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11/05/2009 Solitaire amie...(Prose)
Solitaire amie…(Prose)
La solitude, nos vies, Ces chemins qui nous appellent Dans la fraîcheur des prés Où de l'eau brille. La solitude, prêtresse qui ouvre ses mains Quand la nuit tombe. Nous la voyons errer au faîte des heures Cherchant le rêve dans nos sommeils. C'est une invitée discrète, je l'aime...parfois. Parfois, aussi, je ne l’invite plus Car elle me pèse. Souriante ou grimaçante, son visage est ingrat A la tombée du soir Pas le matin…il fait si beau ! Dans l’ombre des décors, à nous, sans eux, Vivants et purs, mais pâles. Je veux plutôt donner aux autres Ce qui n’est pas, Ecouter sans entendre, et voir L’horizon rétrécit, sans yeux, oreilles Aux quatre vents, mélanger les essences. Et dans les branches mouillées, Inquiète, L’attente de ma solitude qui hésite. Première parole après un long silence Premier feu à prendre au bas d’un monde mort. Cette terre infertile, où tout pousse pourtant, De noir, sans vie, utile inconscience. Comme un tableau très sombre, Qui rappelle aux vivants, Que l’ombre ne grandit point auprès d’un corps détruit ; Arbre sans feuille, chemin perdu, Mais vie pourtant, sève cachée dessous l’écorce. La solitude, nos vies, Ces chemins qui nous appellent Dans la fraîcheur des prés. ©Nelly 10/06/2008 L'étoffe de la danse...L’étoffe de la Danse…
Flottant dans la prairie en distillant les mots Des bannières en deuil affichent leur linceul Sur les corps de cercueils offerts, comme en démo, Au showroom des affres que les âmes sages veulent
Litanie de mots forts, déclamés comme on pleure Sans respect pour le plus, qui se démène en vain Essayant d’expliquer que l’horloge sans heures Ne nous empêche pas de connaître le temps.
Dans le troupeau errant des êtres qui professent Un enfant, tout petit, progresse à pas de loup, Persuadé qu’il est que les murs qui s’affaissent, Ne seront que décombres où dormira le flou
- Ô musiques, Ô rumeurs, qui venez d’autres mondes ! N’est ce pas là ce que vous appréciiez tant ? Les soirs qu’Amour vous fûtes progressant dans l’immonde, Vous ne souhaitiez pas vous compromettre autant ?
Moi, l’enfant si petit, je danse avec les ombres, Sur le chemin voulu que vous m’avez donné, Et que j’ai traversé, tout seul dans la pénombre, Persuadé que la Vie ne peut abandonner !
Et, si je trouve en elle, ma joie d’être vivant, Enseveli parfois, dans un lieu oublié, Je sais bien qu’avant l’Aube, messagère d’avant Sa fiancée viendra pour mes liens délier !
Voilà pourquoi, enfin, moi je ris et je danse Au milieu des cercueils, offerts comme en démo Au showroom des affres construits d’indifférence Flottant dans la prairie en affichant mes mots. ©Nelly 04/06/2008 Simplicité...Simplicité…
Je ne suis pas marquée par l’amas des trésors Qui rassurent parfois dans ce monde d’oubli Symbole de l’amarre, empêchant la dérive D’un navire perdu aux regards d’autres rives Et dont je vois, poignants, les terribles efforts Pour rejoindre la Terre, sous cendres, ensevelie.
Moi j’aime à rêvasser d’un lieu inanimé Vierge de tous tracés, perdu, enluminé Un lieu de rendez-vous où je me perdrais bien Pourvu qu’il soit trop tard pour rebrousser chemin
Je ne suis pas exacte pour tracer mon destin,
Hésite quelquefois sur l’orée ou le bois,
Mais ouvre bien mes yeux cherchant dans le reflet
Des Etres qui recherchent dans le miroir refait
La beauté de ces fleurs qu’ils sèment au matin
Et que l’on voit s'ouvrir à chacun de leurs pas.
J’aime aussi le contact d’une main dans la mienne Qui réchauffe mes sens atrophiés quelquefois D’espérance et de joie, cachée par des persiennes Dans mon précieux sérail d’où aucun ne me voit.
Le monde n’est pas fait pour qu’on veuille s’y perdre, Malgré sa propension à bien nous effrayer. Il est maître des lieux, à nous de nous y faire Et d’en tirer parti, en louant Lucifer De nous montrer le noir pour apprécier le blanc Et en aimer le bien, pour le mal enrayer
J’aime le doux scellé de ces impressions De pouvoir regarder sans être aperçue Parfaitement à l’abri des imprécations Des gourous dictateurs et prophètes de rue
J’aimerais supposer que l’on devrait s’asseoir Sur le bord d’un plaisir à la forme très simple, Car l’espoir insensé de bien apercevoir Le bonheur d’Etres riches, nous permet d’être humble. ©Nelly 22/05/2008 Crédit...Crédit…
C'est le "credo" du beau poète Ces mots chantant sur une lettre Une musique parée à coeur Qui nous apporte le bonheur...
Quand les mots sont un cri jeté sur une page, Dessaisissant les fleurs, les montagnes et les fleuves Qui, en nous, tranquillement continuaient à rêver, Dans la blancheur du suaire, transcendant les épreuves,
Nous offrant en Ami, cet infini voyage :
Géographie de lui pour mieux nous retrouver.
C’est la marche libre du Vent La traversée des mots vivants Symbole d’une Liberté Dont l’expression s’est arrêtée
Par des cris dont les maux sur la page figée, Paralysant les fleurs, les monts et rivières Dans le beau, posément commençaient à germer. Dans l’expression possible des désirs nés d’hier Demandant aujourd’hui la force du trajet A Demain de prévoir le chemins des damnés
C’est le marché des non-vivants, Le pèlerinage des savants Décortiquant la Vérité, Sans un soupçon d’humanité.
Mais, quand les cris, devenus sages, deviennent émaux, Embellissant tout ; fleurs, collines et ruisseaux Et jettent dans le chœur d’une fresque d’écrits Les éclats d’histoires d’un pèlerin meurtri, Les oreilles et les cœurs s’ouvrent sur l’impossible Sermon déclamé aux chaires de l’impassible.
C'est le "credo" du beau poète Ces mots chantant sur une lettre Une musique parée à coeur Qui nous apporte le bonheur... ©Nelly 18/03/2008 Réalité e.matérielle...Réalité e.matérielle…
Nouvelle conception qui voudrait prendre forme Se diffusant, massive, dans le monde oublié Comme beaucoup de membres aux accents uniformes Qui font machine arrière pour ne point êtres liés
Cependant que l’ancienne vision se dérobe A nos yeux atterrés de ne plus aller là Où la forme décrite cachée dans une robe S’entache chaque fois que vit son au-delà
Un ordre consensuel, précis, voire rigide, Clairement indécis mais réel au passé Où chacun prend sa place, qui bien que frigide, Redessine un projet au sens outrepassé
Le but sur terre étant d’acquérir un bien-être Il serait bon je crois d’en regarder le prix Et le surplus cruel qu’il nous faudra bien mettre Comme un costume cher dont le corps est épris
L’intuition du Divin -expérience intérieure- N’est rien moins qu’une idée, un bond dans la conscience… Eveil spirituel ou fragile explorateur Qui change pour toujours, identité et sens ? Nelly 17/12/2007 L'endroit...(L'envers suite)L’Endroit…
L’amer et le vainqueur, l’étrange symbolique De l’humaine souffrance, s’étiole au firmament D’un Soleils sans chaleur aux rayons héraldiques Où la froide grandeur se clôt de sentiments
Une odeur de tombeau dans les ténèbres sages D’un soupçon doucereux, se répand lentement, Comme un fleuve de boue fait de larmes et de rage Restituant aux violons les larmes des serments
Vibrato des collines, louent les cœurs qui se noient Dans une volupté ceinte de parements Qui embellissent tout et redonnent la joie Au paradis perdu, nu de tout ornement
Sur les monts satinés des courbes de ton corps, Mourante je me livre au spleen assurément, Laissant filer, furtive, une larme d’encor, Qui glisse dans nos âmes comme un philtre calmant.
Et ce soir à la Lune, nos rêves de paresse, Ainsi qu’une beauté alanguie, simplement, Dans l’absolu vivant noème de caresses, S’endormiront, bercés par un songe clément. Nelly 12/12/2007 L'envers...L’envers…
Illuminant le temps d’une vision d’envers Où tout n’est qu’or, acier, lumières et diamants Mes yeux de Ciel liquide, dépolis par la mer, Plonge dans la fusion de ton ambré charmant ;
Quand mon regard se tourne vers le tien plein de flamme Où les étangs métal ne seront plus dormants Je vois des glaces inouïes qui reflètent mon âme Eblouissantes et claires, toujours en mouvement !
Comme des vêtements ondoyants et nacrés Qui laisse deviner sans dévoiler vraiment Les courbes de ces corps que seul un dieu créé La nature t’a doté de biens somptueux fragments
Ton sourire est tranquille, et mes yeux pleins de gloire, A l’abri des retraits ombrageux, cheminant Sur les bords de la Maine ou de la verte Loire : Paradis des Amours pour les nobles amants.
Innocent paradis où les plaisirs captifs Ne seront plus menés à la fosse, rampants, Quand viennent les matins faits de baisers furtifs Où se meure la passion dépourvue d’arguments…
Illuminant le temps d’une vision de verre -Transparente paresse aux alanguis savants- Tes yeux d’ambre solide, panorama de vers, Redeviennent fluides, tel un astre vivant. Nelly 20/11/2007 Fils de soi...
Fils de soi…
A la fontaine de jouvence Des rêves impassibles S’abreuvent sans indifférence Les Amours impossibles
Fil amant de mes nuits satin File magiquement Tissant l’étoffe à quatre mains De nos plaisirs charmants
Ficelles de soie, cordeaux d’errance Tracent la Voie sacrée Des fils du Ciel sous l’apparence D’un écheveau doré
Conglomérat d’Or prévisible Se pose en filaments De points bourdons irréversibles Interminablement
File et parcoure la voie lactée Dans un tissage bleu Laissant une trace azurée Quand l’imaginaire pleut
File de soi tendue de soie Dans le regard des Dieux Croise un instant les fils de soi Au rayon des adieux. Nelly - J.Jacques 12/11/2007 Lueurs qui dansent...
Lueurs qui dansent…
L’horizon se pare de mille feux Au brûlot ambré de nos doux-amers Dialogues placides et sulfureux Accordés à la houle de la Mer
Dans la musique de nos mots s’évade Une lueur d’imprécision emblématique Régie par la force d’aimer en rade D’une issue autonome et mystique
Dans les vapeurs désordonnées de nous Où les volutes s’aiment en secret Se dessine une figure de proue Esquisse de notre navire discret
Paré pour un voyage sans retour Vers les îles aux beautés langoureuses Voilées de rose, auréolées de jour Qui décrivent les minutes heureuses
Où tout n’est qu’Or, Lumières et diamants, Dont l’azuré au reflet magnétique Rempli tes yeux de minéraux charmants, D’une étrange et douce symbolique.
J’apprends l’art d’évoquer tous ces serments Ces parfums et ces baisers sans ennui Dans cet autre monde au firmament Des horizons du Soleil de tes nuits. Nelly 30/10/2007 Entrelacs ci…
Entrelacs ci…
Matricielle épopée d’une vie inertielle La mutité du cœur vaut bien celle du Ciel Pourvu que le mutin n’en soit pas mutilé Et que les mucilages en soient réinventés
Musical music-hall à la musique muse J’offrirai en hommage le musc qui s’amuse Au musicien qui joue musicale musette Muselière au museau pour muser sans disette
Même matin qui m’aime s’emmêle enfantin D’une main qui se mêle aux éthers sans confins Enfantillage feint d’affamer sans l’affin Quand la faim désespère d’enfanter les matins
L’endommagé s’endort sans dommage endogène Endolori c’est sûr d’endémiques clarines Androgyne mimique d’encrier pathogène Endoréiques écrits endigués d’endocrine
Matricielle épopée d’une vie inertielle Qui s’imagine ainsi démâter l’essentiel Dépourvue de matins aux mâtines de gris Quand sonne le tocsin d’un hommage d’aigris. Nelly 26/10/2007 L'invite à Sion...L’invite à Sion…
Je démarche le Temps dans la ville des Arches Au Ciel d’une cabale qui file à tire-d’aile Contremarche offensive d’espaliers où je marche Sensorielle, étonnée de ces senteurs de miel
J’ose enfin les humer ces secondes d’osmose Découvrant pour ma plume un haut lieu enivrant De prose inanimée enrichit à la rose Décrivant un Pamplume avide et implorant
Litham sous le Soleil où mes roses se pâment Pur hasard éclectique dans l’électrique azur Mon âme s’émerveille d’aimer ce bleu de lame A l’usure magique, poétique césure
Clameur qui, crescendo, monte vers le bonheur Brunes et claires aubades d’une vénusienne Lune Dont l’ardeur au repos nous montre la ferveur D’une femme nomade sous le dôme des dunes
Ocelle de plaisir sur la soierie ficelle Savant Orient jaspé au décor émouvant Parcelle d’Or bruni les sables éternels Et mouvants comme l’eau sous le souffle du Vent. Nelly 19/10/2007 Conte goutte…
Conte goutte…
Je compte les instants dans des flacons précieux Au doux son de la goutte à l’arpège cristal Qui s’envole crescendo comme le trot furieux D’une licorne d’eau à la robe métal
Dans l’envolée mystique éclaboussant le Ciel D’une écume argentine au murmure curieux Qui me rappelle, intime, ton philtre au goût de miel Je compte les instants dans des flacons précieux
Que je déverserai à l’amphore de ta bouche Pour écouter l’exquis et charmant madrigal Qui chantera nos corps à l’orée de la couche Au doux son de la goutte à l’arpège cristal
Serviront de promesse aux amants érudits Tous nos mots interdits en écrin radieux Et deviendront Orage, cet ouragan maudit Qui s’envole crescendo comme le trot furieux
Elancé et sublime d’un animal de rêve, Nous rappelant ainsi la quête philosophale, Symbole d’un Amour éternel et sans trêve, D’une licorne d’eau à la robe métal
Et dans ma course folle au plaisirs délicieux J’oublie la solitude dépouillée de son mal Qui noyait mon Soleil d’un sourire fallacieux Dans la douce brillance d’ambroisie végétale Je compte les instants dans des flacons précieux Au doux son de la goutte à l’arpège cristal Nelly 28/04/2007 Genèse...Genèse
On cherche dans un livre les mots que l’on attend
Pour n’avoir pas su vivre la vie au bon moment,
Le souvenir d’un être au sourire enchanteur
Qui pourrait faire battre notre cœur.
C’est le miroir qui nous renvoi l’image chérie
D’un bonheur d’autrefois au doux reflet bleu nuit,
Cette impression d’être déjà passé par là
Mais que l’on ne raconte pas.
Alors on se sent prêt à faire le chemin à l’envers
En se disant confiant : ce sera mieux qu’hier.
On glisse dans la main d’une âme tout doucement ;
Offrande d’un fabuleux présent.
Et puis on marche ainsi au milieu de nulle part
Persuadés, malgré tout, qu’il n’est jamais trop tard.
Que le divin chemin qui mène à l’amour
Se retrouvera bien un jour.
Vouloir toujours refaire et redéfaire sa Vie
Emmêlée comme un écheveau d’amoures transies,
Et aimer courir ainsi dans un Ciel sans voiles
Comme derrière un chariot d’étoiles.
La nuance est indéfinissable entre illusion
Et vérité, sous-entendus et allusions,
Semés sur notre malaisé chemin de croix ;
Ce qui est prit ne se rend pas.
Ainsi se construit l’Etre humain, moitié rêveur
Moitié perdu dans un monde dénué de fleurs,
Semant pourtant sans cesse ses graines d’espoir
Aux quatre vents du bel hasard.
Nelly 21/04/2007 Un peu de prose...
13/04/2007 Re-colorer...Liturgie endormie au fond d’un vaste rêve
Qui rayonne soudain comme le phare au bateau
Et montre le chemin pour pallier aux défauts
D’une vie de voyages échouée sur la grève.
Eventail d’un jour qui souffle son air frais
Sur les songes assoupis aux pieds des certitudes,
Allongés au divan des psychiques servitudes
Bien fasciné qu’ils furent de leurs trompeurs attraits.
Le pouvoir bénéfique des avancées hors normes
Issues des rhétoriques riches et respectueuses
Qui libèrent l’esprit en volutes studieuses
Nous permet d’avancer sans y mettre les formes.
Ballades d’inconscient aux frontières du possible
Dans l‘univers fermé des attitudes acquises ;
Sensuelle mutation d’une obstinée marquise
Devenue courtisane des désirs impassibles.
Empêtrées dans la toile des fondus impensables
Sortis tout droit des sens d’un artiste aliéné
Par les périphériques obtus et ordonnés
Des sauveurs d’apparences figés et immuables.
Mélanger les pigments en création de teintes
Où toutes les nuances raviraient la palette
De notre artiste las de hurler dans sa quête,
L’illuminerait ainsi sans tonalités feintes.
Repeindre le tableau de confiance puisée
Dans le miroir de l’autre, sans voiler le regard
De la douce vérité aux nuances blanches et noires,
Balance indéfectible d’une vie apaisée.
Nelly 10/04/2007 Quand même...
Aimer quand même
Malgré la distance et la peine
Brûler ses ailes
Au feu de l’absence perpétuelle
Vouloir quand même
Quand les doutes se déchaînent
Goûter ce miel
Comme le péché originel
Parler quand même
En dessinant des mots d’Amour
Une langue belle
Ecrite au jour le jour
Sourire quand même
Aux certitudes qui bousculent
L’ordre virtuel
A l’orée du crépuscule
Savoir quand même
Lire cette histoire merveilleuse
Au livre du Ciel
Dans les pages des nébuleuses
Tenir quand même
Sa main douce dans la mienne
Chaude et réelle
Dans nos pensées immortelles
Partir quand même
Avant la fin du jour
Et sourire même
Si le cœur est trop lourd
Et voir quand même
A travers un écran géant
Nos âmes sereines
S’aimer dans l’espace et le temps
Nelly 03/04/2007 Douceur...Il y a tant de tristesse dans ton tendre regard
Tant de bonheur aussi ; subtil et doux mélange,
Que le bal admirable de nos amis les anges
N’illuminerait pas tant de lueur ma nuit noire.
J’ai vu passer, céleste, dans ma suave illusion,
Le bonheur en bouquet de gouttes de rosée
De mes larmes perlées ; souffle de tes pensées,
Balayant tout jusque dans l’intime perception.
Dans l’ambre de tes yeux, j’ai vu, j’ai reconnu
La fraîcheur du printemps aux regrets doux amers,
Dont l’âme grelottante à fui les noirs hivers,
Pour chercher le soleil dans le songe inconnu.
Ta longue lassitude cherche tant la douceur,
Sans l’étreinte jalouse qui rassure un instant,
Mais détruit bien les cœurs lassés au fil du temps,
Par le désir enfui et le spasme rageur.
Mets ta main dans ma main, et ta peau sur ma peau,
Dans ce jardin de chairs où l’ivresse est craintive
Des premières caresses aux humeurs lascives,
Mais où la passion nue jette ses oripeaux.
L’océan du désir palpite sous la Lune,
Projetant sur les vagues des frissons convulsifs,
Puis des bonds furieux s’échouant sur les récifs
Et revient doucement s’allonger dans la dune.
Puis dans ce va et vient, auréolé de calme,
S’ouvre le firmament d’un bonheur sans nuages
Où le tonnerre n’est plus qu’un rythme devenu sage
Murmurant son Amour sous la douceur des palmes.
Nelly 01/03/2007 Découverte...C’est dans le miel de ses paroles
Que j’ai trouvé un être pur
Point arrogant de son obole
Qu’est son érudition si sûre
Dans ce torrent de miel
J’ai vu trente-six chandelles
Il n’est pas beau, il n’est pas fort
Les femmes instruites l’impressionnent
Mais tout au fond se cache l’Or
De ce beau cœur que rien n’étonne
Magnifique torrent de miel
Plus lumineux que mille chandelles
Il ne le sait pas, je n’ai rien dit
Mais moi je trouve qu’il est sublime
Cette voix si douce que j’lui envie
Entre douc’ment dans tout’ mes rimes
Déversant son torrent de miel
A la lueur de ma chandelle
Il sait se pencher sur les autres
Sans un retour de récompense
Il est pour moi un autre apôtre
Un messager de connaissances
Que je déguste comme du miel
Sans me brûler à la chandelle
Car je sais qu’il est mon Ami
De ceux qui remplissent le vide
Et vous font découvrir la Vie
Sous son aspect pur et limpide
Comme un somptueux torrent de miel
Qu’éclairent ses yeux telles des chandelles
Cet érudit de gentillesse
N’est pas non plus à c’ point parfait
Car il aime aussi la paresse
Et je présume un lit douillet…
Dans ce torrent de miel
Je vois trente-six chandelles !
Nelly 27/02/2007 Volutes...Volutes...
Sous les grandes Arches du Passé, Je franchis l'origine du Temps Entraînant le Vent étonné Vers ce nouveau Soleil Levant
Présent, Futur tout se mélange En un tourbillon tumultueux Comme ferait le balai des Anges Sous le Dôme radieux
Moi, le voyageur sans espoir Au seuil de ma Vie d’autrefois Je regarde reculer le Noir Symbole de mon manque de foi
Sous les grandes Arches du passé, Je suis l’origine du temps Comme le pèlerin délaissé Par la grand’ horloge d’antan
Et là encore rien ne dérange Ce qui est bâti sous nos yeux Qui perçoivent le fond de la grange Où grelotte le plus malheureux
Dans l’univers ostentatoire Des perceptions de notre voie Allons chercher le désespoir Et faire entendre notre voix
Sous les grandes Arches du passé, Bâtissons enfin notre Temps Celui de l’Amour avéré Et le l’Espoir à chaque instant. Nelly 18/11/2006 Le Voile...Dans ces somptueux décors d’ornements orientaux
Je me sens chez moi,
Comme doucement revenue d’un voyage au tombeau.
Les arabesques dorées me narrent tout bas
Ces Mille et une nuits,
Où dans mes rêves d’enfants tu étais près de moi.
Dans les saveurs sucrées de tes mots je revis,
Douceur des instants,
Où tu venais bercer mes songes endormis.
Tout en toi est si pur que je plonge un moment
Dans l’Or de tes yeux,
Qui fusionne en mon corps comme un brûlant volcan.
Ô Dieu ! Que j’aime ta tristesse noyée de bleu
Saphir de l’enfance
Mon Aimé ! Douceur dans la force de l’Adieu.
Fermée à jamais la porte de ta souffrance,
Dans mon cœur paré,
Où tu as déposé les armes du silence.
Dans l’antre de mes bras aux essences parfumées
Poses-toi mon Amour,
Car pour ce long chemin, tu l’as bien mérité.
Je serai ton repos mon guerrier de l’Amour,
Et tous tes serments
Rassasieront ma bouche aux crépuscules des jours.
Mesure le chemin parcouru simplement,
Aime ses semailles
Qui fleurissent au Soleil comme éternel Printemps.
Ta route traversée de tristes épousailles,
Contenant ta rage
S’anime chaque jour malgré ces funérailles.
Je me plais à plonger au sein de cette image,
Pour y perdre mon cœur,
Noyée de cette force indomptable et sauvage.
Dans ton décor précieux qui embellit nos heures
Au doux parfum de prose,
Tu me charmes mon Prince sans tes airs de vainqueur.
L’indigo de nos voiles cèlera les portes closes
De nos sentiments,
Que nous dégusterons dans la moelle des Roses.
Dans ces somptueux décors aux précieux ornements
Je m’endors, rêvant …
Comme enfin parvenue à cet Infiniment.
Nelly |
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