant confiant : ce sera mieux qu’hier.
    On glisse dans la main d’une âme tout doucement ;
    Offrande d’un fabuleux présent.
     
    Et puis on marche ainsi au milieu de nulle part
    Persuadés, malgré tout, qu’il n’est jamais trop tard.
    Que le divin chemin qui mène à l’amour
    Se retrouvera bien un jour.
     
    Vouloir toujours refaire et redéfaire sa Vie
    Emmêlée comme un écheveau d’amoures transies,
    Et aimer courir ainsi dans un Ciel sans voiles
    Comme derrière un chariot d’étoiles.
     
    La nuance est indéfinissable entre illusion
    Et vérité, sous-entendus et allusions,
    Semés sur notre malaisé chemin de croix ;
    Ce qui est prit ne se rend pas.
     
    Ainsi se construit l’Etre humain, moitié rêveur
    Moitié perdu dans un monde dénué de fleurs,
    Semant pourtant sans cesse ses graines d’espoir
    Aux quatre vents du bel hasard.
    Nelly
    21/04/2007

    Un peu de prose...

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    Des feuilles d’automne tombant d’un arbre
    La vision d’une ombre décharnée, dépouillée,
    Reflet d’un vide que l’on croit définitif
    Peuvent quelquefois nous inquiéter.
     
    Pourtant, la force de vie est à l’intérieur
    La genèse d’un monde en transformation s’éveille
    Le reflet de la nuit s’étend jusqu’au sommet du cœur :
    Tous les espoirs sont permis à l’aube d’un nouveau jour.
     
    Si parfois l'écho nous renvoie de bien pénibles messages
    D’une réalité présente ou passée
    Déchirante et sauvage, hurlant
    Dans un monde sans voix,
     
    Seule importe la voie de notre cœur
    Celle qui toujours est tracée au berceau d’un regard.
    Douceur des instants sublimés
    Dans la soie divine d’un Amour partagé.
     
    Planant comme un oiseau majestueux et cruel
    L’ombre du doute devient menaçante
    Dans le Ciel lugubre de la désespérance
    Où les ombres chinoises s’amusent à voiler l’Arc-en-ciel
     
    Quand jaillit soudain la Lumière de la force du vrai
    Dans une vérité si nue qu’elle nous semble fragile
    Alors que sa beauté est de n’être vraiment
    Que pureté sans faille d’une image virtuelle.
    Nelly
    13/04/2007

    Re-colorer...

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    Liturgie endormie au fond d’un vaste rêve
    Qui rayonne soudain comme le phare au bateau
    Et montre le chemin pour pallier aux défauts
    D’une vie de voyages échouée sur la grève.
     
    Eventail d’un jour qui souffle son air frais
    Sur les songes assoupis aux pieds des certitudes,
    Allongés au divan des psychiques servitudes
    Bien fasciné qu’ils furent de leurs trompeurs attraits.
     
    Le pouvoir bénéfique des avancées hors normes
    Issues des rhétoriques riches et respectueuses
    Qui libèrent l’esprit en volutes studieuses
    Nous permet d’avancer sans y mettre les formes.
     
    Ballades d’inconscient aux frontières du possible
    Dans l‘univers fermé des attitudes acquises ;
    Sensuelle mutation d’une obstinée marquise
    Devenue courtisane des désirs impassibles.
     
    Empêtrées dans la toile des fondus impensables
    Sortis tout droit des sens d’un artiste aliéné
    Par les périphériques obtus et ordonnés
    Des sauveurs d’apparences figés et immuables.
     
    Mélanger les pigments en création de teintes
    Où toutes les nuances raviraient la palette
    De notre artiste las de hurler dans sa quête,
    L’illuminerait ainsi sans tonalités feintes.
     
    Repeindre le tableau de confiance puisée
    Dans le miroir de l’autre, sans voiler le regard
    De la douce vérité aux nuances blanches et noires,
    Balance indéfectible d’une vie apaisée.
    Nelly
    10/04/2007

    Quand même...

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    Aimer quand même
    Malgré la distance et la peine
    Brûler ses ailes
    Au feu de l’absence perpétuelle
     
    Vouloir quand même
    Quand les doutes se déchaînent
    Goûter ce miel
    Comme le péché originel
     
    Parler quand même
    En dessinant des mots d’Amour
    Une langue belle
    Ecrite au jour le jour
     
    Sourire quand même
    Aux certitudes qui bousculent
    L’ordre virtuel
    A l’orée du crépuscule
     
    Savoir quand même
    Lire cette histoire merveilleuse
    Au livre du Ciel
    Dans les pages des nébuleuses
     
    Tenir quand même
    Sa main douce dans la mienne
    Chaude et réelle
    Dans nos pensées immortelles
     
    Partir quand même
    Avant la fin du jour
    Et sourire même
    Si le cœur est trop lourd
     
    Et voir quand même
    A travers un écran géant
    Nos âmes sereines
    S’aimer dans l’espace et le temps
    Nelly
    03/04/2007

    Douceur...

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    Il y a tant de tristesse dans ton tendre regard
    Tant de bonheur aussi ; subtil et doux mélange,
    Que le bal admirable de nos amis les anges
    N’illuminerait pas tant de lueur ma nuit noire.
     
    J’ai vu passer, céleste, dans ma suave illusion,
    Le bonheur en bouquet de gouttes de rosée
    De mes larmes perlées ; souffle de tes pensées,
    Balayant tout jusque dans l’intime perception.
     
    Dans l’ambre de tes yeux, j’ai vu, j’ai reconnu
    La fraîcheur du printemps aux regrets doux amers,
    Dont l’âme grelottante à fui les noirs hivers,
    Pour chercher le soleil dans le songe inconnu.
     
    Ta longue lassitude cherche tant la douceur,
    Sans l’étreinte jalouse qui rassure un instant,
    Mais détruit bien les cœurs lassés au fil du temps,
    Par le désir enfui et le spasme rageur.
     
    Mets ta main dans ma main, et ta peau sur ma peau,
    Dans ce jardin de chairs où l’ivresse est craintive
    Des premières caresses aux humeurs lascives,
    Mais où la passion nue jette ses oripeaux.
     
    L’océan du désir palpite sous la Lune,
    Projetant sur les vagues des frissons convulsifs,
    Puis des bonds furieux s’échouant sur les récifs
    Et revient doucement s’allonger dans la dune.
     
    Puis dans ce va et vient, auréolé de calme,
    S’ouvre le firmament d’un bonheur sans nuages
    Où le tonnerre n’est plus qu’un rythme devenu sage
    Murmurant son Amour sous la douceur des palmes.
    Nelly
    01/03/2007

    Découverte...

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    C’est dans le miel de ses paroles
    Que j’ai trouvé un être pur
    Point arrogant de son obole
    Qu’est son érudition si sûre
     
    Dans ce torrent de miel
    J’ai vu trente-six chandelles
     
    Il n’est pas beau, il n’est pas fort
    Les femmes instruites l’impressionnent
    Mais tout au fond se cache l’Or
    De ce beau cœur que rien n’étonne
     
    Magnifique torrent de miel
    Plus lumineux que mille chandelles
     
    Il ne le sait pas, je n’ai rien dit
    Mais moi je trouve qu’il est sublime
    Cette voix si douce que j’lui envie
    Entre douc’ment dans tout’ mes rimes
     
    Déversant son torrent de miel
    A la lueur de ma chandelle
     
    Il sait se pencher sur les autres
    Sans un retour de récompense
    Il est pour moi un autre apôtre
    Un messager de connaissances
     
    Que je déguste comme du miel
    Sans me brûler à la chandelle
     
    Car je sais qu’il est mon Ami
    De ceux qui remplissent le vide
    Et vous font découvrir la Vie
    Sous son aspect pur et limpide
     
    Comme un somptueux torrent de miel
    Qu’éclairent ses yeux telles des chandelles
     
    Cet érudit de gentillesse
    N’est pas non plus à c’ point parfait
    Car il aime aussi la paresse
    Et je présume un lit douillet…
     
    Dans ce torrent de miel
    Je vois trente-six chandelles !
    Nelly
    27/02/2007

    Volutes...

    Volutes...

     

    Sous les grandes Arches du Passé,

    Je franchis l'origine du Temps

    Entraînant le Vent étonné

    Vers ce nouveau Soleil Levant

     

    Présent, Futur tout se mélange

    En un tourbillon tumultueux

    Comme ferait le balai des Anges

    Sous le Dôme radieux

     

    Moi, le voyageur sans espoir

    Au seuil de ma Vie d’autrefois

    Je regarde reculer le Noir

    Symbole de mon manque de foi

     

    Sous les grandes Arches du passé,

    Je suis l’origine du temps

    Comme le pèlerin délaissé

    Par la grand’ horloge d’antan

     

    Et là encore rien ne dérange

    Ce qui est bâti sous nos yeux

    Qui perçoivent le fond de la grange

    Où grelotte le plus malheureux

     

    Dans l’univers ostentatoire

    Des perceptions de notre voie

    Allons chercher le désespoir

    Et faire entendre notre voix

     

    Sous les grandes Arches du passé,

    Bâtissons enfin notre Temps

    Celui de l’Amour avéré

    Et le l’Espoir à chaque instant.

    Nelly

    18/11/2006

    Le Voile...

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    Dans ces somptueux décors d’ornements orientaux
    Je me sens chez moi,
    Comme doucement revenue d’un voyage au tombeau.
     
    Les arabesques dorées me narrent tout bas
    Ces Mille et une nuits,
    Où dans mes rêves d’enfants tu étais près de moi.
     
    Dans les saveurs sucrées de tes mots je revis,
    Douceur des instants,
    Où tu venais bercer mes songes endormis.
     
    Tout en toi est si pur que je plonge un moment
    Dans l’Or  de tes yeux,
    Qui fusionne en mon corps comme un brûlant volcan.
     
    Ô Dieu ! Que j’aime ta tristesse noyée de bleu
    Saphir de l’enfance
    Mon Aimé ! Douceur dans la force de l’Adieu.
     
    Fermée à jamais la porte de ta souffrance,
    Dans mon cœur paré,
    Où tu as déposé les armes du silence.
     
    Dans l’antre de mes bras aux essences parfumées
    Poses-toi mon Amour,
    Car pour ce long chemin, tu l’as bien mérité.
     
    Je serai ton repos mon guerrier de l’Amour,
    Et tous tes  serments
    Rassasieront  ma bouche aux crépuscules des jours.
     
    Mesure le chemin parcouru simplement,
    Aime ses semailles
    Qui fleurissent au Soleil comme éternel Printemps.
     
    Ta route traversée de tristes épousailles,
    Contenant ta rage
    S’anime chaque jour malgré ces funérailles.
     
    Je me plais à plonger au sein de cette image,
    Pour y perdre mon cœur,
    Noyée de cette force indomptable et sauvage.
     
    Dans ton décor précieux qui embellit nos heures
    Au doux parfum de prose,
    Tu me charmes mon Prince sans tes airs de vainqueur.
     
    L’indigo de nos voiles cèlera les portes closes
    De nos sentiments,
    Que nous dégusterons dans la moelle des Roses.
     
    Dans ces somptueux décors aux précieux ornements
    Je m’endors, rêvant …
    Comme enfin parvenue à cet Infiniment.
    Nelly